jeudi 18 juin 2009

Européennes 2009 : Un nouveau départ pour l’écologie politique

Communiqué des Verts Alpes de Haute Provence

Les Verts des Alpes de Haute Provence se réjouissent du résultat historique des listes d'Europe-Ecologie aux élections européennes du dimanche 7 juin 2009, qui les voient arriver en deuxième position sur l’échiquier politique du département.
Europe écologie ne s’est pas trompée de campagne. Elle a su mener une campagne de convictions et de propositions, fermement concentrée sur les missions du parlement européen, et sur ses traductions dans le quotidien de nos concitoyens.
Après un long travail de reconstruction politique, souvent mené dans l'ombre par des députés européens (comptant parmi les taux d'assiduité les plus élevés de l'hémicycle de Strasbourg), et par des élus locaux et des militants exemplaires, l'écologie politique prend enfin la place qui lui revient.

Dans les Alpes de Haute Provence, 9 741 voix se sont portées sur la liste conduite par Michèle RIVASI ; 9 741 voix qui nous font prendre conscience de nos responsabilités.
Dans un contexte de crise, les écologistes et leurs partenaires associatifs, culturels, syndicalistes ou alter-mondialistes, ont conscience du long chemin qu’il leur reste à parcourir s’ils veulent contribuer, avec leurs modestes moyens, à un modèle de développement plus respectueux de l’environnement, plus social, plus coopératif, à revivifier la démocratie et à améliorer la qualité de vie de toutes et tous.
Nous oeuvrerons donc pour continuer à :
- affirmer l’écologie politique dans le paysage politique,
- nous inscrire dans les mouvements sociaux qui cherchent des alternatives à un système libéral et productiviste en faillite,
- être un partenaire crédible dans les systèmes d’alliances qu’imposent notre démocratie car nous sommes loin d’être majoritaires,
- jouer notre rôle d’opposant à la politique conservatrice des partis de droite et à la démagogie d’extrême-droite, en Europe, en France et dans nos régions.

Nous appelons à poursuivre notre démarche d’ouverture et de dialogue lors des Assises de la Transformation sociale et écologique que nous avons lancées en septembre 2008, et à l’occasion d’autres échéances dont nous ne manquerons pas d’informer nos partenaires, ainsi que les sympathisants et électeurs qui se sont tournés vers nous.

Pour les Verts des Alpes de haute Provence, le 8 juin 2009
Christophe LUCAS, Secrétaire départemental
Philippe BERROD, Porte-Parole

lundi 8 juin 2009

Résultats élections européennes 2009


La liste UMP arrive en tête dans la circonscription Sud-Est (29,34%) devant Europe Écologie (18,27%) et le Parti socialiste (14,49%). Viennent ensuite le Front national (8,49%), le MoDem (7,37%), le Front de Gauche (5,90%) et le NPA (4,33%).
Le taux de participation dans la circonscription Sud-Est s’est monté à 39,63%, ce qui est plus faible que la moyenne nationale (40,65%) et plus encore que la moyenne européenne (43,01%).
Depuis 1979, date de la première élection du Parlement européen au suffrage universel, il y a trente ans, l’abstention n’a cessé de progresser, de 37% à 54,3% en juin 2004 et donc de 56,99% cette fois-ci.

Pour la circonscription Sud-Est, les 13 sièges à pourvoir sont répartis de la façon suivante :
- 5 sièges pour la liste UMP : Françoise Grossetête (UMP), Damien Abad (NC), Dominique Vlasto (UMP), Gaston Franco (UMP), Nora Berra (UMP)
- 3 sièges pour la liste Europe Écologie : Michèle Rivasi (Verts), François Alfonsi (REG), Malika Benarab-Attou (Verts)
- 2 sièges pour la liste PS : Vincent Peillon (PS) et Sylvie Guillaume (PS)
- 1 siège pour la liste FN : Jean-Marie Le Pen (FN)
- 1 siège pour la liste MoDem : Jean-Luc Bennahmias (MoDem)
- 1 siège pour la liste Front de Gauche : Marie-Christine Vergiat (DVG)
Pour mémoire, lors des élections européennes de 2004, le PS avait remporté 4 sièges, l'UMP 3, l'UDF et le FN chacun 2, et les Verts et le MPF chacun un.

Pour les Alpes de Haute-Provence, les résultats sont les suivants :
UMP 25,71%, Europe Écologie 18,13%, PS 16,01%, FN 7,54%, Front de Gauche 7,32%, MoDem 6,42% & NPA 5,72%, avec un taux de participation très honorable compte tenu des moyennes relevées plus haut, de 46,48%.

À l’échelle nationale, sur les 72 sièges de députés européens à pourvoir, l’UMP en obtient 29 (27,87%), le PS 14 (16,48%), Europe Écologie également 14 (16,28%), le MoDem 6 (8,45%), le Front de Gauche 4 (6,05%), le Front National 3 (6,34%), le MPF 1 (6,74%, mais surtout 10,27% dans la circonscription Ouest et 2,70% sur le reste du territoire) et une liste DVG en Outre-Mer 1 (0,47% à l’échelle nationale et 21,02% dans sa circonscription).

Les résultats détaillés sont disponibles à
http://elections.interieur.gouv.fr/index.html

Grâce à ce très beau score, inespéré bien qu’attendu, Europe Écologie, menée brillamment par Michèle Rivasi, s'impose comme la deuxième force politique de la région PACA.
En commentant ces résultats, Michèle a souhaité dédier ce succès à la Criirad et à ses membres. Le laboratoire indépendant né au lendemain de la catastrophe de Tchernobyl "a été ma prise de conscience par rapport à l'environnement et c'est grâce aux adhérents et aux salariés que j'ai fait de la politique" a-t-elle déclaré dans Le Dauphiné Libéré du 08/06/09 (
http://www.ledauphine.com/index.jspz?chaine=21&article=144474&xtor=RSS-21). "Les gens sont intelligents et sont conscients de l'urgence. Ils savent que l'Europe est le territoire le plus pertinent pour l'environnement".

samedi 9 mai 2009

À vos agendas…

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dimanche 3 mai 2009

Une manifestation de plus...



A la fin du XIXe siècle, il a été décidé d’organiser chaque 1er mai une grande manifestation dans tous les pays et dans toutes les villes du monde, de manière à ce que les travailleurs puissent mettre en évidence leurs revendications auprès des pouvoirs publics.

Au rang des revendications cette fois-ci, le pouvoir d’achat et la hausse du salaire minimum figurent en bonne place, surtout compte tenu des faveurs scandaleuses que s’octroient certains chefs d’entreprises avec les parachutes dorés et autres stocks options (dernier exemple en date avec le président de la Société Générale).

“Il faudrait que le gouvernement arrête ce regard de haut, en disant c'est une manifestation de plus”, dixit François Chérèque... et qu’il soit aussi un peu à l’écoute de la population.


Car le malaise est profond, avec des points d’ancrage liés notamment aux problèmes de ressources des ménages.

Des chiffres le prouvent puisque l’INSEE évalue à 13,2 % (soit 7,862 millions de personnes) la population vivant sous le seuil de pauvreté (soit 880 €uros, ce qui correspond à 60 % du revenu médian), avec une incidence sur l’ensemble de l’économie nationale.

En période de crise la sensation est d’autant plus forte, en y ajoutant en plus un désengagement croissant de l’état en matière sociale (santé, éducation, services publics, etc.).


La mobilisation pour protester contre cet état de fait imposé par notre gouvernement a donc été importante partout en France, preuve que ces problèmes sont durement vécus au quotidien par la population.


Les syndicats unitaires ont mené les défilés, avec l’appui des partis politiques d’opposition, à Digne notamment…

dimanche 26 avril 2009

23e anniversaire de Tchernobyl…

… célébré avec un peu d’avance lors d’une conférence au Centre Desmichels de Digne-les-Bains, le 5 avril dernier.

Cette conférence intitulée “La thyroïde… après Tchernobyl” était animée par un groupe de médecins de Digne, de Manosque, de Château-Arnoux et de Marseille ainsi que par Michèle Rivasi, tête de liste aux élections européennes de 2009 pour Europe Ecologie (circonscription Sud-Est), Fondatrice de la CRIIRAD (Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité) et Présidente du CRIIREM (Centre de recherche indépendant sur les rayonnements électro-magnétiques).
Tout le monde se souvient qu’à l’intensité de la catastrophe en Ukraine et ses conséquences sur le reste de l’Europe, s’est ajoutée en France la controverse sur l’impact des retombées radioactives, ce qui avait amené les autorités de l’époque (1986) à proclamer que “le nuage radioactif s’était arrêté à nos frontières”.
D’autres polémiques ont eu cours depuis sur le nombre de victimes provoquées directement et indirectement par la catastrophe, en décès et en maladie (leucémie, cancers, etc.).
L’opacité entourant le nucléaire a d’ailleurs conduit les personnes atteintes de cancers de la thyroïde à se regrouper à partir de 1999, autour de l’Association française des malades de la thyroïde (AFMT).
L’objet de la conférence était donc de faire le point, 23 ans après la catastrophe, sur le lien entre l’exposition aux radionucléides (dans une région plutôt exposée, cf. carte ci-dessous) et ces pathologies.
Les médecins présents nous ont ainsi fait un magnifique inventaire de ce qu’ils traitent, de la manière dont ils traitent, avec le postulat que si un plus grand nombre de cas est traité aujourd’hui, cela est dû selon eux, à “un dépistage plus fin que dans les années 70/80”.

L’exposé de l’un d’entre eux a même fait état des quelques dizaines de décès relevés à l’époque officiellement par les autorités soviétiques consécutivement à la catastrophe, pour minimiser un peu plus l’impact supposé (il s’est tout de même excusé après coup, d’avoir “effectué de mauvaises recherches sur Internet” pour alimenter son propos !).

Ce sont donc les mêmes messages lénifiants qui ont cours aujourd’hui, avec une désinformation qui s’imprime aussi jusque dans le jugement de nos chers médecins.
C’est ce que n’a pas manqué de remarquer Michèle Rivasi, en indiquant qu’en Italie, des mesures préventives ont été appliquées très rapidement en avril 1986, avec l’élimination des produits alimentaires à risque (lait, produits laitiers, légumes, etc.), toute chose inconcevable en France, patrie du nucléaire.
Des mesures effectuées par la CRIIRAD en mai 1986, avaient mis en évidence par exemple, des teneurs excessives en Iode 131 dans le lait et les légumes, notamment en Corse (4400 Bq, alors que la norme européenne est de 370 Bq), sans qu’aucune mesure ne soit prise par nos autorités.
Pas de mesure préventive en France, pas plus que d’étude épidémiologique (alors que selon certaines sources, le nombre de cancers de la thyroïde aurait augmenté de 700 % en 30 ans), car dans notre pays, “on préfère ne pas savoir”, particulièrement les parlementaires qui participent grandement à ce mensonge d’état, compte tenu des intérêts majeurs concernant les lobbys industriels.

C’est d’ailleurs aujourd’hui un problème identique qui touche à la question des rayonnements électro-magnétiques, “avec la même désinformation et l’absence de comission d’enquête sur le sujet” comme l’a souligné Michèle Rivasi.
Ce principe récurrent, c’est ce qu’elle nomme la 3D, pour “Décider arbitrairement (dans un premier temps, sans prendre en compte la réalité de la situation), Désinformer et Différer les prises de position (sur ce qui apparaît évident alors qu’il faudrait agir)”.

L’histoire est en suspens car la déraison s'est emparée du monde...” tel que le constate en préambule le manifeste d’Europe Ecologie (sur http://www.europeecologie.fr/)

Une raison supplémentaire de se mobiliser autour de cette candidate combative et militante pour les élections au parlement européen du 7 juin prochain !

mardi 31 mars 2009

Rubis Terminal prêt à produire le biocarburant E10 pour le 1er avril



Rubis Terminal, numéro un français du stockage de produits liquides (carburant, fuel ou chimiques), est prêt à produire le biocarburant E10, pour le 1er avril dans cinq sites de l'Hexagone, dont Saint-Priest, près de Lyon, ont annoncé lundi 30 mars 2009 ses dirigeants.
Outre le site de Saint-Priest, qui a bénéficié d'un investissement de 400 000 euros, le carburant E10 constitué de sans-plomb 95 auquel on rajoute 7% d'éthanol, sera également “mélangé” sur les sites de Rouen, Brest, Dunkerque et Strasbourg, a précisé à l'AFP Gérard Lafite, directeur général adjoint de Rubis Terminal.
Ce nouveau biocarburant, qui contiendra en tout 10% d'éthanol fabriqué à partir de betteraves, céréales ou cannes à sucre, doit permettre à la France de réduire ses émissions de gaz à effet de serre d'un million de tonnes (Mt) par an en 2010.
Rubis Terminal ne peut pour l'instant avancer des chiffres de volume de production. "Cela dépendra de la demande de nos clients, hypermarchés ou compagnies pétrolières", a assuré Mr Lafite, rappelant que le biocarburant E10 ne peut être utilisé que sur les véhicules immatriculés après 2000.

La France s'est fixée pour objectif d'atteindre 10% de biocarburants à l'horizon 2015, soit cinq ans avant le reste de l'Union européenne.
(©AFP / 30 mars 2009 18h47)

Il faut noter que la réalisation de ces objectifs a déja entrainé le lancement de nouveaux carburants sur le marché français avec le E85 (super-éthanol) en juillet 2006 et le B7 (7% de biodiesel dans le gazole) en janvier 2008.

Plusieurs problèmes cependant :
- la compatibilité des moteurs pour les véhicules de plus de 10 ans (de 20 à 25 % du parc automobile en France), car le mélange s’avère plus corrosif pour les moteurs que l’essence classique. Les propriétaires de véhicules anciens, pour éviter d’éventuels problèmes de moteurs, seront obligés de se rabattre sur le "Super Plus", plus cher.
- la question de la réduction des rejets de gaz à effet de serre qui, selon le site univers-nature.com, est en partie, contredite par la surconsommation qu’occasionne le recours à l’E10 (
cf. http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3668).
- le caractère “bio” de ce carburant qui est pour le moins contestable, avec une production à base de blé, de betteraves et de canne à sucre en partie originaire des pays du Sud, ce qui induit un peu plus l’aggravation de la crise alimentaire dans ces régions et la déforestation de l’Amazonie. Les Sénateurs eux-mêmes l’ont reconnu en adoptant un amendement dans le projet de loi Grenelle 1 pour remplacer le terme de “biocarburant” par celui “d’agrocarburant” (cf. France Nature Environnement
http://www.actualites-news-environnement.com/19570-carburant-e10-avril-2009-fne-critique.html).
La fédération des associations de protection de l’environnement précise d’ailleurs à ce sujet : “Automobilistes, sachez qu’utiliser des céréales pour faire rouler sa voiture, cela veut dire qu'il y en aura moins pour nourrir les habitants de notre planète, et que l'homme continuera à raser des forêts pour augmenter les surfaces agricoles”.
À noter que le gouvernement allemand vient de renoncer à la mise en place de ce dispositif qui constituait pourtant un des mesures phares de sa politique énergétique.

lundi 9 février 2009

Sortir à Digne, au Centre Culturel René Char…



Digne, c’est mort” ou bien “il ne se passe jamais rien à Digne”.
Cette critique est assez couramment entendue alors que dans le même temps, quand un spectacle ou une animation sont proposées, le public ne suit pas, quelle que soit la programmation !
La confiance serait-elle rompue ?
Au centre culturel René Char par exemple, la programmation est diversifiée de façon à ce qu’il en ait pour tous les goûts. Ainsi, on ne peut être qu’agréablement surpris… à condition d’y aller.

Par exemple, prochainement (vendredi 13/02 à 21h), la prestation d’un duo de guitaristes talentueux et sympas (à l’écoute en ce moment sur le blog des Verts04) : 2G, duo Pierre-Jean Gaucher & Christophe Godin.
Christophe Godin n’est pas un inconnu à Digne, avec déjà 2 spectacles à son actif lors desquels un enthousiasme très fort a littéralement emporté l’adhésion de la salle. Ses recettes : talent, partage et empathie, le tout teinté d’une pointe d’humour ; un vrai moment de plaisir !





La programmation du Centre Culturel René Char est disponible à partir du lien suivant http://sad.over-blog.com/

mardi 27 janvier 2009

Suspension de l'autorisation de la Croisière blanche 2009


Le tribunal administratif de Marseille a suspendu lundi un arrêté préfectoral autorisant l'édition 2009 de la Croisière blanche, randonnée motorisée dans les Hautes-Alpes, a-t-on appris auprès de l'association Mountain Wilderness France.
La préfecture des Hautes-Alpes a confirmé la décision du tribunal.
Le juge des référés du tribunal administratif de Marseille a suspendu l'exécution d'un arrêté préfectoral daté du 23 janvier 2009 autorisant la 32e Croisière blanche Vulco, a précisé Mountain Wilderness confirmant une information de la télévision France 3 Méditerranée.
L'association grenobloise Moutain Wilderness mène campagne depuis des années contre cette randonnée motorisée sur des chemins enneigés, dans le cadre d'un collectif d'associations militant pour la protection de l'environnement.
L'organisateur Jean-Louis Milelli, responsable des Grands randonneurs motorisés, a déclaré à un correspondant de l'AFP "étudier des alternatives".
La 32e édition de la Croisière blanche devait se dérouler du 27 au 30 janvier, avec 360 candidats en motos, quads et 4x4. Ce raid, au départ créé en 1977 pour des motos, se déroule depuis 1985 dans la vallée du Champsaur et du Valgaudemar. (©AFP / 26 janvier 2009 20h58) cf.
http://www.romandie.com/infos/news2/090126195814.c87kbi4s.asp

Que va-t’il se passer alors pour les participants ?
Quelle “alternative” sera proposée par l’organisateur à ces conducteurs d’engins dans les starting-blocks dont certains sont venus de l'étranger, des pays limitrophes ou de plus loin (Russie, Grèce, etc.) ?
Affaire à suivre dans l’actualité
des tous prochains jours et ce, dès aujourd’hui, date prévue pour le début des “épreuves”. cf. http://www.ledauphine.com/32e-croisiere-blanche-elle-debute-ce-matin-par-les-controles-techniques-formalites-avant-les-premieres-sensations-@/index.jspz?chaine=20&article=93916

En matière de solutions, l’organisation de ce raid motorisé ne manque pas d’idées puisqu’elle proposait, sans rire, de participer l’année dernière à “la 31ème Croisière Blanche BIO !” cf. http://www.son-art.info/Il-reste-encore-quelques-places-pour-participer-a-la-31eme-Croisiere-Blanche-BIO-!_a871.html

lundi 5 janvier 2009

Household trash


Réduire au maximum sa production d'ordures est le credo de Dave Chameides, un écologiste californien ; durant l’année 2008, il a eu pour défi de ne pas sortir la poubelle hors de chez lui. Dans sa maison de Los Angeles, à quelques rues de Hollywood, ce caméraman de 39 ans a trié, puis stocké dans sa cave ses déchets et ceux de sa famille, tenant sur son blog la chronique de ses efforts pour réduire son impact sur l'environnement.
Ainsi, il a décrit jour après jour ce qui va à la poubelle en stock (garbage), ce qui est recyclé (recycle) et ce qui est destiné au compost (worms). Par exemple, pour le jour 349, il écrit : "1 emballage à cookies (garbage), 1 sac plastique de pâtes (recycle), 1 boîte de popcorn de cinéma (garbage), 1 canette de cidre (recycle), 2 grandes feuilles de papier brouillon (worms), 1 serviette en papier (worms), 18 papiers divers (worms/recycle)". Ce qui est stocké va dans, la minuscule cave de "Sustainable Dave" ("Dave le durable", son surnom sur la Toile).
"Si j'étais un Américain moyen, cette cave tout entière serait remplie de bouteilles en plastique", explique Dave. Depuis un an, il boit de l'eau du robinet, "sauf lors de mes vacances au Mexique", dit-il. Mais il a poussé son engagement jusqu'à ramener du Mexique ces bouteilles dans ses valises et à les stocker, au côté d'autres récipients vides.
Dave a une bête noire, les emballages. Il a réduit leur nombre en achetant son riz et ses haricots au kilo, et en effectuant ses courses de légumes au marché hebdomadaire de son quartier. "La nourriture, encore, ce n'est pas trop grave. Mais avec les DVD, les jouets pour les enfants, ce sont des emballages indésirables. Vous les payez à l'achat et vous payez à nouveau pour qu'on vous en débarrasse via la taxe sur l'enlèvement des ordures ménagères", remarque-t-il.
Toujours dans sa cave, un cageot recueille les déchets dangereux ou toxiques, comme des ampoules, des piles, un filtre à huile de voiture et un disque dur d'ordinateur défectueux. Quant aux ordures organiques, "les vers s'en occupent" dit-il en désignant une boîte en plastique dans laquelle grouillent des vers de terre qui transforment ces déchets en compost, un engrais naturel. "Je peux y mettre tous les déchets naturels et du papier, mais pas la viande ni le poisson, ça prend trop de temps à se décomposer [...] c'est vraiment un système très efficace", dit-il.

Cette "expérience" a été suivie par les médias du monde entier, comme le montre entre autres l’article paru dans un journal israélien, avec Dave dans sa cave ci-contre.

Le 1er janvier 2009, Dave a fait ses comptes (
http://365daysoftrash.blogspot.com) : 13,8 kg d’ordures (30.5 pounds), 8,6 kg de carton (19 pounds), 1,8 kg de sacs en plastique (4 pounds), 5,44 kg de déchets électroniques (12 pounds), 12 kg de matières diverses recyclable (26.5 pounds), 31,5 kg de papier (69.5 pounds), soit un total de 73 kg pour 4 personnes (+ 9 boites à pizza, 11 Tetra Paks, 153 bouteilles de verre, 14 tasses, 2 cannettes alu, 64 bouteilles en plastique, 8 pots de yaourt en plastique avec l’opercule et 8 vieilles boîtes de peinture). "C’était complètement fou pour beaucoup de raisons aujourd’hui […] ; jeter quelque chose ce matin était une vraiment étrange et en vérité, je me suis senti mal à l'aise."
Pour ce qui est du contenu de la cave, il est prévu que ces rebuts emblématiques soient exposés au "Trash Museum of Connecticut" à Hartford (au nord-est des USA), un établissement retraçant la gestion des déchets à travers les âges. Il faut dire que la question des déchets aux USA est très problématique, avec 750 kg par an et par américain.

En France, c’est 450 kilos de déchets ménagers par habitant que nous produisons chaque année ; parmi ceux-ci, on trouve plus de 30% de matières organiques (facilement compostables), 25% de papier et carton (très faciles à recycler), 10% de verre (totalement recyclable) et 15% de plastique (recyclage plus difficile selon le type de plastique). Ainsi. 90% des objets que nous jetons sont potentiellement valorisables, alors même que 20% seulement des déchets font l’objet d’un recyclage ou d’une valorisation matière (80%, soit 350 kg, sont enfouis ou incinérés). Une expérience telle que celle menée par Dave et sa famille ne devrait avoir de ce fait aucun caractère exceptionnel... à condition que chacun y mette de la bonne volonté.
Pour se faire une idée rapide de ce que représente la production de déchets à Fresh Kills (New York City), dans la plus grande décharge du monde, on peut suivre en temps réel (et à la seconde près) les volumes déversés sur le site du Planetoscope à
http://www.planetoscope.com/developpement-durable/recyclage-dechets.

lundi 15 décembre 2008

Descente musclée de la gendarmerie dans les classes

Témoignage d’un professeur de CFA :
"
Lundi 17 novembre 2008, 10h 30, Ecole des Métiers du Gers.
Je fais cours quand, tout à coup, sans prévenir, font irruption dans ma classe quatre gendarmes décidés, accompagnés d’un maître-chien affublé de son animal. Personne ne dit bonjour, personne ne se présente. Sans préambule, le chien est lancé à travers la classe. Les élèves sont extrêmement surpris. Je pose des questions aux intrus, demande comment une telle démarche en ce lieu est possible. On ne me répond pas, j’insiste, on me fait comprendre qu’il vaut mieux que je me taise.
Les jeunes sont choqués, l’ambiance est lourde, menaçante, j’ouvre une fenêtre qu’un gendarme, sans rien dire, referme immédiatement, péremptoirement. Le chien court partout, mord le sac d’un jeune à qui l’on demande de sortir, le chien bave sur les jambes d’un autre terrorisé, sur des casquettes, sur des vêtements. La bête semble détecter un produit suspect dans une poche, et là encore on demande à l’élève de sortir. Je veux intervenir une nouvelle fois, on m’impose le silence. Des sacs sont vidés dans le couloir, on fait ouvrir les portefeuilles, des allusions d’une ironie douteuse fusent. Ces intrusions auront lieu dans plus de dix classes et dureront plus d’une heure. Une trentaine d’élèves suspects sont envoyés dans une salle pour compléter la fouille. Certains sont obligés de se déchausser et d’enlever leurs chaussettes, l’un d’eux se retrouve en caleçon. Parmi les jeunes, il y a des mineurs. Dans une classe de BTS, le chien fait voler un sac, l’élève en ressort un ordinateur endommagé, on lui dit en riant qu’il peut toujours porter plainte. Ailleurs (atelier de menuiserie-charpente), on aligne les élèves devant le tableau.

Aux dires des jeunes et du prof, le maître-chien lance : « Si vous bougez, il vous bouffe une artère et vous vous retrouvez à l’hosto ! » Il y a des allées et venues incessantes dans les couloirs, une grande agitation, je vois un gendarme en poste devant les classes. J’apprendrais par la suite qu’aucun événement particulier dans l’établissement ne justifiait une telle descente.
La stupeur, l’effroi ont gagné les élèves. Ils m’interrogent une fois la troupe parti ; je ne sais que dire, je reste sans voix. Aucune explication de la direction pour le moins très complaisante. Je comprends comment des gens ont pu jadis se laisser rafler et conduire à l’abattoir sans réagir ; l’effet de surprise scie les jambes.
Au-delà de l’aspect légal ou illégal de la démarche, c’est l’attitude des gendarmes : très impolis, menaçants, ironiques, agressifs, méprisants, sortant d’une classe de BTS en disant “salut les filles”, alors que bien sûr il n’y a que des garçons, les félicitant d’avoir bien caché leur came et abusé leur chiens. À vrai dire, des marlous, de vrais durs n’auraient pas agi autrement.
C’est en France, dans une école, en 2008.
Je me dis que ces gens là, les gendarmes, devraient accompagner les gens, les soutenir, qu’ils devraient être des guides lucides et conscients. Au lieu de cela, investis d’un drôle de pouvoir, ils débarquent, on dirait des cow-boys, ils terrorisent les jeunes, ils sont comme des chiens.
J’aurais voulu que ça se sache car ça arrive chez nous, dans nos écoles et, c’est franchement inadmissible
."

Le directeur de l'établissement précise :
"C'est vrai que c'est impressionnant, mais on ne fait pas de la prévention avec de beaux discours. Nos jeunes commencent à avoir des salaires et sont donc la proie idéale pour les dealers. Nous avons voulu leur montrer la conséquence de s'engager sur un mauvais chemin. L'objectif était de poursuivre la prévention faite dans le cadre de la semaine d'accueil sur les risques liés à l'alcool et à la drogue, sachant que ça fait un effet boule de neige. Ils savent qu'il faut faire attention. Après, c'est vrai qu'il y a une partie qu'on ne maîtrise pas. Les gendarmes appliquent leur procédure. On peut être d'accord ou pas sur la méthode. Mais sur le fond, on se doit de protéger les élèves".
Par ailleurs, le directeur se félicite des prises somme toute restreintes. Preuve que la prévention est efficace. Au total, 39 grammes de cannabis trouvés sur un élève mineur (qui passera devant le tribunal pour enfant), 6 autres élèves majeurs en possession de produit en moins grande quantité et une petite balance de pesage.

La FCPE du Gers a condamné ces opérations des forces de l’ordre au sein des établissements scolaires, dans un communiqué paru à
http://npa31.org/attachments/FCPE%2032%20-%20communiqu%C3%A9%20action%20gendarmes%20Marciac.pdf
:
"Quelques jours à peine après la révélation du scandale des conditions dans lesquelles s’est déroulée cette opération anti-drogue au sein du Centre de Formation des Apprentis de la Chambre de Métiers de Pavie (Gers), les parents d’élèves ont été outrés d’apprendre qu’au même moment se menait une opération similaire dans un collège du département, celui de Marciac.
Cette fois encore, le comportement des militaires est révoltant, attesté par de nombreux témoignages croisés et concordants. Entrée dans les classes sans prévenir, simple avertissement lancé à la cantonade : "Nous allons faire entrer un chien! Mettez vos mains sur les tables, restez droit, ne le regardez pas! Quand il mord, ça pique !", entrée du chien qui s’acharne sur les affaires scolaires et les vêtements de certains élèves, sortie de ces élèves dans le couloir, fouille au corps de gamines de 13 ans ! Commentaires insultants : "On dirait qu'elle n'a pas de hash mais avec sa tête mieux vaut très bien vérifier ! On ne sait jamais..."

mercredi 26 novembre 2008

Le démantèlement du système de soins en pratique

Le 1er décembre 2008 marquera le 20ème anniversaire de la Journée mondiale Contre le sida. Depuis 1988, les efforts déployés pour contrer l’épidémie ont eu des résultats positifs ; pourtant, le dernier rapport de l’ONUSIDA sur l’épidémie mondiale indique qu’elle n’est encore jugulée dans aucune des régions du monde.

C’est dans ce contexte qu’à Paris, l’hôpital Saint-Joseph supprimera à la fin du mois de novembre, son service de maladies infectieuses.
Certainement une “bonne” raison pour opérer cette fermeture : modernisation des outils ou inutilité du service ? Non, car il s’agit tout simplement d’une recherche de rentabilité comme le précise le directeur de l’établissement, Yves Barrault :
Compte tenu du contexte actuel, la mise en place de la T2A (tarification à l’activité pour financer l’hôpital à l’activité NDLR) notamment, nous sommes contraints de fermer un certain nombre d’activités, dont l’unité des maladies infectieuses. Mais c’est un petit service de 11 lits seulement”.
Pas tout à fait de cet avis, Xavier Rey-Coquais, le coordinateur du réseau Actif santé précise : “Les consultations VIH sur Paris et les alentours sont saturées et on ferme ce service. Les gens, dont certains sont suivis ici depuis plus de dix ans, ne comprennent pas. Ils ne comprennent pas que la rentabilité, car c’est bien le motif invoqué, prime sur leur santé. Un patient séropositif ne rapporte pas d’argent, comme tous les patients atteints de maladies chroniques. Tout cela est la conséquence de la mise en oeuvre brutale de la T2A”.
500 patients non rentables sont ainsi “licenciés” par leur hôpital, comme l’indique ci-contre l’invitation à une manifestation débat le jeudi 27 novembre 2008.

Si vous ne pouvez pas vous rendre à Paris pour défendre l’hôpital public, vous pouvez agir à proximité, car les mêmes mécanismes sont à l’œuvre partout en France, à des degrés divers.
Plus de renseignement sur la situation de Saint-Joseph à http://www.actif-sante.org/

lundi 17 novembre 2008

Hôpital en danger

L’ensemble des hôpitaux publics en France va mal. Ils sont presque tous déficitaires, cumulant une dette globale de 800 M€ en 2007 selon la Fédération Hospitalière de France et, sont à peu près tous menacés de fermetures de services, de transferts d’activités ou de restructurations ! (240 hôpitaux sont en situation de vulnérabilité, sans compter tout ce qui a été supprimé auparavant, soit plus de 100 000 lits depuis 1991 et plus de la moitié des maternités, toujours selon la FHF).
Depuis des années les budgets attribués aux hôpitaux publics sont insuffisants. Ce désengagement financier de l’État ne peut provoquer que des déficits budgétaires, avec pour conséquence des fermetures d’hôpitaux et de cliniques, des suppressions de postes et de services. Comme l’annonçait François Fillon en octobre 2007, "La réforme de l'Etat, c'est moins de personnels, moins de services, moins d'Etat". Ainsi, les SROSS (Schéma Régional d'Organisation Sanitaire et Sociale) préparent une régression du système de soins, basée non pas sur les besoins des patients, mais sur la recherche d’une rentabilité financière.
Pour se faire une idée de l’ampleur de ce mouvement de déstructuration de l’aménagement du territoire, voici un état des lieux de la situation, département par département :
Ain : Ambérieux-en-Bugey (maternité), Belley (maternité et chirurgie), Nantua (urgences, maternité et SMUR), Oyonnax (cardiologie), Hauteville (fusion administrative de 3 établissements) ; Aisne : Château-Thierry (urgences et plusieurs spécialités), Villiers-Saint-Denis (soins intensifs en cardiologie), Chauny (chirurgie), Hirson (chirurgie) ; Allier : Tronget (moyens séjours -195 lits dans le département) ; Alpes de Haute Provence : Digne (pédiatrie et psychiatrie, la C.L.E.), Sisteron (plan de restructuration qui prévoit la suppression de 69 emplois) ; Hautes Alpes : Embrun (plan de retour à l'équilibre, 18 postes supprimés), 30 à Gap (plan de redressement, 69 postes supprimés), Briançon (60 suppressions de postes) ; Alpes Maritimes : Nice CHU (déficit de 37 M€ ???) ; Ardèche : Aubenas (ORL, ophtalmologie, néonatologie et réanimation), Annonay (suppression de postes), Tournon (maternité), Privas (maternité), Saint-Agrève (maternité) ; Ardennes : Rethel (fermeture), Revin (maternité), Sedan (fermeture après restructuration avec l’hôpital de Charleville-Mézières) ; Ariège : Saint-Lizier (maternité), Lavelanet (maternité) ; Aube : Bar-sur-Aube (maternité) ; Aude : Lézignan-Corbières (médecine et hospitalisation de jour faisant suite aux fermetures de la maternité, de la chirurgie, et des urgences), Quillan (chirurgie), Narbonne, (urgences), Castelnaudary (maternité) ; Aveyron : Decazeville (maternité), Saint-Affrique (chirurgie, fusion avec Millau) ; Bouches du Rhône : Marseille (fermeture de l’hôpital Sainte-Marguerite), Aubagne (plan de redressement, fermeture de services, -15 lits en chirurgie) ; Calvados : Aunay-sur-Odon (maternité), Bayeux (clinique Croix-Rouge sauf maternité), Caen (cancérologie), Caen (CHS, suppression de lits), Caen (Miséricorde, urgences), Lisieux (plan de retour à l’équilibre financier prévoyant 70 suppressions de postes) ; Cantal : Mauriac (maternité et chirurgie), Saint-Flour (maternité) ; Charente : Ruffec (chirurgie), Barbezieux (maternité), Cognac (maternité, suppression de postes) ; Charente Maritime : Jonzac (maternité) ; Cher : Saint-Amand-Montrond (chirurgie, maternité) ; Corrèze : Ussel (maternité, cardiologie, périnatalité, rééducation fonctionnelle et urgences menacés par une fusion entre Brive et Tulle) ; Corse du Sud : Porto-Vecchio (maternité), Ajaccio (320 suppressions de postes sur un total de 1 500, premier hôpital de France placé sous administration provisoire (10/08) en raison de son déficit) ; Côte d’Or : Châtillon-sur-Seine (maternité) ; Côtes d’Armor : Loudéac (fermeture), Guingamp (chirurgie, fusion de l’hôpital et d’une clinique), Paimpol (maternité), Dinan (maternité) ; Creuse : Guéret (médecine et chirurgie) ; Dordogne : Sarlat (maternité), Libourne (suppression de lits), Vauclair (fermeture du CHS) ; Doubs : Audincourt (maternité), Montbéliard (diabétologie et suppression de lits) ; Drôme : Romans et de Saint-Vallier (fusion), Die (maternité et chirurgie), Valence, Crest et Montélimar (suppression de services) ; Eure : Gisors (maternité), Verneuil (maternité), Pont-Audemer (maternité), Bernay (fusion avec une clinique privée), Évreux-Vernon (fusion des deux hôpitaux) ; Eure et Loir : Châteaudun (chirurgie) ; Finistère : Concarneau (fermeture des urgences de nuit), Landerneau (plateau technique d’une clinique), Douarnenez (maternité), Carhaix (obstétrique, maternité et chirurgie), Quimperlé (pédiatrie et urgences de nuit envisagée), Pont-l’Abbé (maternité et urgences), Brest (transfert vers Rennes des activités d'allogreffes (greffes de donneurs) de moelle osseuse et de neurochirurgie pédiatriques) ; Gard : Alès (urgences), Bagnols (maternité), Pont-Saint-Esprit (gériatrie), Uzès (psychiatrie) ; Gironde : Arès, Arcachon et Blaye (maternité), La Réole (obstétrique), Lesparre (maternité), Sainte-Foy (chirurgie et urgences) ; Hérault : Lunel et Ganges (maternité), CHU Montpellier (-2 583 lits), Sète (urgences et réanimation) ; Ille et Vilaine : Redon (psychiatrie) ; Indre : Le Blanc (fermeture) ; Indre et Loire : Chinon (chirurgie), Loches, (gynéco-obstétrique), Ambroise (maternité), Chinon (maternité et urgences), Château-Renault (maternité), Tours (fermeture de la maternité du Beffroy et de l’hôpital des Grandes Brosses) ; Isère : Champagnole (maternité et chirurgie), Le Pont-de-Beauvoisin (maternité) ; Jura : Salins-les-Bains (SMUR-urgences et médecine), Dole (ORL) ; Landes : Aire-sur-Adour (maternité), Mont-de-Marsan (fusion des hôpitaux Saint-Anne et Layné), Dax (obstétrique, 2 cliniques privées) ; Loir et Cher : Vendôme (chirurgie et maternité) ; Loire : Firminy (maternité) ; Haute Loire : Brioude (maternité et chirurgie), suppression de 80 lits dans le département ; Loire Atlantique : Montbert (fermeture), Nantes (CHU : psychiatrie adulte, orthopédie, microchirurgie de la main), Saint-Nazaire (maternité-obstétrique, cancérologie, chirurgie, ORL), Ancenis (chirurgie, urgences et maternité) ; Loiret : Pithiviers (maternité) ; Lot : Figeac (maternité), Gourdon (maternité), Saint-Céré (maternité et chirurgie) ; Lot et Garonne : Agen (-70 lits), Marmande-Tonneins (chirurgie et maternité), Villeneuve-sur-Lot (chirurgie), Fumel (médecine), suppression de 113 lits sur le département ; Maine et Loire : Angers (cardiologie, chirurgie orthopédique et chirurgie vasculaire), Saumur (chirurgie orthopédique et chirurgie viscérale) ; Manche : Granville (réanimation, chirurgie viscérale, chirurgie orthopédique et urgences), Saint-Hilaire-du-Harcouët (chirurgie, maternité et urgences), Valognes (chirurgie et maternité), Coutances (chirurgie, maternité et urgences), Cherbourg (hôpital militaire) ; Marne : Châlons-en-Champagne (fermeture de l’hôpital militaire), Reims (cancérologie), Sainte-Menehould et Épernay (maternités) ; Mayenne : Laval (suppression de 25 postes) ; Meurthe et Moselle : Longwy (plan de restructuration) ; Meuse : Bar-le-Duc (néonatalité) ; Morbihan : Auray (urgences), Malletrois (maternité) ; Moselle : Freyming, Hayange et Merlebach (maternités), Thionville (néonatalité et gériatrie), Bitche (maternité et chirurgie), Sarreguemine (néonatalité) ; Nièvre : Clamecy (maternité et chirurgie), la Charité-sur-Loire (CHS), Decize (maternité et chirurgie), Cosne sur Loire (maternité) ; Nord : Douai (fusion de deux cliniques, -40 lits), Le Cateau (maternité), Roubaix (déficit prévisionnel de 6,5 M€, suppression de 190 postes et fermetures d'activités) ; Oise : Méru (fermeture de l’hôpital, fusion avec Beaumont dans le Val-d’Oise), Senlis (urgences), Clermont (maternité, urgences, CHS, psychiatrie et -800 lits) ; Orne : Alençon, Flers, Argentan, Laigle, Mortagne, Montfront, La Ferté-Macé et Sées (menaces de suppressions de lits) ; Pas de Calais : Cucq (maternité), Bruay-la-Bussière et Auchel (fusion des deux hôpitaux, -30 lits) ; Puy de Dôme : Clermont-Ferrand (chirurgie), Riom (maternité et urgences), Ambert (maternité), Thiers (urgences et maternité), Issoire (urgences) ; Pyrénées Atlantiques : Orthez (maternité, pneumologie et pédiatrie), Oloron (maternité), Saint-Jean-de-Luz (maternité), Saint-Palais (maternité) ; Hautes Pyrénées : Lannemezan (maternité et psychiatrie), Lourdes (réanimation, chirurgie et maternité) ; Pyrénées Orientales : Cerdagne (fermeture), Prades (maternité), Céret (maternité), Cerbère (délocalisation du Centre Bouffard-Vercelli sur Perpignan), suppression de 665 lits dans le département ; Bas Rhin : Ingwiller (maternité) ; Haut Rhin : Guebwiller (maternité et chirurgie), Thann (maternité et unité de soins intensifs) ; Rhône : L’Arbresle (maternité), Lyon (suppression de services à Édouard-Herriot, fermeture des hôpitaux Debrousse et Anticaille), Tarare (maternité), Villefranche (suppression de services) ; Haute Saône : Gray (maternité), Lure et Luxeuil-les-Bains (suppressions de services) ; Saône et Loire : Autun (fermeture), Montceau Les Mines (chirurgie, pédiatrie et maternité) ; Sarthe : Le Mans (cardiologie, chirurgie orthopédique, microchirurgie de la main et chirurgie vasculaire), Sablé-La Flèche (fusion des maternités) ; Savoie : Aix-les-Bains (chirurgie et ORL), Moutiers (maternité), Bourg-Saint-Maurice (fermeture saisonnière de la chirurgie), Saint-Jean-de-Maurienne (maternité) ; Haute Savoie : Bonneville (fermeture), Évian (maternité), Chamonix (maternité et urgences), Rumilly (fermeture) ; Paris : fermeture de l’Institut Pasteur (15e), des hôpitaux Boucicault (15e), Broussais (14e), Rothschild (12e), Laennec (7e), Hôtel-Dieu (4e) et de la Clinique des métallurgistes (11e) / Cochin-Saint-Vincent-de-Paul (fusion, -150 lits), Pitié-Salpêtrière (13e, urgences pédiatriques), Saint-Joseph (14e, suppression du service de maladies infectieuses et restructurations), Tenon (20e, urgences), Saint-Louis (urgences), Trousseau, Saint-Antoine, Robert-Debré (transfusion sanguine) ; Seine Maritime : Le Havre (150 postes supprimés en 2008) ; Seine et Marne : Nemours (urgences), Melun (urgences chirurgicales de nuit, chirurgie et cardiologie) ; Yvelines : Poissy (médecine et neurologie), Meulan - Les Mureaux (regroupement chirurgie), Le Chesnay (transfusion sanguine) ; Deux Sèvres : Niort (chirurgie et obstétrique), Parthenay (chirurgie), Thouars (obstétrique), Parthenay, Bressuire et Thouars (projet de fusion) ; Somme : Abbeville (néonatalogie), Corbie (maternité), Péronne (maternité), Montdidier (maternité et chirurgie), Doullens (maternité), Amiens (CHU : chirurgie cardiaque et neurochirurgie) ; Tarn : Mazamet (fermeture, regroupement avec Castres), Lavaur (maternité, urgences et chirurgie), Albi (regroupement de deux cliniques) ; Tarn et Garonne : Moissac (maternité), Montauban (urgences) ; Var : Toulon Font-Pré (maternité), Brignoles (maternité), Saint-Tropez - Gassin (fusion de deux maternités) ; Vaucluse : Apt (maternité et chirurgie), Valréas (maternité et chirurgie), Cavaillon (chirurgie), Vaison-la-Romaine, Apt et Orange (amputation de services) ; Vendée : Les Sables-d’Olonne (urologie, cardiologie et gynécologie), Fontenay-le-Comte (chirurgie), Montaigu (maternité et urgences), Luçon (médecine et chirurgie), Challans (fusion), Fontenay-le-Comte (chirurgie viscérale et chirurgie orthopédique) ; Vienne : Poitiers (transfusion sanguine), Loudun (maternité), Montmorillon (services menacés) ; Haute Vienne : Saint-Junien (maternité) ; Vosges : Gérardmer (urgences), Remiremont (néonatalité), Vittel (urgences) ; Yonne : Avallon (réanimation et maternité), Joigny (maternité, chirurgie et anesthésie) ; Belfort : (pédiatrie, hôpital de jour gérontologique, radiographie, psychiatrie et suppression de lits) ; Essonne : Juvisy-sur-Orge (maternité et chirurgie), Évry Sud-Francilien (-20 lits de chirurgie et -9 lits de neurologie), Villejuif Institut Gustave Roussy (155 postes supprimés dont 10 de médecins dans les prochains mois), Dourdan et Étampes (fusion) ; Hauts de Seine : Colombes Louis-Mourier (urgences et transfusion sanguine), Garches Poincaré (transfusion sanguine) ; Seine Saint Denis : Bondy Jean-Verdier (transfusion sanguine) ; Val de Marne : Ivry-sur-Seine Jean Rostand (suppression du service de rééducation prévu pour la mi-décembre, transfert de la maternité en mai 2009 sur Bicêtre et fermeture de l’hôpital à suivre), Ivry-sur-Seine Charles Foix (-25 lits de médecine gériatrique et -87 lits de soins de suite et de réadaptation SSR et de soins de longue durée SLD), Villejuif Paul-Brousse (transfusion sanguine et -160 lits de soins longue durée), Villejuif Institut Gustave Roussy (plan de retour à l'équilibre = 155 emplois supprimés dont 10 médecins) ; Val d’Oise : Argenteuil (urgences et -30 lits de médecine), Beaumont (chirurgie), Montmorency (fermeture des services de chirurgie viscérale, chirurgie orthopédique et réanimation, pôle femme-enfant, urgence et gériatrie aiguë ; disparition programmée de l’hôpital) ; Martinique : la Trinité (chirurgie).

Cette liste (non limitative) donne le vertige.
Un peu partout en France, les populations tentent de s’organiser, de lutter pour inverser ces actions de démantèlement [cf. http://www.coordination-nationale.org/
] car l’hôpital public est un élément clé de la cohésion sociale. La volonté affichée par le gouvernement Fillon est de faire de la santé un bien marchand comme un autre, avec notamment la mise en œuvre de la tarification à l’activité. A terme, c’est l’égalité d’accès et la qualité des soins qui sont menacées. Pour plus de renseignement sur le sujet, cf. Hôpital public : état d'alerte [Rapport (format PDF) rédigé par la Fédération Hospitalière de France sur les menaces qui pèsent aujourd'hui sur le service public de santé. Pour le télécharger, www.fhf.fr/file.php?tb=evenement&at=id_evenement&px=fic2&id=71].

Exemple pratique de ce mécanisme implacable :
À Digne-les-Bains, le Directeur de l’hôpital a été mis en demeure par l’Agence Régionale de l’Hospitalisation (A.R.H.), organisme de tutelle d’Etat, d’établir un “plan de redressement financier”, du fait d’un “déficit” (en réalité, un manque de crédits de fonctionnement) structurel permanent de 4,5 M€ / an ; il a ainsi fait adopter par le Conseil d’Administration le 1er juillet 2008 ce plan prévoyant la non reconduction de 36 contrats de travail à durée déterminée (C.D.D.) et la fermeture pure et simple de deux services : le service de pédiatrie et le service psychiatrique de cure de sevrage en alcoologie de 18 places (la C.L.E.). Ceci est un début, car le but est de transformer les centres hospitaliers de proximité en “centres de gériatrie” consacrés uniquement aux soins aux personnes âgées dépendantes (comme cela s’est déjà produit dans notre département pour les 11 hôpitaux locaux). Ainsi, ces hôpitaux perdront à terme tous leurs services actifs de soins aigus, c’est-à-dire la maternité, la chirurgie, la réanimation, les urgences, la médecine, la psychiatrie… avec pour objectif, la concentration des services de soins dans les grandes métropoles régionales (Marseille et Nice en l’occurrence). Cela signifiera pour les habitants du bassin dignois : l’insécurité sanitaire, l’absence de soins rapides, le handicap ou la mort faute d’intervention médicale immédiate, des déplacements longs, pénibles, coûteux et polluants dans un environnement géographique rural. Pour le malade transféré à 150 km, la solitude, la souffrance morale d’être éloigné de son domicile, de son soutien familial. Pour le malade “psychiatrique”, une souffrance médicalement prise en charge à minima, mal apaisée, d’où une errance aggravée, à la charge ou non des services sociaux locaux déjà débordés. Pour les familles, la pénibilité et le coût des déplacements pour rendre visite aux malades. En résumé, une réelle dégradation générale de la vie des habitants, ce qui entraînera leur fuite vers les métropoles régionales et contribuera fortement à la désaffection de notre ville et la désertification de son bassin de vie.
Nous pouvons agir face à cette situation ; une mobilisation citoyenne s’est déjà constituée autour d’un Collectif de Défense de l’hôpital de Digne-les-Bains, avec une pétition ayant recueilli 5000 signatures. La prochaine réunion de ce collectif aura lieu le 24 novembre, salle de l’Abbé Féraud, centre Desmichels à Digne-les-bains, à partir de 18 heures. Ne laissons plus les technocrates décider pour nous. Obligeons nos représentants à nous consulter et à nous entendre, enfin !
Tract d’information disponible à http://www.coordination-nationale.org/regions/Provence%20alpes%20du%20sud/Digne/TRACT_COLLECTIF_CITOYEN_DE_DEFENSE[1].htm

dimanche 2 novembre 2008

À propos du Casino…

Conseil Municipal de Digne-les-Bains, mercredi 29 octobre 2008
extrait


“Monsieur le maire,
Nous nous sommes opposés à ce projet lors de la consultation publique menée à votre initiative. À la suite d’une faible participation, une majorité de votants avait émis un vote favorable à cette implantation.
Il est vrai que les perspectives financières pour la commune, au moins en théorie, pouvaient paraître intéressantes.
Une seule entreprise avait finalement décidé de venir sur Digne-les-Bains.Le casinotier nous proposait une réalisation très complexe dans ses services et dans sa structure qui nous avait laissés très réservés sur sa capacité à tenir jusqu’au bout ses engagements (plus de 10 M€ d’investissements).
L’État a décelé une faille juridique dans le contrat, insurmontable, qui vous a conduit à abandonné le pétitionnaire. Je dirais un grain de sable pour ne pas dire "un petit caillou"
[du nom du casinotier Jérôme Caillou, PDG de la société varoise Atoll Finances NDLR] qui a fini par gripper l’élan politique qui avait été donné par cette consultation et les votes successifs de CM.
J’avais exprimé ici même le souci qu’il convenait d’avoir de ne pas mettre notre ville dans des difficultés financières nouvelles. Au coût d’investissement du montage de la DSP pouvait s’ajouter, celui toujours possible d’une demande d’indemnités formulées par le délégataire.
Il me semblait que pour des raisons de cohérence financière mais aussi de crédibilité de la ville dans l’engagement pris, il fallait aller au terme de ce processus. L’État, garant de l’intérêt général et plus particulièrement de celui de la ville, a eu le dernier mot.
L’État a gagné son procès contre la ville en obtenant l’annulation du contrat de la DSP.
Les compteurs sont donc remis à zéro. Une nouvelle consultation va démarrer, avec la saisine de la commission consultative. Et c’est au Conseil Municipal de donner l’autorisation de relancer ce projet.
Ce sujet revient devant les élus, et par conséquent dans l’actualité dignoise, au pire moment. Celui d’une crise majeure du système financier, aux répercussions profondes économiques et sociales. Le jeu de mot est facile : le casino mondialisé s’effondre !

La débâcle en cours, son intensité, montrent bien le danger mortel que courent nos économies "financiarisées" de s’écarter comme elles l’ont fait depuis 30 ans, de la production matérielle, industrielle...
Le surplus de capital venant de l’activité réelle; celui qui a été réinvestit dans la production jusqu’au milieu des années 60, le capital fictif dirait Marx.
Les capitalistes industriels ont décidé de le faire fructifier par des placements financiers internationaux. C'est le début de la financiarisation de l'économie avec toutes les dérives que nous connaissons.
Le capitalisme doit, pour continuer à générer du profit, se financiariser et se réfugier dans la spéculation. La création fictive de richesse à partir de la spéculation ; le nouveau credo des capitalistes ! Avec ces temples et ses icônes...
Le développement des casinos s’est construit dans le lit de cette croyance nouvelle de l’argent facile, gagné à partir de rien, si ce n’est le hasard.
Les difficultés sociales à venir, nous imposent de la retenue ; n’ajoutons pas de la crise à la crise, de la misère à la misère !
Ce projet nous parait décalé, déplacé et économiquement encore plus fragile qu’il y a 3 ans.
Les élus verts voteront contre.”
(déclaration de Philippe Berrod, Conseiller Municipal de Digne-les-Bains)

lundi 27 octobre 2008

Etiquetage et réglementation des oeufs

Depuis le 1er janvier 2004, pour les oeufs vendus directement aux consommateurs et provenant de l'Union Européenne (UE), le mode d'élevage des poules doit figurer sur chaque emballage et oeuf. Sur les emballages, selon le type d'élevage, on doit ainsi pouvoir lire :
- oeufs de poules élévées en plein air (élevage où les poules peuvent se déplacer librement et aller et venir à l'extérieur),
- oeufs de poules élevées au sol (élevage où les poules peuvent se déplacer à l'intérieur des volières),
- oeufs de poules élevées en cage (élevage où les poules vivent en batteries ou en cages aménagées, soit un espace individuel maximal de 600 cm2 - 25x24cm au sol).
Pour les oeufs, la mention “plein air”, “poules au sol” ou “cage” doit également être apposée.Toutefois, toutes ces mentions peuvent être supprimées au profit de l'impression sur l'oeuf d'un code lié au numéro d'enregistrement du producteur, à condition que le code soit expliqué sur l'emballage. Composé de 8 à 9 caractères, ce code donne les informations suivantes :
- le premier chiffre correspond au mode de production : 0 = biologique, 1 = poules en plein air, 2 = poules au sol et 3 = cage ;
- les 2 lettres suivantes correspondent au pays d'origine ;- les 5 chiffres qui suivent sont le code de l'élevage avicole, éventuellement suivis du numéro du bâtiment d'élevage.
Ainsi, un œuf portant le code 3BE407174 est un oeuf de batterie provenant de l'élevage belge enregistré sous le numéro 40717, bâtiment 4.
La tendance actuelle semble de plus en plus favorable aux œufs de poules élevées en plein air. Ainsi, alors qu’il n’y a pas si longtemps, en France, 80 % des œufs provenaient d’élevage en batterie, aujourd’hui leur part serait tombée à 60 % dans le secteur de la grande distribution.
En Belgique, le numéro un de la distribution (CARREFOUR) vient d’annoncer que depuis le début du mois de septembre 2008, ses différentes enseignes (Carrefour, GB et Express) ne commercialisent plus que des œufs provenant d’élevages en plein air (soit plus de 100 millions d’œufs par an). Si officiellement la décision a été prise pour des “raisons de bien-être animal”, Lars Vervoort, le responsable communication de Carrefour, reconnaît toutefois que “Le fait que le consommateur approuve cette initiative rend la transition plus aisée, même si des adaptations opérationnelles majeures sont liées à celle-ci”.
Si avec ces décisions, ces différentes marques anticipent l’interdiction d’élever des poules pondeuses en batteries à partir de 2012 dans l’Union Européenne, elles font également le choix de l’élevage “plein air” quand l’Europe propose aux éleveurs le concept de “cages enrichies” où les poules bénéficient d’un peu d’espace supplémentaire, d’un grattoir pour leurs pattes et d’un nid en plastique.
Pour mémoire, pour identifier le type d’élevage, le code écrit en petits caractères sur chaque œufs est le suivant :
- chiffre '0' : œufs de poules élevées en plein air (les volailles peuvent se déplacer librement, sur une surface correspondant à un minimum de 4 m2 de terrain extérieur par poule) selon un mode d’alimentation biologique
- chiffre '1' : œufs de poules élevées en plein air (les volailles peuvent se déplacer librement, sur une surface correspondant à un minimum de 4 m2 de terrain extérieur par poule)
- chiffre '2' : œufs de poules élevées au sol (élevage intensif où les poules vivent à l’intérieur au sol, sans cage, avec un maximum de 9 poules par m2)
- chiffre '3' : œufs de poules élevées en cage (soit un espace individuel maximal de 25x24cm au sol, pour 18 poules au m2, soit une surface vitale égale à une feuille au format A4 pour chaque poule !)
pour en savoir plus : http://www.notre-planete.info/actualites/actu_1499_Europe_confirme_interdiction_batteries_poules_pondeuses.php

samedi 18 octobre 2008

Objectif désenclavement... enfin !


“La politique est-elle au service de l’intérêt commun ?”, tel que le problème se pose dans cette opposition récurrente autour du désenclavement de Digne-les-Bains. Joli thème de réflexion résumé dans cet article paru dans La Provence du 13/10/2008 ! (petit rappel : pour lire les articles, clic droit pour “ouvrir le lien dans un nouvel onglet”)
En tout cas, pour ceux qui n’auraient pas encore compris, il ne s’agit pas d’opposer le rail à la route puisque les deux sont complémentaires dans des territoires normalement constitués ; la différence à Digne, c’est que nous ne savons plus ce que c’est qu’un train, un vrai train qui permette de relier notre préfecture aux autres villes des axes Bléone et Durance jusqu’à Aix et Marseille. En parallèle, une route nationale (N85) améliorée, au trafic plus fluide, sans certains nœuds de ralentissement au passage de Mallemoisson notamment, permettrait un accès presque aussi rapide qu’avec l’autoroute sur les 25 km à parcourir jusqu’à Peyruis.
L’un n’exclut pas l’autre, au contraire du projet autoroutier qui représenterait à lui seul un investissement aujourd’hui comme hier, hors de portée (70 M€).
Défendre un projet irréaliste revient à ne rien faire, et c’est bien ce qu’il se passe ici, depuis trop longtemps. L’acharnement, encore aujourd’hui, de certains élus sur le projet de l’A 585 (cf. article de la Provence du 28/09/2008 ci-contre) est de ce fait, parfaitement irresponsable.
Tout sera bientôt tranché, puisque ce projet va devenir parfaitement caduque ; la réouverture de la liaison ferroviaire Digne/Saint-Auban pourra donc enfin s’effectuer, pour un coût estimé de 30M€. De plus, pour les sceptiques, les études montrent que ce projet est rentable financièrement, avec un gain de temps pour les usagers et un gain écologique sans aucune comparaison. Digne-les-Bains enfin sur la voie du développement... qui plus est durable.
Communiqué de presse des Verts 04 du 10 octobre 2008 à
http://paca.lesverts.fr/article.php?id_article=60

jeudi 2 octobre 2008

Peut on manger 5 fruits et légumes et leurs pesticides en toute sécurité ?

Le terme pesticide, dérivé du mot anglais pest (animal, insecte ou plante nuisible), désigne les substances ou les préparations utilisées pour la prévention, le contrôle ou l'élimination d'organismes jugés indésirables, qu'il s'agisse de plantes, d'animaux, de champignons ou de bactéries. Dans le langage courant le terme pesticide est généralement associé à un usage agricole de ces substances, or le terme générique englobe également les usages domestiques, urbains, de voirie…
Dans le domaine de l’agriculture, les pesticides se nomment produits phytosanitaires (ou phytopharmaceutiques). Il en existe principalement trois catégories : les herbicides (pour lutter contre les mauvaises herbes), les fongicides (pour lutter contre les champignons) et les insecticides (pour lutter contre les insectes). D’autres produits existent ayant une action sur les rongeurs (rodonticides), sur les escargots et les limaces (molluscicides)…
Pour en savoir plus http://fr.wikipedia.org/wiki/Pesticide
Les pesticides ont permis d’améliorer la productivité agricole et d’éviter les famines qui ravageaient encore l’Europe au début du XXe siècle (exemple avec le DDT pour combattre l’invasion de doryphores consécutives à la venue de l'armée américaine en 1917). Ils sont nombreux, environ 8 000 produits différents et n’ont pas tous le même degré de toxicité. Depuis les années 70 de nombreux pesticides retirés du marché, ont été remplacés par des produits qui en se dégradant rapidement ne s’accumulent pas dans les sols. Pourtant, ils peuvent parfois arriver dans votre assiette ou dans votre verre !
Où risque-t-on de trouver des pesticides ?
Les pesticides sont pulvérisés sur les plantes et le sol. Par conséquent on risque d’en retrouver dans les produits de cultures et les eaux… En ce qui concerne les fruits et légumes, les producteurs doivent théoriquement respecter un délai entre le dernier épandage et la récolte. Cela permet de laisser les résidus disparaître. Le temps est fonction du produit utilisé. Pourtant, selon une étude de la direction de la santé européenne la moitié des fruits et légumes consommées en France en 1999 contenaient des résidus de pesticides. Mais des contrôles empêchent théoriquement que les seuils dangereux soient dépassés.
Pour en savoir plus http://environnement.doctissimo.fr/proteger-la-terre/pesticides/Ou-se-cachent-les-pesticides-.html
Problème très particulier avec les fruits et légumes produits au Maroc, puisque ce pays compterait des milliers de tonnes de pesticides périmés devenus hautement toxiques encore utilisés. Pour rappel, "lors des précédentes invasions accrédiennes (sauterelles ou criquets), le Maroc a reçu de l’Union européenne des dons sous forme de pesticides pour lutter contre le phénomène. La quantité reçue a été tellement importante qu’une grande partie de ces produits nocifs n’a pas été utilisée. Aujourd’hui, le Maroc se retrouve avec des milliers de tonnes des pesticides périmés et ne sait pas quoi en faire", met en garde Abderrahim Riad. Selon cet ingénieur, dans des régions comme Chtouka Ait baha, Tiznit et Ouled Taima, ce n’est un secret pour personne que l’utilisation des pesticides est de plus en plus excessive, particulièrement dans le secteur des fruits et légumes. "A Chtouka Ait Baha, par exemple, certains propriétaires d’exploitations agricoles utilisent les pesticides d’une manière non conforme aux normes internationales. Souvent, ils s’approvisionnent en quantités qui dépassent, et de loin, leur besoin […]". Une chose est sûre, l’intensification des cultures, surtout maraîchère dans les régions indiquées engendre une utilisation excessive des pesticides, indique pour sa part le Professeur Abderrahim Hormatallah. "Le Maroc devra faire face à cette problématique de gestion de pesticides. Car, rappelons-le, près de 80% des produits agricoles issus de la région de Souss sont orientés vers l’Union européenne. Le Maroc devra donc obéir aux exigences de cette Union, notamment en matière de contrôle, de résidus de pesticides et de qualité des produits agricoles".
Pour en savoir plus http://www.lereporter.ma/index.php?option=com_content&view=article&id=482:ces-dangereux-pesticides-dans-nos-fruits-et-legumes&catid=56:enquete&Itemid=1746:enquete&Itemid=174
Dans le vin aussi puisque, des niveau de contamination variables mais toutefois dans certains cas 5 800 fois supérieurs aux Concentrations Maximales Admissibles (CMA) autorisées dans l’eau du robinet ont été relevés ; le problème, c’est qu’il n’existe pas de limites maximales autorisées (LMR) pour le vin… donc c’est le flou.
Pour en savoir plus http://www.mdrgf.org/news/news260308_pesticides_vin.html
La vigne, un végétal particulièrement sensible
Les maladies de la vigne comme l’Esca et Black Dead Arm engendrent un dépérissement du bois et une mort prématurée des ceps. Ces maladies sont associées à la présence de différents champignons qui dégradent les tissus ligneux. Le seul traitement efficace, l'arsénite de sodium, est interdit d'utilisation depuis 2002 en raison de risques de cancer qu'il peut entraîner sur ses utilisateurs. Les connaissances sur la biologie et l’épidémiologie des bio-agresseurs sont actuellement insuffisantes pour mettre au point des méthodes de lutte. Ces maladies représentent donc une lourde menace pour les viticulteurs. Hostiles à des aides financières, les viticulteurs demandent des dérogations pour l'utilisation de ce produit, estimant qu'ils sont capables de l'utiliser en prenant des précautions ou en confiant son utilisation à des entreprises spécialisées. Dans le Gers, pays des vignobles de Gascogne et d’Armagnac, 20% des vignobles sont touchés par ce champignon.
Pour en savoir plus http://sud.france3.fr/info/46354694-fr.php
Pas de risque de cette nature avec le jus de poire produit dans la vallée de Thoard sans traitements ni adjonction de sucre, de colorant ou de conservateur. Ce jus pur à 100%, provient de variétés anciennes de poires, appelées selon les lieux "poire curé", "verte longue" ou "cuisse de dame". On peut le trouver notamment sur les marchés de Digne-les-Bains (mercredi et samedi) et Forcalquier (lundi).
Pour en savoir plus http://jusdepoire.blogspot.com/
Depuis le 1er septembre, de nouvelles règles harmonisent, dans toute l'Union Européenne (UE), les limites appliquées aux résidus de pesticides présents dans l'alimentation. Jusqu'ici, les limites étaient fixées par l'UE ou par les États membres, selon le type de pesticides. Ainsi, une même quantité de résidus pouvait être jugée acceptable dans un pays, et excessive dans un autre. Enfin, certains pesticides n'étaient soumis à aucune limite. Selon la commission européenne, "ce manque d'uniformité était source de confusion, pour les opérateurs comme pour les consommateurs." […] Si l'initiative est certainement louable pour certains pays européens dont la réglementation est déficiente ou trop laxiste, celle-ci pourrait pénaliser la santé des consommateurs de pays où la législation nationale demeure beaucoup plus sévère. Exemple en France avec le fénoxycarbe, un insecticide utilisé notamment dans le traitement des agrumes qui est considéré comme cancérigène et perturbateurs endocrinien possible dont la LMR spécifique (Limites Maximales en Résidus) passe ainsi de 0,0500 mg/kg autorisé à 2 mg/kg […]. Selon une analyse menée par Global 2000 et Greenpeace, les aliments qui pourraient désormais poser des risques pour notre santé, particulièrement chez les enfants, sont les pommes, les poires, les raisins, les tomates et les poivrons. Et le biochimiste Helmut Burtscher prévient : "Pour un enfant pesant 16,5 kilos, la dose de pesticide dangereuse pour la santé est dépassée après la consommation de 20 grammes de raisin (soit 5 à 7 grains), 40 grammes de pomme ou 50 grammes de prunes".
Pour en savoir plus http://www.notre-planete.info/actualites/actu_1752.php
Peut-on respecter en toute sécurité la recommandation incitant à manger chaque jour un minimum de 5 portions de fruits et légumes ?
En 2005, une étude de l’INC (in 60 millions de consommateurs de janvier 2006) a porté sur 150 lots de produits représentatifs des quatre saisons. Les fruits et les légumes ont été analysés en entier, avec leur peau, leurs pépins et leur noyau. Les résultats sont conformes aux analyses annuelles européennes, montrant selon le dernier bilan disponible (2003) que 55% des produits ne contiennent pas de résidu, 39% présentent des teneurs inférieures ou égales aux limites autorisées, tandis que 5,6% (6,5% en France) les dépassent. […]
Conseils pratiques : Les pesticides sont recherchés dans les fruits et légumes entiers. Or la peau, les pépins ou le noyau n'étant souvent pas mangés, les teneurs réellement absorbées par les consommateurs sont souvent moindres. Le rinçage peut également les réduire. L'idéal est de tremper les fruits et les légumes dans l'eau durant 15 secondes. À noter que le lavage est essentiel pour des raisons d'hygiène car il permet d'éliminer quantité de bactéries. Enfin, la cuisson aussi peut avoir un impact sur la concentration en résidus.
Pour en savoir plus http://www.e-sante.fr/alimentation-pesticides-caches-fruits-legumes-NN_9588-81-3.htm
Comment manger cinq fruits et légumes par jour ?
Si manger des fruits et légumes est essentiel pour la santé, ces règles diététiques ne sont pas si faciles à appliquer au quotidien. Faut-il mieux qu'ils soient frais, cuits, surgelés, en confitures ? Manger un radis, un grain de raisin, une rondelle de courgette, une carotte et une pomme, ce n'est évidemment pas suffisant. Par 5 fruits et légumes, il faut entendre cinq portions de fruits et légumes. Voici un exemple de structure sur une journée : - Au petit déjeuner, un jus d'agrumes fraîchement pressé ; - Au déjeuner, une portion de crudité (tomates, endives, chou, concombre etc.) ; - Dans l'après-midi, une collation, par exemple une compote peu sucrée ; - Au dîner, un plat de légumes cuits et un fruit frais.
Pour en savoir plus http://www.linternaute.com/femmes/sante/conseils/fruits-legumes.shtml
Pour l’avenir, la volonté de l’état est de concevoir un plan de réduction de 50% de l’usage des pesticides, si possible dans un délai de dix ans. Ce plan, appelé "Ecophyto 2018", a été élaboré en concertation avec les représentants des utilisateurs, des fabricants, des élus, des scientifiques et des ONG. Il vise à réduire la dépendance des exploitations agricoles aux pesticides tout en maintenant un niveau de production agricole élevé. Ce plan prévoit notamment de diffuser le plus largement possible auprès des agriculteurs les pratiques agricoles, économes en produits phytosanitaires […]. Il s’accompagne par ailleurs du retrait du marché des préparations contenant les 53 substances actives les plus préoccupantes dont 30, correspondant à plus de 1500 préparations commerciales, avant fin 2008.
Pour en savoir plus http://www.observatoire-pesticides.gouv.fr/index.php?pageid=390

jeudi 25 septembre 2008

Téléphones portables, 10 conseils pour se protéger


Il n'existe pour l'instant pas de preuve de la dangerosité du téléphone portable pour la santé. Toutefois, des cancérologues français ont récemment lancé une pétition visant à demander à la population de se protéger : ils estiment que le risque est trop fort pour être ignoré. Voici quelques règles simples qui vous aideront à vous mettre en sécurité.

Téléphone portable et danger pour la santé, un risque à prendre en considération
Il n’existe aucune preuve définitive montrant que le téléphone portable représente un danger pour la santé. Pourtant, le doute persiste. Après avoir fouillé la littérature scientifique sur ce sujet, David Servan-Schreiber* a appris que “les ondes électromagnétiques pénètrent le corps humain, que les enfants sont plus exposés, qu’il existe une augmentation de la perméabilité de la barrière électroencéphalique qui protège les neurones et que l’utilisation du téléphone mobile augmente la synthèse d’une série de protéines impliquées dans le stress”. Lui-même porteur d’un cancer du cerveau, et se rappelant de la situation il y a cinquante ans avec l’amiante et le tabac, a entrepris de rassembler une vingtaine d’experts, dont d’éminents cardiologues français ou étrangers, et dont le Dr Philippe Presles qui est notamment le Directeur de la Rédaction d’e-sante.fr, afin d’établir une sorte de charte de prévention.

10 recommandations contre les ondes des téléphones mobiles
Ainsi, dans le doute, autant apprendre à apprivoiser dès maintenant son téléphone portable en respectant les 10 recommandations suivantes :
1. N’autorisez pas les enfants de moins de 12 ans à utiliser un téléphone portable, sauf en cas d’urgence. Les organes en développement sont les plus sensibles aux ondes électromagnétiques. Or aujourd’hui, 18% des écoliers possèdent un mobile !
2. Maintenez votre GSM à plus d’un mètre de votre corps (l’amplitude du champ baisse de 4 fois à 10 cm, de 50 fois à un mètre). Pour cela, utilisez le mode haut-parleur, le kit mains libres ou l’oreillette Bluetooth (à condition de ne pas la garder constamment à l’oreille en période de veille).
3. Restez à plus d’un mètre de distance d’une personne en communication et évitez d’utiliser votre téléphone portable dans des lieux comme le métro, le train ou le bus pour ne pas exposer vos voisins proches.
4. Evitez de porter sur vous votre téléphone, même en veille, et ne le gardez pas près de vous la nuit.
5. Si vous devez le porter sur vous, assurez-vous que la face clavier est dirigée vers votre corps et la face antenne (puissance maximale du champ) vers l’extérieur.
6. Téléphonez le moins longtemps possible en limitant les conversations à quelques minutes (les effets biologiques sont directement liés à la durée d’exposition) et préférez rappeler ensuite d’un téléphone fixe filaire, et non d’un téléphone sans fil DECT dont la technologie est apparentée à celle des portables.
7. Quand vous téléphonez, changez de côté régulièrement et attendez, avant de placer votre appareil à l’oreille que votre correspondant ait décroché.
8. Evitez d’utiliser votre portable lorsque le signal est faible ou lors de déplacements rapides comme en voiture ou en train.
9. Préférez communiquer par SMS plutôt que par téléphone, vous réduisez ainsi la durée d’exposition et la proximité du corps.
10. Choisissez un appareil avec le DAS le plus bas possible (débit d’absorption spécifique qui mesure la puissance absorbée par le corps). Renseignez-vous auprès de votre opérateur pour pouvoir faire une comparaison.
* David Servan-Schreiber est professeur de psychiatrie à l’Université de Pittsburgh et auteur de 2 grands succès : “Guérir” en 2003 et plus récemment “Anticancer” en 2007 (Editions Robert Laffont).
Isabelle Eustache, journaliste e-sante.fr
http://www.e-sante.be/be/magazine_sante/prevention_dependances/telephones_portables_conseils_proteger-7780-966-art.htm

dimanche 21 septembre 2008

Élections sénatoriales 2008


Le scrutin du 21 septembre concerne 39 départements métropolitains (de l'Ain à l'Indre, le Territoire de Belfort et la Guyane), 4 collectivités d'Outre-mer (Polynésie française, Wallis-et-Futuna, Saint-Barthélemy et Saint-Martin) et les Français de l'étranger (4 sièges). Aux 102 sièges à renouveler s'ajoutent 12 nouveaux sièges à pourvoir. Les effectifs du Sénat passeront ainsi, au terme de ce renouvellement, de 331 à 343.
Les sénateurs sont élus, dans chaque département ou collectivité, par un collège composé des députés, des conseillers régionaux, des conseillers généraux et de délégués des conseils municipaux. Ces derniers représentent 95 % du corps électoral.
Les nouveaux sénateurs, élus pour six ans, seront choisis entre 754 candidats. 42 sénateurs ne se représentent pas.
La gauche, grande gagnante des municipales et cantonales de mars 2008, désormais majoritaire dans les collectivités territoriales (20 régions sur 22, 58 départements sur 100), devrait gagner, selon le numéro 1 du PS, François Hollande, "de 10 à 15 sièges". Mais l'équilibre politique de cette assemblée qui n'a jamais connu d'alternance politique sous la Vè République ne devrait pas changer.
Actuellement, la droite compte 159 UMP, 30 Union Centriste, 10 radicaux de droite et 6 non inscrits. Dans ce scrutin 56 UMP, 4 centristes, un non-inscrit et 5 radicaux de droite sont renouvelables.
La gauche compte 90 membres du groupe socialiste, 5 Verts, 23 communistes (CRC) et 7 radicaux de gauche. 29 PS, 3 PRG, 3 PCF sont renouvelables.


La position des Verts pour cette élection, est de présenter des candidats partout où cela est possible ; Pour Michel Bock (délégué national aux élections), "Cette position est une position nationale suite au refus du Parti socialiste de trouver un accord avec les Verts. Nous avons regretté la position du PS malgré tous nos efforts pour trouver un accord qui respecte le pluralisme à gauche."

mardi 16 septembre 2008

16 septembre - Journée internationale de la protection de la couche d’ozone


Le Protocole de Montréal réglemente depuis le 16 septembre 1987 les substances qui provoquent destruction de la couche d’ozone et contribuent aussi à l’effet de serre. Depuis 1995, le 16 septembre a été déclaré par l’ONU “Journée internationale de la protection de la couche d’ozone”.
La couche d'ozone protège notre planète : cet ozone stratosphérique, lorsqu'il rencontre la lumière, filtre la plus grande partie du rayonnement ultraviolet du soleil, tant redouté en période estivale. Ces rayonnements sont nocifs pour les organismes vivants. Ils peuvent causer, chez les hommes, des cancers de la peau ou des cataractes et fragilisent également les espèces végétales. La couche d'ozone, telle un parasol géant épais de 20 km, est donc essentielle au développement de la vie sur la Terre et à son bon fonctionnement.
C'est en 1902 que la couche d'ozone est identifiée pour la première fois. Cette découverte enthousiasme les chercheurs. Mais c'est seulement en 1985 que des scientifiques britanniques découvrent par hasard le trou de la couche d'ozone : ils constatent en fait une diminution du contenu de l'ozone dans la stratosphère. Cette diminution est telle qu'ils pensent tout d'abord à un dérèglement de leurs instruments de mesure.
En réalité, il ne s'agit pas d'un trou dans la couche d'ozone, mais d'un amincissement. Cet amincissement peut être causé naturellement : on sait par exemple aujourd'hui que les éruptions volcaniques peuvent aussi causer des pertes d'ozone. Ce phénomène est temporaire, car le chlore se dissout dans l'eau et disparaît de l'atmosphère sous l'effet de la pluie. Mais l'altération de la couche d'ozone s'explique principalement par les activités humaines, et notamment l'emploi encore très récent des chlorofluorocarbones (CFC), présents dans les réfrigérateurs, mousses ou solvants. En se décomposant, ils libèrent du chlore, qui lui détruit l'ozone. Un seul atome de chlore détruit plus de 100 000 molécules d'ozone. Or ces composés ont une durée de vie très longue, estimée entre 50 et 100 ans. Et même si de nombreux pays ont sensiblement réduit ces produits, les pays émergeants quant à eux les utilisent de plus en plus.
Au-dessus de l'Antarctique, le continent le plus pur de la planète, se tient le célèbre trou de la couche d'ozone. Le trou surplombe le Mont Erebus, un volcan actif culminant à 3 794 m. La communauté scientifique s'inquiète aujourd'hui de l'agrandissement de ce dernier, dont elle estime la superficie à 28 millions de km², une surface égale à cinquante fois la France (au printemps 2000, cette taille a atteint son record, soit 28,3 millions de kilomètres. La zone périphérique affectée s'étend même jusqu'à la pointe méridionale de l'Amérique du Sud).
Mais pourquoi le trou d'ozone est-il aussi vaste au-dessus de l'Antarctique, le continent le moins peuplé du monde, où les effets chimiques et industriels ne peuvent être mis en cause ? La couche d'ozone est sensible au froid intense et à la rigueur de l'hiver antarctique. La destruction de l'ozone est la plus importante au pôle sud : les températures stratosphériques très basses en hiver créent les nuages stratosphériques polaires. Les cristaux de glace qui y sont formés fournissent de grandes surfaces qui favorisent la déshydratation et la dénitrification de l'air dans la stratosphère. Les réactions chimiques s'accélèrent sous l'action de la lumière du soleil, libérant alors le chlore. Les conditions climatiques de l'Antarctique favorisent ainsi la réduction de la couche d'ozone. Mais ce phénomène peut être inversé : en 2002, des températures anormalement chaudes avaient contribué à réduire le trou, qui était tombé à 15 millions de km². Au printemps austral, le trou s'agrandit donc pour se réduire considérablement quelques mois après.
Afin de faire face à cette situation qui pourrait devenir à terme très dangereuse pour la planète, de nombreuses solutions existent : la réduction des chlorofluorocarbones, premiers responsables de la pollution atmosphérique (auquel il faut ajouter le bromure de méthyle utilisé dans la fumigation des sols et des espaces agricoles et autres produits toxiques), est un pas important, entamé par le Protocole de Montréal, qui devrait se solder par l'élimination complète de ces substances chimiques. Cette mesure se traduit déjà par des résultats très encourageants : le rythme de diminution de la couche dans la haute stratosphère a été divisé de moitié à partir de 1997.
Si on réussissait progressivement à ne plus se servir de tous les produits chimiques nocifs pour la couche d'ozone, celle-ci se rétablirait d'elle-même. Beaucoup de chercheurs pensent en effet que l'équilibre stratosphérique peut être atteint très rapidement par l'arrêt complet des chlorofluorocarbones. Les responsables des différents pays préfèrent un dénouement moins radical, plus compatible avec leurs activités industrielles respectives : leurs dispositions visent à permettre à la couche d'ozone de se rétablir complètement aux environs de 2050.

[à noter que la valeur normale pour la concentration d'ozone est de 350 DU]
Plus d'informations sur la Journée internationale pour la protection de la couche d'ozone sur le site du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) à http://ozone.unep.org/french/Events/7C_ozone_day_home.shtml
(illustration : Laila Nuri, Indonesia, winner of UNEP Painting Competition 1998)

jeudi 11 septembre 2008

Se remettre au vélo


Peu de modes de transport cumulent autant de vertus que le vélo.
Allié de votre santé (une demi-heure de pédalage quotidien, et le risque d’accident cardiaque chute de 50%), décongestionneur de ville de premier ordre, affichant “zéro” au compteur de la pollution atmosphérique et du réchauffement de la planète... Des performances supérieures à celles des transports en commun les plus “verts”. De plus, la vitesse moyenne d’un vélo, en centre-ville, est de 14 km/h… contre 18 km/h pour la voiture. Si l’on tient compte du temps qu’un conducteur consacre à chercher à se garer, le vélo est vainqueur ! Pourtant, la bicyclette de ville décolle à peine en France. Trois facteurs, selon les associations, dissuadent encore les cyclistes urbains potentiels. Démentis.
Non, le vélo n’est pas plus dangereux que la voiture ! Il n’est pas forcément plus fatigant, et se montre parfois aussi rapide. Autant de raisons qui nous incitent à réviser nos a priori sur la bicyclette en ville.
Pas plus d’accidents à bicyclette
La peur de l’accident est en partie injustifiée, puisqu’il n’y a, proportionnellement, pas plus d’accidentés cyclistes que chez les automobilistes ou les piétons. Comment réduire cet aléa ?
- Augmentez votre visibilité. Pensez à vous doter d’accessoires : gilets fluo, drapeaux, petits “écarteurs” latéraux... Tout est bon pour attirer l’attention des automobilistes. L’éclairage qui équipe la plupart des vélos se révèle généralement de qualité insuffisante, surtout sur les modèles bon marché. N’hésitez pas à le compléter ou à le remplacer.
- Formez-vous aux déplacements urbains. Plusieurs associations ont mis sur pied des vélo-écoles. Il s’agit de faire exécuter aux débutants quelques trajets en petit groupe avec un accompagnateur, qui indique comment aborder un giratoire, virer à gauche, etc. Très important : évitez de trop serrer à droite, histoire d’éviter le coup de la portière que l’automobiliste ouvre brusquement et de dissuader les voitures de dépasser lorsqu’il y a du monde en face !
Le vol n’est pas inévitable
Quelque 400 000 bicyclettes sont volées annuellement, l’équivalent de 15 % des ventes de vélos neufs. Là encore, équipez-vous.
- Ne mégotez pas sur la qualité de l’antivol. Un simple câble, très facile à sectionner avec une pince coupante, est inefficace. Les antivols à barreau en “U” peuvent réduire le risque d’un facteur 10, selon les associations. La Fédération française des usagers de la bicyclette (FUBicy) teste d’ailleurs les antivols du marché, en utilisant les outils des voleurs, et publie chaque année son palmarès dans sa revue, puis sur son site Internet.
- Recourez au marquage. Il existe depuis 2 ans un dispositif de tatouage des bicyclettes par gravure sur le cadre, qui gêne les revendeurs indélicats : pour vérifier si la bonne occasion n’est pas un vélo volé, il suffit de se connecter sur le site de la FUBicy (voir Plus d’info ci-dessous), qui fournit aussi la liste de la quarantaine de villes qui possèdent des points de marquage, souvent dans les “vélostations” ou les maisons du vélo. L’opération coûte en moyenne 5 euros.
Pas besoin d’être un athlète
La peur de ne pas être physiquement à la hauteur freine plus d’un candidat à la petite reine. La difficulté est presque toujours surestimée, les opérations de mise à disposition de vélos bon marché, comme Vélo’v à Lyon, l’attestent : de nombreux citadins s’y mettent définitivement après un essai. En un an, dans la capitale rhônalpine, le nombre de cyclistes a ainsi augmenté de 30 % ! Si, au-delà de 10 km, les trajets peuvent nécessiter des qualités sportives, en deçà, ils sont à la portée de tous.
Yves SCIAMA - 60 millions de consommateurs/HSD Consommer Vert n°128 -
http://www.60millions-mag.com/page/

vendredi 5 septembre 2008

Déchets : collecte des piles et des batteries usagées

En 2007, 28 700 tonnes de piles et 4 939 tonnes d'accumulateurs portables ont
été déclarées mises sur le marché, selon l'Observatoire piles et accumulateurs. En 2006, 8 769 tonnes de piles ont été collectées, 1 595 tonnes d'accumulateurs portables, soit un taux de collecte respectif de 30,5% et 25,6%. Si la collecte des piles a progressé de 11% par rapport à l'année précédente, la collecte d'accumulateurs n'a connu qu'une légère augmentation. Et si l'objectif de collecte des piles et accumulateurs portables fixé par la directive européenne 2006/66/CE pour 2012 est déjà atteint, la stagnation du taux de collecte national autour de 30% depuis plusieurs années laisse présager des difficultés pour atteindre 45% en 2016 si aucune mesure supplémentaire n'est prise, selon l'observatoire. La collecte des piles et accumulateurs n'échappe pas à la tendance générale française de stagnation de la collecte des déchets… Pourtant, aujourd'hui, plus de 50% d'un accumulateur peut être extrait et réintroduit dans un nouveau produit. [...]
Lire la suite sur
http://www.actu-environnement.com/ae/news/collecte_piles_batteries_accumulateurs_5365.php4

mercredi 27 août 2008

Arrêt sur image (1) - Jean-Louis Bianco et Serge Gloaguen prêts à œuvrer ensemble ?


Ceux qui n’auraient pas lu la légende figurant dans cet article de la Provence du 16 juin, pourraient peut-être reconnaître sur la photo Jean-Louis Bianco et Serge Gloaguen.

Compte tenu des sentiments du premier à l’égard du second depuis les dernières élections, l’idée d’être “prêts à œuvrer ensemble” sur l’aménagement du territoire paraîtrait presque surréaliste.
On serait tenté de dire alors que la sagesse aurait repris le dessus sur les sentiments, enfin !
Et ce, quelle que soient les “alternances politiques” pour “mettre sur pied des projets communs” car nous avons “intérêt à nous mutualiser sur certains dossiers”…

Malheureusement, nous n’en sommes pas encore là dans le pays dignois car ces bonnes intentions affichées par le président du Conseil Général 04 s’adressent seulement, pour l’instant, à son alter ego des Hautes-Alpes, comme le précise l’article.
Mais tout cela pourrait bien évoluer dans l’avenir avec un peu de bonne volonté… car il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis.

lundi 14 juillet 2008

AG régionale des Verts, le dimanche 6 juillet à Digne-les-Bains




Plus de 100 participants venant des 4 coins de la région étaient présents à cette assemblée afin de procurer aux Verts PACA les moyens d’une gestion saine et efficace et donner ainsi un nouvel élan à notre parti.


Après le bilan effectué par les délégués nationaux, le point important de cette réunion a consisté à la présentation d’une motion d’orientation portée par un groupe de militants issus de tous les départements de PACA.

Cette motion intitulée “Une région verte et vivante… c’est possible !”, était défendue notamment par Philippe Berrod et a été approuvée à une très large majorité par l’assemblée.





Le premier objectif va consister désormais à mettre en place un conseil d’administration et une nouvelle structure en appui aux groupes locaux pour pouvoir intervenir sur les grands dossiers régionaux (transport, énergie, développement durable, etc.).

Sur le plan politique, les objectifs sont d’animer le débat au niveau régional et de créer des moments de réflexion et d’élaboration collective de projets, d’actions et de discussions écologiques tournées vers l’extérieur avec, en ligne de mire, les prochaines échéances électorales : élections européennes puis élections régionales de 2010.


Au final, cette réunion a été surtout une journée de pratique démocratique, comme les Verts en ont le secret, avec de la réflexion et du débat, ainsi que de la convivialité notamment lors du pique-nique champêtre organisé en milieu de journée.

mardi 1 juillet 2008

Déchets, d’un bout à l’autre de la chaîne...


Que nous le voulions ou non, nous sommes tous des producteurs de déchets… des pollueurs en puissance. Ainsi à l’echelle nationale, entre 400 et 500 kg d’ordures ménagères sont rejetées chaque année par chacun de nous ; parmis ces déchets, on trouve de façon variable selon les études : plus d’1/3 de matières biodégradables, 25 % de papiers, 10 % de verre et 15 % de plastique. Dans cette poubelle type, 20 % seulement des déchets font l’objet d’un recyclage ou d’une valorisation matière et 80 %, soit 350 kg, sont enfouis ou incinérés. Peut-être devrions-nous commencer par produire moins d'emballages inutiles !... À Digne-les-Bains, nous faisons encore mieux, si on peut dire, puisque sur les 472 kg par habitants de déchets produits chaque année, moins de 9 % sont recyclés !
Si nous ne voulons pas multiplier les incinérateurs et les décharges avec les nuisances que cela comporte, il nous faut favoriser les filières de recyclage. Il est donc important pour chaque citoyen de trier les déchets (déchets biodégradables à composter, verre, papier, emballages, etc.).
L’aspect positif du tri écologique des déchets est la responsabilisation du citoyen, qui trouve là un moyen simple de contribuer à la bonne gestion de sa collectivité et à la préservation de son environnement, en prenant conscience du fait qu'un geste individuel, aussi anodin soit-il, peut avoir des retombées globales (écologiques et économiques). Une prise de conscience qui ne peut être que salutaire. Par ailleurs, la mise en place de la sélection des déchets crée de nombreux emplois, aussi bien au niveau de la collecte, du traitement que du recyclage.
Le poste d'opérateur de tri dans les centres de tri des déchets issus de la collecte sélective fait partie de ces ''nouveaux'' ou tout du moins assez récents métiers. L'opération consiste à sélectionner visuellement l'objet à trier sur un tapis roulant (bouteille en PVC ou en PET, journaux, magazines...) et à le mettre dans un bac qui se trouve soit en face (tri frontal) soit sur le côté du poste de travail (tri bilatéral). Ainsi en une heure, près de quatre tonnes de déchets peuvent être triées. Poste de travail clé pour le développement du recyclage des déchets, l'opérateur de tri est exposé à des risques professionnels de mieux en mieux identifiés.
Exemple avec le centre Val Vert Tri qui s'est penché sur la question de la pénibilité à
http://www.actu-environnement.com/ae/news/conditions_travail_operateurs_tri_val_vert_tri_5181.php4.
Malgré la mise en œuvre progressive de la collecte sélective des déchets et de leur recyclage quand cela est possible, les solutions appliquées sont très éloignées d'un tri optimal. Une étude de rentabilité des circuits de recyclage montre qu'en fait les déchets ménagers ne devraient pas être triés selon 4 catégories (verre, emballages, papier, autres déchets), mais selon 15 catégories distinctes : emballages en plastique souple (polyuréthanes), emballages en plastique dur (PVC), emballages en plastique imprimé et emballages en papier alimentaire, journaux/magazines/catalogues/annuaires/prospectus, cartons gris et marrons, verre blanc, verre coloré, récipients et objets en aluminium, boîtes de conserve en fer blanc, autres métaux (sauf fer et aluminium), emballages en polystyrène, piles, déchets organiques (restes alimentaires), tissus/vêtements/fils/fibres, autres déchets (couches-culottes, lingettes, déchets mixtes inclassables). Il est d'ailleurs à noter que la récupération de piles suit un circuit différent du traitement des autres déchets. Les conteneurs destinés à les récolter sont de plus en plus nombreux, surtout dans les boutiques qui vendent des piles et dans les centres commerciaux. Cette distinction en 15 catégories ne concerne que les déchets ménagers courants. On pourrait ajouter à cette liste les déchets industriels qui tendent de plus en plus à être produits par des particuliers, par exemple les cartouches d'encre et les toners de poudre usagés ou les batteries de voiture, pour lesquels existent des circuits de récupération et de recyclage relativement confidentiels.
Ne pas jeter un produit polluant est un geste qui nécessite une attitude responsable et consciente de la part de l'usager, mais encore faut-il que les structures mises à sa disposition lui facilitent la restitution des produits à recycler, ce qui n'est malheureusement pas toujours le cas. En France, le manque d'homogénéité fait que d'une ville à l'autre, le tri est différent. Ainsi, un déchet sera-t-il récupéré dans l'une, et refusé dans l'autre. À partir de là, c’est à chacun de vouloir s’impliquer (compostage, tri, etc.) ou pas…

dimanche 15 juin 2008

Des pluies inégalement réparties sur la France


Comme l’illustrent les récentes inondations survenues dans de nombreux départements, la France affiche depuis le mois de mars un bilan pluviométrique des plus contrastés. La majeure partie du territoire métropolitain a ainsi connu de fortes précipitations au cours du mois d’avril, allant jusqu’à afficher 2,5 fois la pluviométrie mensuelle moyenne en Alsace et dans l’Ouest du Massif Central. Démentant cette tendance générale, sur les côtes normandes et l’extrême Nord du pays, de même que sur les côtes landaises et les Pyrénées, les pluies sont restées inférieures à la normale. Les plus touchés par le manque d’eau restent le Languedoc-Roussillon et la Corse, lesquels ont accusé un déficit supérieur à 50 %.
Or, si le surplus d’eau a de lourdes conséquences, la pénurie pose elle aussi quelques difficultés, avec en tête de liste le ravitaillement des réserves phréatiques. Actuellement, le bilan des pluies dites “efficaces” (1), destinées à réapprovisionner les nappes phréatiques, est largement négatif. Etabli sur la période comprise entre le 1er septembre et le 1er mai 2008, l’état des lieux fourni par le Bulletin National de Situation Hydrologique (2) montre que les précipitations efficaces sont déficitaires sur la quasi totalité du territoire. Des déficits supérieurs à 25 % ont ainsi été enregistrés en Aquitaine, sur le pourtour méditerranéen et l’Ouest de la Corse, et dans le Nord, Nord-Est et Sud-Est de la région parisienne. Ils atteignent les 80 % pour la côte basque et les Pyrénées orientales. Au final, seules quelques rares régions comme l’Est du bassin parisien, le Nord-Est de la Bretagne et l’Est de la Corse sont légèrement excédentaires par rapport à la normale des précipitations efficaces.
Mais alors que la fin du printemps clôt la période propice au réapprovisionnement des nappes, les répercutions de ces déficits sont plus que jamais d’actualité. Présentant des niveaux inférieurs à la normale, les nappes phréatiques les plus importantes souffrent à l’heure actuelle d'un réel manque d’eau. Parmi les principales concernées, on compte la nappe de calcaire de Champigny, l’une des plus exploitées d’Ile-de-France, celle de la Beauce, ainsi que de nombreuses en vallée du Rhône.
En baisse continue depuis ces cinq dernières années, celles-ci avaient pourtant amorcé une faible remontée début janvier. Mais elle s’est révélée insuffisante pour compenser le manque passé et permettre un retour à une situation normale. Il en va de même pour les précipitations excédentaires du début de printemps qui, bien qu’à l’origine d’un prolongement de la recharge des nappes, n’ont pu renverser la vapeur. En conséquence de quoi, la contribution des pluies efficaces à la reconstitution des réserves phréatiques reste déficiente pour près de la moitié des réserves souterraines. A l’approche de la saison estivale, ce bilan préoccupant devrait relancer la problématique de la gestion des réserves d’eau disponibles.
Aussi, si la situation s’est améliorée au regard des chiffres de 2007 relevés à la même période, elle n’en est pas pour autant satisfaisante, tout particulièrement pour le Roussillon et certains sites de la vallée du Rhône où les carences en eau se sont accentuées.
Cécile Cassier 03/06/2008 in
http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3176
Illustration © BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières)
1- Les pluies efficaces représentent ce qui reste des précipitations totales après évapotranspiration. Elles alimentent les nappes phréatiques soit par infiltration, soit par écoulements superficiels.
2- Le
Bulletin National de Situation Hydrologique est consultable sur le site Eaufrance. Il rassemble un ensemble de cartes commentées illustrant l’évolution mensuelle des ressources en eau.

jeudi 5 juin 2008

12e édition de la Fête du vélo les 7 et 8 juin 2008

La 12e édition de la Fête du vélo, sur le thème “Tous à vélo” se déroulera les 7 et 8 juin
2008 dans toute la France.
À Digne, ce week-end plus particulièrement consacré à la “petite reine” aura pour point d’orgue la "vélo-parade" qui partira de la mairie à 14 heures le samedi 7 juin.
Il s'agit d'une déambulation dans les rues de Digne pour porter les couleurs du vélo urbain. Ce mode de déplacement alternatif, économique et convivial bon pour la santé et l'environnement ne demande qu'à être conforté, à la lumière de l'actualité économique et environnementale et du Plan de Déplacement Urbain que nous souhaitons mettre en œuvre dans notre belle cité préfectorale.
Dans toute le France, la
Fête du Vélo est pour tous les acteurs locaux -collectivités territoriales, associations d'usagers et de défense de la bicyclette, fédérations de clubs cyclistes et sportifs, professionnels de l'industrie du cycle... contribuant à développer la pratique du vélo- l'occasion de promouvoir et de valoriser leurs actions et initiatives dans ce domaine : intermodalité, mobilité scolaire, aménagements d'itinéraires et de stationnement des vélos, voies vertes, plans de déplacements d'entreprises…
Le Comité de Promotion du Vélo a l'ambition que l'édition 2008 incite encore davantage à la pratique du vélo pour tous et valorise ses atouts : efficace, rapide, agréable, bon pour la santé, économique, ludique, cyclotouristique et cyclosportif...
Plus de renseignements disponibles à
http://www.feteduvelo.fr/Les-membres-du-Comite-de-Promotion-du-Velo/0061.html

mardi 3 juin 2008

Le Jardin des papillons sur France3 Méditérannée



Le magazine Priori Terre sur France3 Méditérranée traite d’initiatives et projets exemplaires en matière de développement durable ; le numéro du 25 mai porte sur le Jardin des papillons de Digne-les-Bains où 126 espèces, soit la moitié des espèces diurnes françaises, se cotoient sur un hectare. Même dans les milieux les plus protégés du territoire métropolitain (parcs nationaux, réserves biologiques…) il est illusoire d’observer autant d’espèces sur un périmètre aussi restreint.
Ce constat prouve que, dans un environnement favorable, le travail de la terre par une action humaine ciblée et raisonnée permet non seulement de conserver la biodiversité, mais de l’enrichir.
Cette diversité démontre également que toutes les espèces observées sont présentes dans les environs et/ou sont venues s’installer, attirée par une flore variée. Aucune n’a été introduite. On estime à une vingtaine le nombre d’espèces simplement de passage et qui ne se reproduisent pas dans le jardin…
Voir le Priori Terre du 25 mai “Quand les ailes du papillon…” sur
http://jt.france3.fr/regions/popup.php?id=marseille_prioriterre&video_number=0

Pour les visites guidées du Jardin des papillons sur le site de la Réserve Géologique de Haute-Provence : en mai, sur réservation du lundi au vendredi / en juin, 7j/7 sur réservation / en juillet, visites guidées tous les jours à 11h, 14h30 et 16h / en août, visites guidées tous les jours à 10h, 11h30, 14h30 et 16h / en septembre, sur réservation du lundi au vendredi.
Tous les renseignements disponibles sur le site du Jardin des papillons à
http://www.proserpine.org/accueil.htm

vendredi 30 mai 2008

Bientôt des champignons génétiquement modifiés pour produire des agrocarburants ?


Pour dégrader toute sorte de matière végétale en sucres facilement transformables en alcool, les champignons semblent prometteurs. Le Trichoderma reesei dont le génome vient d’être décodé pourrait ainsi permettre la production d’agrocarburants.
Dans un contexte de défiance envers les carburants produits à partir de denrées alimentaires comme le maïs ou la betterave, les recherches sur les agrocarburants de seconde génération fabriqués à partir de n’importe quelle matière végétale se poursuivent. Certaines recherches cherchent à diversifier la ressource. Le projet SHAMASH de l'institut national de recherche en informatique et en automatique (INRIA) travaille par exemple sur une production à partir de microalgues autotrophes. Ces microorganismes peuvent accumuler jusqu'à 50% de leur poids sec en acides gras, permettant d’envisager des rendements à l'hectare supérieurs d'un facteur 30 aux espèces oléagineuses terrestres. D’autres équipes se concentrent sur la technique et misent par exemple sur la thermochimie pour produire un carburant de synthèse liquide à partir de la biomasse. C’est le cas du CEA en France qui en coordination avec l’Institut français du pétrole mène le projet Biocarb. Certains travaux sont quant à eux axés sur les moyens de dégrader la cellulose afin d’élargir les sources possibles de biomasse et dans cette voie les microorganismes semblent prometteurs.
Un champignon en particulier a attiré l’attention des scientifiques du laboratoire Architecture et fonction des macromolécules biologiques (CNRS/Universités de la Méditerranée et de Provence).

Le champignon filamenteux Trichoderma reesei est en effet très efficace pour dégrader les végétaux grâce à une batterie d’enzymes : des cellulases. La lignocellulose est en effet la matière première végétale la plus abondante. D'un point de vue chimique, les celluloses sont des réseaux de chaînes formées de maillons élémentaires : des sucres. Mais pour transformer la cellulose en éthanol, il faut tout d'abord la séparer de la lignine. Certains champignons comme le Pycnoporus cinnabarinus sont à ce titre particulièrement étudiés pour cette étape. La cellulose peut ensuite être hydrolysée en sucres. Grâce à sa batterie d’enzymes très efficace, Trichoderma reesei est considéré comme le champignon de référence pour transformer la cellulose de la paroi végétale en sucres simples (saccharification) dont il se nourrit. Après fermentation, les sucres simples peuvent être facilement transformés en biocarburants, comme l’éthanol.
Pour aller plus loin dans la connaissance de ce champignon, l’équipe de glycogénomique dirigée par Bernard Henrissat du laboratoire Architecture et fonction des macromolécules biologiques, ont analysé son génome. Les résultats de ces recherches publiés dans le magazine Nature biotechnology*, révèlent contre toute attente que ce champignon ne possède qu’un nombre très faible de gènes codant pour des cellulases (hemicellulases et pectinases), bien moindre que ce qui est trouvé habituellement chez les champignons capables de dégrader la paroi des plantes. D’abord interprétées comme une mauvaise nouvelle, les limitations de cet organisme modèle sont finalement une aubaine. Les scientifiques vont pouvoir chercher quels gènes pourraient être ajoutées au patrimoine du champignon en vue d’améliorer le cocktail enzymatique et obtenir une saccharification plus efficace pour produire du bioéthanol.
Pour la petite histoire, rappelons le champignon filamenteux Trichoderma reesei a été découvert pendant la 2ème guerre mondiale dans le Pacifique Sud, où il était responsable de la dégradation des équipements de l’armée américaine. Aucune toile de coton ne lui résistait. F.ROUSSEL 16/05/2008
http://www.actu-environnement.com/ae/news/champignons_carburants_biomasse_5070.php4
*référence : Nature Biotechnology 26, 553 – 560. Doi :10.1038/nbt1403

Agrocarburants : Les banques montrées du doigt



L’association environnementale internationale Les Amis de la Terre vient de publier un rapport mettant en lumière l’implication des grandes banques européennes dans le financement de la production des agrocarburants en Amérique latine. Les investissements concernent aussi bien la canne à sucre, le soja que l’huile de palme. D’après le rapport, ce sont plus d’une quarantaine d’organismes financiers européens qui ont investi ces dernières années plusieurs milliards d’euros dans ce secteur industriel. Dans le peloton de tête des banques on retrouve par ordre d’engagement : la Deutsche Bank (Allemagne), Barclays (Royaume-Uni) , BNP Paribas (France), HSBC (Royaume-Uni) et UBS (Suisse).

Lors de la présentation du rapport, Yann Louvel, chargé de campagne Finance privée aux Amis de la Terre France a déclaré : “Les agrocarburants constituent un business en plein boom dans lequel les banques françaises ont largement investi alors que des millions de personnes souffrent de la famine et que la destruction de l'environnement se poursuit. Les banques doivent immédiatement stopper leurs investissements dans ce secteur”. L’association profite aussi de cette occasion pour demander à la Commission Européenne de réviser son objectif de 10% d'agrocarburants obligatoires dans les transports d'ici 2020, citant Olivier de Schutter, rapporteur spécial de l'ONU sur le droit à l'alimentation qui a qualifié dernièrement cet objectif d’ « irresponsable ».



Ce rapport illustre, une fois de plus, le double discours de nombreux acteurs économiques qui,
d’un côté mettent l’argument « développement durable » à toutes les sauces dans leurs communications et publicités, et d’un autre côté poursuivent un développement aveugle et destructeur.

Pour mémoire, d’après une estimation du FMI (Fonds monétaire international), les agrocarburants sont responsables pour 70 % de
l’augmentation récente des cours mondiaux du maïs et pour 40 % de celle du soja.

Michel Sage 21/05/2008
http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3152

mardi 27 mai 2008

Biocarburant : le bénéfice à l’usage est nul


Présentés il y a un an comme une solution d’avenir, les biocarburants sont aujourd’hui de plus en plus décriés au fur et à mesure que les conditions de leur production apparaissent (concurrence avec les cultures à vocation alimentaire, déforestation pour acquisition de nouvelles terres, pratiques agricoles destructrices, etc.). En outre, leur bilan global demeure très incertain ; en effet après avoir présenté en 2002 une étude mettant en avant un fort bénéfice des agrocarburants, tant en matière de gaz à effet de serre que de rendement énergétique, l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) est appelée à revoir sa copie.
La première version, confiée au cabinet PricewaterhouseCoopers (PwC), a vu sa crédibilité mise en cause par un audit mené à la demande de l’ADEME et de l’IFP (Institut Français du Pétrole). La méthode de calcul serait inadaptée, en conduisant à affecter aux produits dérivés de la production de biocarburant des coûts énergétiques et environnementaux beaucoup plus importants que la réalité. Autrement dit, l’étude imputerait une partie non négligeable de l’impact de la production des biocarburants à la production d’aliments pour le bétail qui en découle, améliorant ainsi de façon notable le bilan des carburants d’origine végétale.Dans l’attente d’une nouvelle étude déterminant réellement leur bilan environnemental et énergétique global, un éclairage vient d’être apporté quant à leur utilisation. Réalisée par l’Observatoire du Véhicule d’Entreprise (OVE), en collaboration avec l’Union Technique de l’Automobile, du Motocycle et du Cycle (UTAC), cette nouvelle étude permet de comparer les émissions de divers polluants des 4 familles de carburants disponibles sur le marché : essence/E85 (85 % d’Ethanol et 15 % d’essence sans plomb) et gasoil/biodiesel B30 (30 % d’ester de colza et 70 % de gasoil). En outre, les consommations de carburant sont évaluées pour un véhicule milieu de gamme, équipé tantôt d’un moteur essence flex-fuel, tantôt d’un moteur diesel. Pour le véhicule flex-fuel, le test montre des résultats globalement équivalents pour les émissions de CO2 (1), NOx (2) et une combustion un peu plus complète de l’essence que de l’E85. Si pour les émissions de CO (3), l’E85 permet d’obtenir des émissions 2 fois moindres, à l’inverse, en matière de consommation l’E85 nécessite de passer plus régulièrement à la pompe avec une consommation 30 % plus élevée. Pour la motorisation diesel, la comparaison d’un diesel 'pur pétrole' et du mélange B30 montre des résultats quasiment similaires sur tous les points avec un très léger avantage au diesel pur.
Pascal Farcy /
http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3117
En conclusion, même si cette étude est incomplète en n’évaluant pas, par exemple, les émissions très nocives de particules fines du diesel et du B30, elle montre qu’en terme de rejet de polluants les biocarburants n’apportent pratiquement aucun intérêt par rapport aux versions 100 % d’origine pétrolière, alors que dans le même temps leur production pose nombre de problèmes.
1- A faible dose, le dioxyde ce carbone est source de problème respiratoire et notamment un important facteur d’asthme.
2- Le dioxyde d’azote est un gaz irritant qui altère la respiration et favorise les crises chez les asthmatiques.
3- A faible dose, le monoxyde de carbone limite la capacité d’oxygénation des principaux organes et des muscles. Il est particulièrement nocif pour les fœtus.

vendredi 23 mai 2008

l’investissement citoyen dans la production d’énergies renouvelables









Le département possède de nombreuses ressources solaires qui peuvent être valorisées sous forme d’électricité. Ceci représente un potentiel de développement local intéressant. Des initiatives privées se développent, motivées par une logique de rentabilité financière.
D’autres solutions, impliquant financièrement les collectivités locales et la société civile existent. Elles ajoutent à la dimension financière des projets, des préoccupations d’intérêt général.

Les associations Hespul et Nef, qui ont conduit une étude au niveau européen sur des initiatives d’investissements financiers citoyens dans des opérations collectives de production d’énergie photovoltaïque et éolienne viendront témoigner de leur expérience le 31mai, à 14 heures, dans la salle de l’Ermitage.

dimanche 11 mai 2008

Formation jardinage biologique, le 24 mai 2008


Troisième module de la formation Entretenir et faire fructifier son jardin, le samedi 24 mai 2008. Cette séance a pour objectif de permettre aux participants de savoir comment intervenir pour protéger et gérer leurs cultures afin de les faire fructifier en dépit des contraintes de maladies et ravageurs, “mauvaises” herbes, sècheresse, etc.
PROGRAMME
-
La protection des plantes : Face aux maladies et aux ravageurs des végétaux, la prévention fait partie intrinsèque des fondamentaux du jardinage bio. Des moyens préventifs existent, évoqués lors des précédentes séances : jardin diversifié, accueillant pour les auxiliaires ; utilisation maîtrisée des apports d’engrais ; associations et rotations judicieuses... L’application de ces concepts sera de nouveau abordée en faisant un lien précis avec les dégâts à éviter. Restent les cas où il faut pourvoir intervenir : après avoir fait le tour des principaux ravageurs et maladies, les pratiques de traitement respectueuses du vivant (extraits végétaux, et autres produits biologiques...) seront étudiées, pour savoir dans quels cas et de quelles manières les appliquer.
- La gestion des cultures : La fin du printemps voit la prolifération des “mauvaises” herbes pour certaines cultures et l’été fait apparaître les premières préoccupations en matière de tuteurage et d’ombrage et surtout, d’économie d’eau. La formation évoquera comment le paillage en particulier répond à la plupart de ces préoccupations, avec certaines précautions d’emploi. L’étude portera également sur les végétaux les mieux adaptés à la sécheresse et à la concurrence, ainsi que les voisinages les plus favorables.
RENSEIGNEMENTS PRATIQUES
Public concerné, tout adhérent de l’association GESPER intéressé par le jardinage biologique. Intervenante, Christel FERRE, éducatrice technique spécialisée en aménagement rural et paysager. Nombre de participants, 15 maximum. Lieu, Plateforme pédagogique de GESPER (6 rue Lavoisier, ZI Saint Christophe 04000 Digne-les-Bains). Date et horaires, samedi 24 mai 2008 de 9h à 17h (pause déjeuner de 12h à 13h, amener son panier-repas pour le midi. Equipement fourni, matériel de jardinage. Equipement à prévoir, tenue adéquate et de quoi prendre des notes. Rendez-vous, 9h sur le site (covoiturage envisageable auprès de l’association).
Participation aux frais et modalités d’inscription : adhésion
annuelle à l’association (10 €) + participation en fonction des revenus ouvrant droit à une déduction fiscale (égale à 66% du montant des sommes versées dans la limite d'un plafond égal à 20% du revenu imposable pour les particuliers). Possibilité de facilité d’accès à la formation pour les personnes non imposables (contacter l’association Gesper).
Inscriptions et renseignements : GESPER, 04 92 34 33 54 ou gquaglino.gesper@orange.fr
Prochaine séance de la
formation Jardinage biologique : Récolter et préparer l’hiver de son jardin, le 13 septembre 2008.

vendredi 2 mai 2008

Tchernobyl


Il y a 22 ans, le 26 avril 1986, le réacteur nucléaire de Tchernobyl explosait.
Un ouvrage considérable a été publié récemment en langue russe sous la direction du Professeur Alexei Yablokov, à Saint-Pétersbourg, sur les conséquences de cette catastrophe. « L'intérêt et la portée de ce livre de 376 pages en russe, qui contient 826 titres de publications scientifiques dans sa bibliographie, m'ont poussé à l'aider à franchir la barrière linguistique, qui constitue malheureusement l'un des moyens efficaces et gratuits à la disposition du lobby nucléaire pour empêcher que la vérité se fasse jour. Je vous envoie la version réduite, que je viens de traduire, de cet ouvrage, dont l'idée principale est de présenter de façon brève et systématique les résultats de la grande masse des recherches consacrées aux différentes conséquences de la catastrophe de Tchernobyl. Publiées en langue russe ces recherches sont inconnues en occident. Ce livre réalisé par le professeur Yablokov révèle que la lutte n'a pas cessé. Nous nous devons de la soutenir. » Wladimir Tchertkoff

TCHERNOBYL, Conséquences de la catastrophe pour l’homme et le nature de Alexei V. Yablokov, Vassili B. Nesterenko, Alexei V. Nesterenko (2007)

Dure vérité sur la catastrophe de Tchernobyl
L’explosion du quatrième bloc de la centrale nucléaire de Tchernobyl le 26 avril 1986 coupa la vie de millions d’habitants de la planète en deux parties : l’AVANT et l’APRÈS Tchernobyl. La catastrophe de Tchernobyl est un alliage complexe où se confondent aventurisme technocratique et héroïsme de la part des liquidateurs, solidarité humaine et couardise de la part des hommes politiques (qui ont eu peur de prévenir leurs populations de l’énorme risque, multipliant le nombre de victimes innocentes), souffrances des uns et intérêt des autres. […] Les vingt années qui se sont écoulées depuis la catastrophe nous ont clairement démontré que l’énergie atomique recèle bien davantage de danger que les armes nucléaires : le rejet d’un seul réacteur a provoqué une contamination cent fois supérieure à la contamination due aux bombes lâchées sur Hiroshima et Nagasaki. Il est évident aujourd’hui qu’un seul réacteur nucléaire est capable de contaminer dangereusement la moitié du globe terrestre. Il est devenu évident que les habitants d’aucun pays de la planète ne peuvent plus compter sur leurs gouvernements pour les protéger d’une contamination radiologique apportée par le vent on ne sait d’où. […]
La contamination des territoires
Il est nécessaire d’établir le caractère et les dimensions de la contamination causée par Tchernobyl pour évaluer les conséquences de cette catastrophe. Le nuage de Tchernobyl a fait au moins deux fois le tour de la Terre, en laissant des traces principalement dans l’hémisphère nord. […] Combien de personnes ont été touchées par la contamination de Tchernobyl ?
Contamination radioactive

Dans l’ensemble, une grande partie des radionucléides gazeux et aérosols, expulsés du 4ème réacteur de la centrale de Tchernobyl s’est déposée hors des frontières du Bélarus, d’Ukraine et de la partie européenne de la Russie. […] Selon certaines données, l’Europe a reçu 68-89% de radionucléides gazeux et aérosols déposés sur la terre ferme par les nuages de Tchernobyl. Ils se sont distribués de façon extrêmement irrégulière. Pendant les rejets actifs du réacteur (du 26 avril au 5 mai 1986) le vent autour de Tchernobyl s’est déployé à 360°, en conséquence de quoi les rejets radioactifs (composés de radionucléides différents suivant les jours) ont couvert de grandes étendues. […] Les rejets des radionucléides du réacteur en feu ont duré jusqu’à la mi mai. Chaque rejet avait sa propre géographie et composition de contamination. Il n’y a pas de données instrumentales de contamination de tous les pays d’Europe par tous les radionucléides de Tchernobyl, et désormais il n’yen aura plus jamais. Les données calculées (sur 1 km2 en moyenne) ne sont publiées que pour le césium 137 et le plutonium. La contamination par le césium 137 de Tchernobyl a touché tous les pays européens sans exception. […] En résumant sommairement, la contamination radioactive de Tchernobyl a touché près de 400 millions de personnes (205 millions en Europe et environ 200 millions hors de l’Europe), à un niveau de 4 kBq/m2 (0,1Ci/km2) et plus.
Contamination par le plomb
2400 tonnes de plomb selon certaines, et 6720 t. selon certaines autres ont été déversées au cours des opérations d’extinction du réacteur du bloc numéro 4 en feu de la centrale de Tchernobyl. Pendant les quelques jours qui ont suivi, une partie importante de ce plomb a été rejetée dans l’atmosphère suite à sa fusion, à son ébullition et à sa sublimation dans l’incendie du réacteur.
Difficultés pour obtenir des données objectives sur les effets de la Catastrophe
Causes subjectives : 1. secret ; 2. falsification officielle sans retour des statistiques en URSS ; 3. absence d’une statistique fiable en URSS (ensuite, en Ukraine, au Bélarus et en Russie) ; 4. désir prononcé des structures gouvernementales et de l’industrie atomique, ainsi que des principales organisations intergouvernementales compétentes (AIEA et OMS) de minimiser les conséquences de Tchernobyl. […] La situation des liquidateurs est significative à cet égard (leur nombre total s’élève à plus de 800 000). Au cours des premières années après l’accident il a été interdit officiellement d’établir la corrélation entre la morbidité et la radioactivité, en conséquence de quoi les données sur la morbidité des liquidateurs, obtenues avant 1989, on été falsifiées sans retour. […] Ainsi, par exemple, dans le livret militaire de pas un seul (!) des 60 000 militaires en service, qui ont participé aux travaux de liquidation, n’a été enregistré le dépassement de la norme de 25 röntgens, alors en vigueur. En même temps, l’examen clinique de 1100 militaires liquidateurs a révélé chez 37% d’entre eux les symptômes hématologiques de la maladie des rayons, qui indique que ces personnes ont reçu plus de 25 röntgens. […]
La santé de la population
Les premières prévisions officielles des conséquences de la catastrophe de Tchernobyl parlaient seulement de quelques cas supplémentaires de cancer au bout de quelques dizaines d’années. Quatre ans après, ces mêmes personnalités officielles augmentèrent le nombre des cas prévisibles à quelques dizaines (alors qu’il y avait déjà des milliers de malades). Vingt ans après, ces mêmes experts formulent la position officielle de l’AIEA et de l’OMS, selon laquelle le nombre des morts et de ceux qui mourront à cause des maladies provoquées par la catastrophe, s’élèvera à près de 9000, et le nombre des malades à quelques dizaines de mille. Près de 400 millions d’habitants de la Terre ont reçu les retombées de Tchernobyl et peuvent, eux-mêmes et leurs descendants, éprouver les conséquences négatives de l’irradiation ionisante de Tchernobyl. L’analyse de cette modification de la santé dans ses dimensions globales sera la tâche des recherches futures. La présente étude examine plus en détail les données sur la santé des populations touchées de la partie européenne de l’URSS (essentiellement, de l’Ukraine, du Bélarus et de la Russie européenne), au sujet desquelles existe une énorme quantité de publications scientifiques, peu connues en Occident. […] Habituellement, quand on mentionne les conséquences de la catastrophe de Tchernobyl pour la santé des personnes, on pense à l’apparition des maladies cancéreuses. Cependant, quelle que soit leur importance, les maladies cancéreuses sont loin d’épuiser les conséquences médicales de la Catastrophe. Les maladies des systèmes circulatoire et lymphatique sont l’une des conséquences les plus répandues de la contamination radiologique de Tchernobyl chez les enfants et les adultes. Les maladies des organes circulatoires sont l’une des causes principales d’invalidité et de la mort des liquidateurs. […] L’augmentation des maladies des organes respiratoires dans les territoires de Tchernobyl est observée partout. Les maladies des organes respiratoires (cavité nasale, pharynx, trachée, bronches, poumons) constituent l’une des premières conséquences visibles de l’irradiation ionisante, - des hémorragies nasales et irritations de la gorge aux cancers des poumons. Vingt ans après la catastrophe, une grande quantité de données est apparue sur les atteintes génétiques, liées à l’irradiation supplémentaire de Tchernobyl. […] Le perfectionnement des méthodes scientifiques rendra possible un recensement plus complet de ces mutations génétiques. Toutefois on peut dire déjà, qu’en apparaissant dès les premiers jours qui on suivi l’irradiation et en augmentant le risque d’apparition de différentes maladies, la modification des structures génétiques fut la première manifestation dangereuse de la catastrophe de Tchernobyl. Même si l’irradiation de Tchernobyl ne subsistait que peu de temps (comme à Hiroshima et à Nagasaki), ses conséquences se feraient sentir suivant les lois de la génétique statistique pendant au moins une série de générations successives à partir de l’instant de la Catastrophe. L’irradiation de Tchernobyl est génétiquement plus dangereuse que celle de Hiroshima et Nagasaki, tant parce que la quantité des radionucléides rejetés par la Catastrophe dans la biosphère est des milliers de fois supérieure, qu’à cause de la composition des radionucléides. Elle a frappé et frappera les habitants dans des territoires immenses pendant des siècles, en ajoutant de nouvelles atteintes génétiques à celles déjà reçues. Les conséquences génétiques de la catastrophe de Tchernobyl toucheront des centaines de millions de personnes, parmi lesquelles : · celles qui ont subi le premier choc radiologique par les radionucléides de courte période dans le monde entier, en 1986 ; · celles qui vivent, et vivront pendant pas moins de 300 ans, dans les territoires contaminés par le strontium 90 et le césium 137, jusqu’à ce que leur niveau ne baisse jusqu’à celui du fond naturel ; · celles qui vivront dans les territoires contaminés par le plutonium et l’américium pendant des milliers d’années ;· les enfants des géniteurs irradiés pendant sept générations (même s’ils vivront dans des territoires propres).
Contamination de l’atmosphère, des eaux et des sols
Suite à la migration verticale des radionucléides, ceux-ci seront assimilés en quantités importantes par les végétaux, dont les racines se trouvent dans les couches inférieures du sol. Capturés par les racines, les radionucléides qui se sont enfoncés dans le sol, se retrouvent une deuxième fois en surface (dans les parties superficielles des végétaux), et entrent dans les chaînes alimentaires. C’est l’un des mécanismes observés ces dernières années de l’augmentation de la contamination interne de la population dans les territoires contaminés.
Expérimentation de l’emploi d’entéroabsorbants pour l’élimination des radionucléides de l’organisme
Une teneur élevée des principaux aliments de production locale en césium 137 dans les territoires contaminés comporte le danger de l’accumulation d’une quantité dangereuse de radionucléides dans l’organisme humain, principalement chez les enfants. Cette accumulation des radionucléides constitue la cause principale de l’aggravation de la santé des enfants dans les territoires contaminés. Ici ce problème est examiné sur la base de l’expérience obtenue au Bélarus. Comme cela a été montré par Y. I. Bandajevsky et al., à partir de 50 Bq/kg d’accumulation du césium 137 dans l’organisme de l’enfant des altérations pathologiques peuvent apparaître dans les systèmes vitaux (cardio-vasculaire, nerveux, endocrinien, immunitaire), dans les reins, foie, yeux et autres organes, la production de l’immunoglobuline est altérée dans l’organisme. Les études scientifiques effectuée dans le Centre de médecine radiologique d’Ukraine et dans l’Institut de médecine et d’endocrinologie du ministère de la Santé du Bélarus sont arrivées à la conclusion, que l’introduction plusieurs fois par an de produits vitaminés à base de pectine dans la ration alimentaire des habitants des régions de Tchernobyl favorise une élimination efficace des radionucléides incorporés du corps humain.
Conclusion
Des dizaines de tonnes de radionucléides de Tchernobyl, éjectés par le réacteur explosé (leur radioactivité surpasse plusieurs centaines de fois les rejets des bombes atomiques qui ont détruit Hiroshima et Nagasaki), sont tombées, au cours du lointain printemps et de l’été 1986, sur les territoires où vivaient des centaines de millions de personnes qui n’avaient rien à voir avec la dangereuse industrie atomique. […] La vie normale de dizaines de millions de personnes a été perturbée. Des millions de personnes innocentes ont déjà payé de leur santé les erreurs des nucléaristes. Mais pour plus de six millions de personnes, qui habitent encore aujourd’hui dans les territoires dangereusement contaminés (et qui le seront encore pendant de nombreuses dizaines d’années), se pose quotidiennement le problème : comment continuer à vivre ? Dans les territoires contaminés par les dépôts de Tchernobyl il est dangereux de s’occuper d’agriculture, il est dangereux de cultiver les forêts, dangereux de pêcher le poisson et de chasser le gibier, il est dangereux de consommer les denrées produites localement sans contrôler leur radioactivité, dangereux de boire le lait et même l’eau. A ceux qui vivent dans ces territoires (ou qui y ont vécu, ou qui se sont trouvés parmi les liquidateurs) la question se pose de comment éviter la tragédie de la naissance d’un fils ou d’une fille avec de graves affections héréditaires provoquées par l’irradiation ?

Tout ce qui précède est le résumé du “digest” réalisé par Wladimir Tchertkoff ; le résumé français du livre d'Alexei Yablokov (57 pages, mars 2008) peut être obtenu sur demande à vertelectro@lesverts.fr

vendredi 25 avril 2008

Qu'est-ce qu'un OGM ?


Tous les organismes vivants portent dans leurs cellules leur patrimoine génétique. Toutes ces informations sont écrites dans une langue commune à tous les organismes vivants : il y a donc unicité du code génétique de la matière vivante. Pour poursuivre la comparaison avec le langage, on pourrait dire que les individus sont comme des livres, dont les chromosomes seraient les chapitres et les gènes les mots. La modification génétique consiste à modifier un ou plusieurs mots dans le livre. Tout comme les mots, les gènes prennent leur sens dans un contexte, c'est-à-dire en interaction avec les autres gènes, de même que le sens d'une phrase ne dépend pas que du vocabulaire, mais aussi de la syntaxe. Nous commençons, grâce à la génomique, à avoir une maîtrise rudimentaire du vocabulaire : nous connaissons un certain nombre de gènes, avec parfois leur fonction ou l'une de leurs fonctions. Mais nous maîtrisons beaucoup moins bien la syntaxe : on ne peut pas, pour l'heure, choisir précisément où le mot va s'intégrer dans le texte, ce qui pose bien entendu la question de la modification du sens, plus ou moins contrôlée, que va entraîner son insertion. La question est alors de savoir si nous savons juger, après la modification, de la qualité d'ensemble de l'organisme ainsi modifié. Les opposants aux OGM estiment que l'équilibre de l'organisme a pu être bouleversé, sans que l'on s'en rende compte; les défenseurs de la transgénèse jugent au contraire que les altérations majeures de la nature et des propriétés des organismes considérés sont détectables. Une approche politique du dossier est donc nécessaire. […]
Pas de preuve du risque sanitaire, mais impossibilité de prouver son absence
A ce jour, aucune étude scientifique n'a démontré de toxicité des OGM associée spécifiquement à leur nature transgénique. Comme tout produit, certains OGM peuvent provoquer des phénomènes d'allergie chez certains consommateurs. Mais le processus digestif réduit normalement les aliments OGM sans plus de difficultés que les autres. Les OGM autorisés ne présentent donc guère de danger de court terme pour la santé, ce qu'illustre du reste leur diffusion croissante dans le monde, sans la moindre manifestation sanitaire négative à ce jour. Le risque éventuel porterait donc sur le long terme : les substances vivantes ne se réduisent jamais à des résultats absolus et définitifs. Par conséquent, la non-toxicité à court terme n'est pas un argument définitif permettant d'écarter tout effet sériel, c'est-à-dire étendu, diffus et différé, à long terme.
Le débat sur l'ampleur du risque environnemental et sur les moyens de le circonscrire
Le risque environnemental a de multiples facettes ; quoique très limité, il est vraisemblablement plus élevé que le risque sanitaire. On relèvera notamment le risque d'apparition de résistances aux pesticides ou aux herbicides, voire à des antibiotiques, la dissémination involontaire des OGM, et l'éventuelle atteinte à la biodiversité qui en résulterait. Il convient toutefois d'observer d'une part que la plupart de ces risques ne sont pas spécifiques aux variétés végétales obtenues par transgénèse, et d'autre part que, sans pouvoir jamais être éliminés, ces risques peuvent être réduits à des proportions marginales par la mise en place de pratiques prudentes [??????]. Quant à la résistance à des antibiotiques, il faut souligner que les nouvelles constructions transgéniques ne recourent plus à des gènes marqueurs résistants aux antibiotiques.
La nécessité de prendre au sérieux les interrogations de nos concitoyens
Comme l'a montré une étude menée dans cinq pays européens
, le refus des OGM ne tient pas à une insuffisance des connaissances scientifiques de la population, mais au fait que les institutions officielles ne se sont pas réellement préoccupées de répondre aux questions simples et de bon sens que se pose chacun d'entre nous sur les OGM. Le refus des OGM n'est donc pas d'abord le fait de peurs irrationnelles, mais l'expression d'un scepticisme quant à la transparence et l'objectivité de la parole officielle. La confiance ne pourra dès lors renaître que si les institutions tiennent un langage plus sincère, qui reconnaisse notamment les limites des connaissances disponibles et le caractère irréductible du risque théorique. […]

Tout ce qui précède est extrait d’un rapport sénatorial datant de 2003
Qu’est-ce qui a changé aujourd’hui, où après des débats houleux, un projet de loi sur les OGM a dernièrement été adopté par l'Assemblée nationale puis par le Sénat. “La liberté de ceux qui cultivent les OGM bafoue celle de ceux qui les refusent”, n'ont cessé de marteler les députés de l'opposition lors de ces débats.
Pour
Anne Souris, porte-parole des Verts, “ce projet de loi est un échec sur toute la ligne, mis à part quelques petites avancées… On sait bien qu'évincer complètement les OGM est impossible car on ne contrôle pas le vent et cela dépasse les frontières françaises, mais cette loi aurait pu permettre de limiter la contamination OGM et de favoriser la transparence pour le consommateur. Au lieu d'organiser la coexistence des différentes cultures, le texte permet une dissémination de l'OGM partout et protège davantage le circuit OGM et les semenciers que l'intérêt général.”
Pour le Sénateur communiste Gérard Le Cam, “Les Français ne veulent pas d'OGM, ni dans leur assiette, ni dans leurs campagnes, mais vous [les promoteurs du projet de loi] leur dites : « Vous en mangez déjà ! ». Pourquoi, alors, ne pas continuer à respirer de l'amiante, puisque les Français l'ont fait pendant des décennies ? Tout va bien avec les produits Monsanto, à vous entendre, puisque la durée de vie augmente... Monsanto a été le principal producteur de pyralène, polluant organique persistant qui est aujourd'hui interdit et qui est responsable de nombreuses pollutions. Monsanto a également produit l'agent orange, herbicide utilisé pendant la guerre du Vietnam et fortement cancérigène. C'est aussi Monsanto qui produit les hormones de croissance bovine et laitière, que l'Europe a encore la sagesse d'interdire !
À noter, que tout cela fait écho aux 3,6 millions de tonnes de soja OGM que la France importe chaque année pour nourrir les animaux d'élevage que le consommateur retrouve dans son assiette...
Pour plus d’infos,
http://www.actu-environnement.com/ae/news/ogm_adoption_projet_loi_4868.php4 & http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3089

jeudi 27 mars 2008

Menaces d’expulsion sur une famille tchétchène à Digne


Une famille d’origine tchétchène, arrivée en France en janvier 2007 après un difficile périple, est menacée d’expulsion. Cette famille en voie d’intégration a deux enfants scolarisés à l’école Paul Martin et un troisième d’un an, né en France. Ils ont fait une demande d’asile politique qui leur a été refusée et sont actuellement sous le coup d’un arrêté d’expulsion. S’ils sont effectivement reconduits en Russie, chacun peut deviner le sort qui leur est promis, sans doute la mort par…“disparition”. Pour contrer cette procédure, un comité de soutien prend forme à Digne autour des parents d’élèves de la maternelle Paul Martin, de citoyens et de quelques associations comme la Ligue des Droits de l’Homme 04, la FCPE, la FSU, Sud... Le comité appelle tous ceux qui veulent apporter leur aide ou faire partie d’une “chaîne téléphonique d’urgence” à se manifester, simples citoyens, associations, partis politiques, syndicats... Plus largement, les participants ont souhaité créer une antenne du Réseau Education Sans Frontière pour les Alpes de Haute Provence (RESF). La prochaine réunion du comité de soutien aura lieu aujourd’hui, jeudi 27 mars à 18h30 à la l’école maternelle Paul Martin à Digne-les-Bains. Contacts comité de soutien local, représentants de parents d’élèves, Maternelle Paul Martin, 8 av Paul Martin 04 000 Digne-les-Bains. Contacts pour la création de RESF 04, Sylvie Bellancourt représentante FCPE & Thiérry Cuisson SNUipp04. Contacts Ligue des Droits de l’Homme 04, ldh04@ldh-france.org. Il est possible de signer une pétition en ligne à http://www.educationsansfrontieres.org/spip.php?page=envoyer&new=oui&id_article=12414 ou bien de télécharger un formulaire version papier à http://www.educationsansfrontieres.org/IMG/fckeditor/UserFiles/Petition_de_soutien_famille_MATAEV.pdf.

dimanche 23 mars 2008

Monsanto (suite)


Le débat sur les OGM peut il exister ?
En ce moment, Christian Vélot un Enseignant-Chercheur en Génétique Moléculaire à l’Université Paris-Sud se battant pour éclairer le débat sur les OGM, est pénalisé dans son travail avec la confiscation de ses crédits de fonctionnement pour 2008 et 2009 par le CNRS. Ce problème dépasse très largement les débats circulant dans la sphère écologiste. La politique ici à l'oeuvre est emblématique de la soumission croissante de la science aux intérêts des firmes privées, avec les dangers que cela représente pour la démocratie. En effet, les chantiers actuels de la science déterminent les choix de société futurs... Mieux vaut que ces choix restent dictés par des intérêts collectifs. En l'état actuel de l'organisation de la science, de la politique et de l'agriculture, nous avançons assurément vers une société humaine dépendante des firmes pour l'accès à la nourriture. L'enjeu n'est donc pas anodin. Une pétition circule actuellement, pour soutenir ce chercheur sur http://sciencescitoyennes.org/spip.php?article1638. Notre aptitude à nous emparer de "l'affaire Vélot", comme d'un emblème d'une reprise en main de son destin par la société civile, sera déterminante pour l'avenir. Cela n'engage pas que nous mais bel et bien une société et la vision que nous avons de son avenir. Avec à la clé des hommes (nos enfants !) dépendants des puissants pour leurs besoins vitaux comme l'accès à l'eau ou à la nourriture. Ou des hommes libres, parce qu'ils auront su à temps (et c'est maintenant, c'est nous !) reprendre les rênes de leur vie en ne cédant pas au diktat des multinationales de l'agro-alimentaire qui tentent de museler la recherche afin qu'elle n'ébruite surtout pas les dangers qu'il y a à se nourrir OGM, à breveter le vivant, à vivre dans une société où la semence, parce que trafiquée, n'est plus... gratuite ! Cette pétition sera remise fin mars (avec celles de Pierre Méneton et de Véronique Lapides, deux autres lanceurs d'alerte pour lesquels vous trouverez toutes les infos sur le site de Fondation Sciences Citoyennes http://sciencescitoyennes.org/spip.php?rubrique14), juste avant ou juste après le colloque sur les lanceurs d'alerte qui aura lieu le 27 mars au Sénat.

mercredi 19 mars 2008

Merci pour votre confiance


Communiqué - Elections cantonales

"Nous remercions très chaleureusement les électrices et les électeurs qui nous ont fait confiance lors du premier tour des élections cantonales, le 9 Mars dernier. Les résultats obtenus confirment que l’écologie est une préoccupation majeure pour nos concitoyens ; ainsi, les Vert-e-s constituent une composante essentielle de la vie politique de notre département. Notre réussite électorale nous permettra très prochainement de placer l’écologie au cœur de la décision publique..."

Philippe BERROD & Isabelle CASTAGNA
(Canton Digne Ouest)

Colette CH
ARRIAU & Jean-Marc GOMES (Canton Digne Est)

lundi 17 mars 2008

Résultats des Élections du 16 mars 2008


Municipales Digne : Inscrits 11646 / Abstentions 3905 (31,57% inscrits) / Votants 7741 (66,47% inscrits) / Blancs ou nuls 554 (7,16% votants) / Exprimés 7187 (92,84% votants) / Serge GLOAGUEN (DIVG) 4491 (62,49% exprimés) élu, 28 conseillers dont 7 Verts (Colette Charriau, Philippe Berrod, Isabelle Castagna, Jean-Marc Gomès, Anne-Marie Deschamps, Jean-Marc Carboué et Elisabeth Squillace) / Bernard DALL’OSTO (UMP) 1619 (22,53% exprimés) 3 conseillers / Marie-Anne BAUDOUI-MAUREL (DIVD) 1077 (14,99% exprimés) 2 conseillers
Cantonales Digne Est : Inscrits 6803 / Abstentions 2354 (34,60 inscrits) / Votants 4449 (65,40 inscrits) / Blancs ou nuls 446 (10,02% votants) / Exprimés 4003 (89,98% votants) / René MASSETTE (SOC) 2065 (51,59% exprimés) élu / Christian BREMOND (UMP) 1938 (48,41% exprimés)
Cantonales Digne Ouest : Inscrits 9272 / Abstentions 3120 (33,65% inscrits) / Votants 6152 (66,35% inscrits) / Blancs ou nuls 620
(10,08% votants) / Exprimés 5532 (89,92% votants) / Jean-Louis BIANCO (SOC) 3276 (59,22% exprimés) élu / Brigitte BEAUMEYER (UMP) 2256 (40,78% exprimés)

premiers enseignements en vrac par rapport au premier tour
- municipales : report des voix Massette = 310 abstentions (14,53%), 107 nuls (5,01%), 1143 sur Gloaguen (53,59%), 320 sur Dall’Osto (15%), 253 sur Baudoui-Maurel (11,86%)… avec quelques variantes de reports selon les hypothèses…
- Cantonales Digne Est : Votants -183 (-2,69) / Blancs ou nuls +257 (+5,94%) / Exprimés -440 (-5,94%) / René Massette +417 voix / Christian Brémond +744 voix
- Cantonales Digne Ouest : Votants -642 (-6,92) / Blancs ou nuls +309 (+5,50%) / Exprimés -951 (-5,50%) / Jean-Louis Bianco +809 voix / Brigitte Beaumeyer +1006 voix

vendredi 14 mars 2008

Confieriez-vous les clefs de la mairie à cet homme là ?



Pour ceux qui se posent encore la question, jetez un coup d’œil sur ce qui suit…

Rapport de la Chambre Régionale des Comptes de PACA du 3 juillet 2007 sur la gestion de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat des Alpes de Haute Provence pour les années 2001 à 2005
Document de synthèse

Ce rapport a été effectué car la Chambre Régionale des Comptes a été alertée par la situation de déficits répétés de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat des Alpes de Haute Provence entre 2001 et 2005 (ces déficits ayant été comblés par le CFA René Villeneuve qui est une structure rattachée à la Chambre de Métiers et de l’Artisanat).
Le constat qui a été effectué fait état au sens général, d’une gestion comptable de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat très aléatoire, avec notamment :
- pas de comptabilité analytique,
- pas de règlement comptable interne,
- pas de contrôle des comptes par le trésorier,
- encaissement de certaines recettes non authentifiées (salon de coiffure et restaurant d’application) et graves négligences dans le recouvrement des recettes “pouvant ouvrir la voie à des complaisances”,
- pas de contrôle des dépenses (remboursement des frais, etc.),
- augmentations de salaire effectuées sans être soumises à l’Assemblée Générale, voire même dans certains cas au Conseil d’Administration ou au bureau,
- CDD prolongés très au-delà des règles fixées par la loi,
- absence de prise en compte des responsabilités par ceux qui en ont la charge et enfin,
- manque notoire d’organisation des services.

Pour mémoire, les missions de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat sont entre autres, la tenue du répertoire des Métiers, la gestion d’un Centre de Formalités des Entreprises et la formation (apprentissage CFA, formation continue CEFC, stage de préparation à l’installation des artisans). Les effectifs sont de 143 personnes (dont 16 employés pour le siège, 8 pour l’antenne de Manosque, 60 enseignants au CFA, etc.). Le budget de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat est de 2 M€ auquel il faut ajouter celui du CFA René Villeneuve qui est de 16 M€. Conformément aux dispositions du code de l’artisanat, le Secrétaire Général anime, coordonne et contrôle toutes les activités de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat.

Les causes du déficit
Dans sa première partie, le rapport de la Chambre Régionale des Comptes expose différents indices de désorganisations de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat, notamment au niveau du dispositif de gestion. Dans sa seconde partie, il décrit comment a été mise à profit cette désorganisation par certaines personnes avec des écarts hors de proportion visant le Secrétaire Général de l’époque, occupant la fonction de directeur des services de 2000 à 2005, à savoir Bernard Dall’Osto.

Les écarts au niveau des rémunérations
Dans le chapitre intitulé “Un système de rémunération inflationniste”, on apprend que certaines augmentations sont décidées hors du contrôle du Conseil d’Administration et du bureau, très certainement donc par le Secrétaire Général. Les principaux écarts concernent comme par hasard les fiches de paie du Secrétaire Général lui-même, de mai 2003 à mai 2005 (D’autres cadres sont concernés par ces problèmes mais avec des écarts sans aucune comparaison). La chambre décrit le problème de la manière suivante : “… En réalité, le coefficient réel qui sert au calcul de la rémunération s’élève à 950 + (950 x 40 %) soit 1 330 points [= 5 171,50 € / mois NDLR], sans que manifestement le Conseil d’Administration ni même le bureau ne l’aient décidé ou même n’aient été informés.
À la fin de son mandat, le Secrétaire Général s’est fait attribuer une indemnité de départ à la retraite basée sur des cumuls de congés non pris. D’une part, la Chambre Régionale des Comptes a constaté que “le calcul de capitalisation des congés […] sur lequel s’appuie l’indemnité compensatrice est erroné.” Par ailleurs, “le bureau de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat, n’a même pas délibéré sur cette libéralité et […] l’assemblée générale n’en a pas été informée”. De plus, “l’Assemblée permanente des Chambre de Métiers et de l’Artisanat précise par circulaire que les compléments de traitement […] doivent être prévus par un texte législatif ou réglementaire, ce qui n’était évidemment pas le cas.” Dans les faits, cette indemnité a été d’un montant de 49 513,46 €, sans la validation de qui que ce soit.
Concernant la rémunération de Bernard Dall’Osto, d’autres écarts ont été constatés par la Chambre Régionale des Comptes :
- Prime de fin d’année 2004, surévaluée car intégrant l’indemnité compensatrice de congés payés
- Prime de fin d’année accordée en avril 2005

Les écarts au niveau des frais de déplacement et de mission
De très sérieuses anomalies ont été également constatées par la Chambre Régionale des Comptes au niveau des frais de déplacement qui ont “augmenté de 26 % entre 2001 et 2005”. Les causes de ces anomalies sont dues à l’absence de dispositions prévues à cet effet par le règlement intérieur, l’absence de modalités fixées par l’Assemblée Générale et même l’absence de notes de service les organisant. De ce fait, les comptes sont imprécis, les mandats pour le paiement des factures ne sont pas appuyés de pièces justificatives complémentaires, les déplacements sont faits sans ordre de mission. Pour toutes ces raisons, “le contrôle des frais de déplacement s’avère impossible pour le trésorier avant le paiement des mandats”. À titre d’exemple, la Chambre Régionale des Comptes relève à propos des frais de déplacement du Secrétaire Général Bernard Dall’Osto, pour le seul mois d’octobre 2004 (pour un total de 895,20 €) “que l’état produit ne comporte pas d’ordre de mission signé du président de la Chambre de Métiers qui en préciserait la durée ; le motif du déplacement est indiqué d’un sigle sibyllin ; les billets de train ne sont pas joints ni les tickets de métro utilisés ; à l’inverse des factures de bar sont produites qui n’ont pas à être prises en compte et six repas sont annotés pour le congrès d’un seul jour à Paris ; les deux factures de taxi sont incomplètes”. Au total, le remboursement des frais de déplacement et de mission pour Bernard Dall’Osto s’est élevé à près de 24 000 € pour la seule année 2004 et à près de 7 700 € pour les quatre premiers mois de 2005, avec des dépenses de repas et de nuitées dépassant “largement et de façon récurrente” le seuil de prise en charge, avec parfois “le remboursement à tort de repas non pris”. Ces frais ont notamment été réglés par le biais d’une carte bleue professionnelle ayant “même servi à effectuer des retraits en espèces pour couvrir de menues dépenses”. Aucune modalité de recouvrement des dépenses n’étant prévues, le solde du compte de carte est souvent largement débiteur, ce qui a pour effet de générer des agios.
Pour faire bonne mesure, la Chambre Régionale des Comptes constate que la prise en charge par la Chambre de Métiers et de l’Artisanat de la fête organisée pour le départ à la retraite de Bernard Dall’Osto est “dépourvu de base légale”.

En conclusion, la Chambre Régionale des Comptes indique que “dépenses d’ordre privé et dépenses d’ordre public seraient donc à distinguer très clairement par la Chambre de Métiers et de l’Artisanat des Alpes de Haute Provence”.

Tout ce qui précède est une synthèse du rapport de 28 pages d’Observations Définitives sur la Gestion de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat des Alpes de Haute Provence pour les années 2001 à 2005 par la Chambre Régionale des Comptes de PACA. Il apparaît donc de façon évidente dans ce rapport qu’un mode de fonctionnement très archaïque de la structure a permis à un esprit assez mal intentionné tous les écarts. Il est à noter qu’il a été fait obligation au président de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat de présenter ce rapport de la Chambre Régionale des Comptes en assemblée délibérante lors de la plus proche réunion suivant sa réception avec inscription à l’ordre du jour, rapport joint à la convocation adressée à chacun de ses membres et donnant lieu à un débat. “Ce rapport sera ensuite communicable à toute personne qui en ferait la demande en application de la loi n°78-753 du 17 juillet 1978.” Il est ainsi disponible sur Internet depuis le 26 novembre 2007, à l’adresse suivante : http://www.ccomptes.fr/CRC22/documents/ROD/PAR200724.pdf sur le site de la Chambre Régionale des Comptes de PACA, à http://www.ccomptes.fr/CRC22/Productions.html.

Aucune réponse n’a été apportée à ce jour auprès de la Chambre Régionale des Comptes de PACA par les personnes concernées par ce rapport comme c'est normalement l'usage. Il faut noter que les réponses sont mises en ligne par la Chambre Régionale des Comptes sur son site quasiment dès réception.

Week-end électoral oblige, l’animation de notre blog marque une pause. Rendez-vous dimanche dans la soirée, avec une fois encore, les résultats des élections. Bon week-end… et bon vote.

jeudi 13 mars 2008

Ces alliances qui déroutent l'électorat



Ce titre de la Provence (édition du 13 mars 2008) concerne la "tambouille électorale" à l’échelon national autour du MoDem, que la gauche et la droite se disputent pour faire l’appoint de voix au second tour des Municipales.











Au registre des alliances inattendues, nous ne sommes pas en reste à Digne, comme le relate un encadré de ce même journal (voir ci-contre). René Massette a vraiment étudié toutes les hypothèses avant de se retirer, avec semble t’il comme base de négociation, la mairie pour Bernard Dall’Osto et la Communauté de Communes pour lui. Heureusement pour les Dignois, ce petit arrangement entre amis n’a pas abouti. Un "vrai socialiste", comme René Massette n’a pas cessé de se présenter au cours de cette campagne électorale, en tandem avec un as du détournement de fonds, ça aurait été une sacrée ambition en 3D pour Digne-les-Bains !

mercredi 12 mars 2008

élection et au delà...


Les candidats des Verts remercient très chaleureusement les électrices et les électeurs qui leur ont fait confiance lors de ce premier tour des élections cantonales, le 9 Mars dernier. Eh oui, des Verts au Conseil général 04, ça ne sera pour cette fois. Cependant, l’accord qui a été conclus avec le PS pour ne pas faire obstacle a l’élection des candidats de gauche prévoit plusieurs points au travers desquels, le parti écologiste aura apporté sa pleine contribution, ce qui a abouti à un accord politique entre les deux partis sur l’engagement de la future majorité départementale : la réouverture de la liaison ferroviaire Digne / Saint-Auban préalablement au développement des transports collectifs, la mise en place d’une bourse d’aide au déplacements pour les étudiants, l’extension des aides financières sur l'investissement des particuliers au solaire thermique à l’ensemble des énergies renouvelables (solaire, bois, petit éolien), l’engagement autour du SYDEVOM pour augmenter significativement le tri sélectif, l’incitation à la maîtrise de l’énergie par la création d’un Conseil d’Architecture en Habitat Sain. Cet accord a été validé par le président des Verts 04 Christophe Lucas et le secrétaire départemental du PS Gilbert Sauvan.

la Provence 12/03/08


Après avoir étudié toutes les hypothèses, René Massette a annoncé le retrait de sa liste aux Municipales…

lundi 10 mars 2008

Le monde selon Monsanto



Documentaire de Marie-Monique Robin (France, 2007, 1h48mn) Coproduction : ARTE France, Image et Compagnie, Productions Thalie, Office National du film du Canada, WDR. "Je n’ai jamais vu une société qui ait une influence aussi déterminante et à un niveau aussi élevé sur les autorités gouvernementales en charge de la réglementation que Monsanto avec ses OGM." (l’essayiste Jeremy Rifkin). Monsanto, multinationale américaine née en 1901 à Saint-Louis, dans le Missouri, et d’abord spécialisée dans l’industrie chimique, est devenue en un peu plus d’un siècle le leader mondial des biotechnologies, en particulier sur le marché des organismes génétiquement modifiés (OGM). Elle détient les brevets de 90 % du maïs, du soja, du colza, ou du coton transgéniques cultivés dans le monde. Par le biais de rachats successifs, elle est en train de devenir le premier semencier de la planète et à terme, c’est la chaîne alimentaire toute entière qu’elle pourrait contrôler. Mais c’est d’abord avec le Round Up, son herbicide "total" (longtemps estampillé "biodégradable") qu’elle a commencé, à partir de 1974, à conquérir le monde. On lui doit aussi des produits aussi variés que le terrible Agent Orange, massivement déversé sur le Viêt-nam par l’armée américaine, les PCB (pyralène en France, interdit au début des années 80), l’aspartame ou les hormones de croissance (interdites en Europe et au Canada). Monsanto, avertit Marie-Monique Robin, est l’une des entreprises "les plus controversées de l’ère industrielle". "Nourriture, santé, espoir" : sur son site, la firme de Saint-Louis promet une agriculture durable, aux rendements supérieurs, respectueuse de l’environnement. Journaliste d’investigation chevronnée, couronnée du Prix Albert-Londres en 1995, la réalisatrice a décidé de juger sur pièce, y compris en explorant le passé de l’entreprise. Sa première étape la mène à Anniston, en Alabama, où 40 % de la population, majoritairement noire, souffre de cancer. En 2002, Monsanto a été condamnée par la justice à lui verser 700 millions de dollars pour avoir dissimulé pendant des décennies la dangerosité des PCB… Cobayes Implacablement, d’Anniston jusqu’au Paraguay en passant par l’Inde, la Grande-Bretagne ou le Mexique, Marie-Monique Robin collecte des faits aussi alarmants qu’irréfutables et démonte point par point le discours de Monsanto. Elle démontre que, dans le dossier des OGM, les réglementations américaine et européenne ont été directement influencées, sans validation scientifique valable, par des alliés de la firme placés à des postes-clé au sein d’une administration tout sauf indépendante. Elle expose les stupéfiantes méthodes utilisées par la multinationale pour discréditer ses adversaires, mais aussi intimider les agriculteurs à domicile. Elle laisse entrevoir enfin la catastrophe en germe dans les visées hégémoniques de Monsanto sur les semences du monde, dont les paysans indiens ou paraguayens subissent aujourd’hui les conséquences. "On ne devrait pas utiliser les citoyens comme des cobayes." Pour avoir exprimé ses inquiétudes à propos des OGM sur un plateau de la BBC, le biologiste Arpad Pusztaï fut licencié du jour au lendemain. Quelques années plus tard, Le monde selon Monsanto donne une ampleur planétaire à cet avertissement. Diffusion sur Arte le mardi 11 mars à 21h00

dimanche 9 mars 2008

Brut de décoffrage : les résultats des Élections Municipales et Cantonales sur Digne...


Résultats des Élections Municipales Digne : Inscrits 11647 (100,00 %) / Abstentions 3596 (30,87% inscrits) / Votants 8051 (69,13 % inscrits) / Blancs ou nuls 447 (5,55 % votants) / Exprimés 7604 (94,45 % votants) / René MASSETTE (SOC) 2 133 (28,05% exprimés) / Serge GLOAGUEN (DIVG) 3348 (44,03% exprimés) / Bernard DALL’OSTO (UMP) 1299 (17,08% exprimés) / Marie-Anne BAUDOUI-MAUREL (DIVD) 824 (10,84 % exprimés) /// Résultats des Élections Cantonales Digne Ouest : Inscrits 9273 (100,00 %) / Abstentions 2479 (26,73% inscrits) / Votants 6794 (73,27 % inscrits) / Blancs ou nuls 311 (4,58 % votants) / Exprimés 6483 (95,42 % votants) / Mireille JOUZIER-BERGES (FN) 382 (5,89 % exprimés) / Jean-Louis BIANCO (SOC) 2467 (38,05 % exprimés) / Philippe BERROD (VERTS) 1045 (16,12 % exprimés) / Jean-Michel BUHOT (EXG) 148 (2,28 % exprimés) / Gérard ESMIOL (PCF) 909 (14,02 % exprimés) / Ronald GROOTAERS (MODEM) 282 (4,35 % exprimés) / Brigitte BEAUMEYER (UMP) 1250 (19,28 % exprimés) /// Résultats des Élections Cantonales Digne Est : Inscrits 6803 (100,00) / Abstentions 2171 (31,91 inscrits) / Votants 4632 (68,09 inscrits) / Blancs ou nuls 189 (4,08% votants) / Exprimés 4443 (95,92% votants) / Victor BERGES (FN) 235 (5,29% exprimés) / René MASSETTE (SOC) 1648 (37,09% exprimés) / Colette CHARRIAU (VERTS) 626 (14,09% exprimés) / Christian BREMOND (UMP) 1194 (26,87% exprimés) / Frédéric SANTIAGO (MODEM) 252 (5,67% exprimés) / Jacqueline HENNEGRAVE (PCF) 488 (10,98 % exprimés)

vendredi 7 mars 2008

Pause Philo…


Le citoyen-candidat René Massette parle de ses contradicteurs en ces termes : “…ceux qui souhaitent devenir quelqu’un alors qu’ils ne sont personne…”. Quelles sont donc ces personnes qui ne seraient rien ?
Existe-t-il des personnes qui ne sont personne ? Peut-on se targuer d’être quelqu’un quand on prononce de telles sentences ? Jean-Paul Sartre lui répond : “Si je range l’impossible salut au magasin des accessoires, que reste-t-il ? Tout un homme, fait de tous les hommes et qui les vaut tous et que vaut n’importe qui”. Vous qui êtes quelqu’un, ne votez pas pour celui qui vous traite comme si vous n’étiez personne.
Nous allons pouvoir tous méditer sur cette pensée durant la pause du week-end électoral. En effet, la loi nous interdit d’animer ce blog pendant les dernières heures précédant l’élection, jusqu’à la proclamation des résultats du premier tour. Il en est de même pour vos commentaires qui seront mis en attente et débloqués au moment autorisé. Rendez-vous donc dimanche dans la soirée, puisque vous trouverez à cette place, les résultats des votes pour les municipales et les cantonales.
Dans l’intervalle, samedi 8 mars, Journée Internationale des Femmes, avec le beau programme d’animations proposées par Femmes Solidaires (La Méditerranée des Femmes, cf. article du 26 février sur lesverts04.blogspot.com) et, notre playlist comportant une petite sélection d’artistes, chanteuses, musiciennes d’horizons divers. Bon week-end… et bon vote !

Renaud : "Sarko, l’enduro et l’écolo…"







Petite évasion loin de la campagne électorale… sur des thèmes qui n’en sont malgré tout pas éloignés… Il n’y a pas que les élections dans la vie, mais ça compte !

mercredi 5 mars 2008

Jean-Louis Bianco, entre dérapage et rattrapage…


Retour sur la déclaration de Jean-Louis Bianco, le 29/02/08 :
“… une relation de confiance s’est brisée et, par conséquent, le montage des projets ne se fera plus avec l’harmonie qu’il y avait avant…” [entre le conseil général et la mairie de Digne dans le cas de l’élection de Serge Gloaguen NDLR].
Mardi 4 mars, nouvelle précision sur le sujet, de la part du secrétaire fédéral du PS Gilbert Sauvan : “… Il [Jean-Louis Bianco] n’a jamais dit que la ville n’obtiendrait plus de subventions. […] Il ne faut pas dire aux dignois Vous n’aurez plus rien…” (cf. La Provence 05/03, ci-contre).
Que faut-il déduire de tout cela alors ? Que Jean-Louis Bianco pensait avec la première déclaration menaçante, pouvoir faire pression sur l’électorat dignois et que, les retours de l’opinion publique lui ont paru tellement négatifs pour lui qu’il a jugé nécessaire de convoquer la presse pour faire cette volte-face ? Cela est assez semblable à la mésaventure de Nicolas Sarkozy avec là aussi, la déclaration de propos déplacés que l’intéressé à tenté ensuite de rectifier par personne interposée. Avec Jean-Louis Bianco, la méthode est identique, puisqu’il convoque une conférence de presse, à laquelle il se fait représenter, pour faire dire cela... et quasiment rien d’autre. Quelle est la fiabilité d’un tel représentant politique qui n’assume pas ses déclarations en faisant croire qu’il a été mal compris ? Si cela était vrai, quel est donc le sens du propos initial ? Peut-être que cela n’avait aucun sens caché et qu’il s’agissait alors juste de parler pour ne rien dire. On accorde décidément beaucoup d’importance à de tels propos… et hélas à ceux qui les déclarent.

mardi 4 mars 2008

Vers les 100 euros le baril...


Pour la première fois, le cours du baril de pétrole à New York a clôturé au-dessus des 100 dollars. Cela fait plus de cinq ans que les prix montent. Aveugles à ce signal clair, les dirigeants économiques et politiques du monde continuent de gouverner sans souci de la catastrophe énergétique imminente : prix croissants, pénuries, inflation, troubles sociaux, famines... Nous entrons dans une nouvelle époque où la question de l’approvisionnement en énergie dominera toutes les autres. Malgré nos alertes, les beaux parleurs ont continué de rassurer nos concitoyens en niant tout problème d’approvisionnement et en laissant entendre que les prix du pétrole baisseraient. Plus d’investissement, plus d’exploration, plus de technologie devaient résoudre le problème par la production de plus de pétrole. Mais non, les compagnies pétrolières ont beau forer plus de puits, injecter plus d’eau ou de gaz pour maintenir la pression dans les champs pétroliers, explorer de nouvelles régions, la production mondiale stagne depuis plusieurs années et s’apprête à décliner irréversiblement. La mer du Nord, l’Alaska, le Mexique sont en décroissance. L’OPEP elle-même, qui se réunira le 5 mars prochain, a-t-elle les capacités d’accroître sa production ? Nous en doutons. Néanmoins, la demande mondiale de pétrole est plus forte que jamais. Insatisfaite, elle poussera les prix vers le haut, au détriment des pays et des personnes les plus défavorisés. Les pénuries locales de pétrole et les coupures d’électricité vont se multiplier, comme cela est déjà le cas en Birmanie, en Afrique du Sud, au Pakistan. La hausse continue des prix de l’énergie se propage déjà aux transports, aux denrées alimentaires et au secteur financier en affectant le budget des ménages incapables de rembourser leurs emprunts. Il n’y a pas de bonnes alternatives au pétrole. Dans la situation actuelle, la seule politique de paix, de solidarité et de démocratie est la réduction drastique de la consommation des pays et des personnes riches.
Paris, le 21 février 2008
Yves Cochet, Député de Paris, Ancien ministre

lundi 3 mars 2008

La Marseillaise 01/03/08, extrait

“Ma politique comme président du Conseil général est de travailler
avec toutes les communes et tous les conseillers généraux car je suis avant tout républicain”. Passé ce préambule d’amabilités consensuelles, Jean-Louis Bianco déclare cependant à l’endroit du maire sortant Serge Gloaguen en cas de sa réélection que “c’est vrai qu’il y a une relation de confiance qui s’est brisée et que, par conséquent, le montage des projets ne se fera plus avec l’harmonie qu’il y avait avant….”
(Extrait du journal La Marseillaise du 1er mars 2008). On aurait pu penser que de tels propos ne pouvaient être émis que par un Nicolas Sarkozy, seul décideur de l’avenir de la République à l’Élysée. Ils ont cependant bien été tenus par un homme qui se proclame souvent comme un opposant à de telles pratiques, Jean-Louis Bianco, qui de cette façon, semblent décider tout seul des positions du futur Conseil général et ce, avant même de passer par la case élection. Les électeurs démocrates apprécieront !

samedi 1 mars 2008

Réunion des Cantonales à La Robine

Réunion animée vendredi soir à La Robine pour les candidats des
Verts aux élections cantonales où là encore, la question de l’enduro a été abordée, certes seulement pendant quelques instants en fin de réunion. De nombreux autres thèmes ont été discutés, notamment autour des questions d’emploi, d’énergie et de transport. En matière d’emploi, les propositions de Colette Charriau ont été appréciées positivement avec entre autres le soutien aux créations de PME et de TPE et, la nécessité de développer les formations dans le domaine des énergies renouvelables (filières bois) et de la construction immobilière (écoconstruction). Au niveau de l’énergie, le projet est de continuer dans la voie de politique d’aide et d’incitation à l’équipement des particuliers en solaire mais aussi d’aller plus loin, en faisant en sorte que les bâtiments équipés par le Conseil général aient valeur d’exemplarité ; il s’agira par exemple de faire mieux que pour l’IUT où rien n’a été pratiquement pensé en matière de développement durable lors de la construction, exceptée la chaudière à bois, ce qui est bien peu pour un établissement comprenant un département de formation au Génie de l’Environnement. Pour la politique en matière de transport, la candidate et son remplaçant Jean-Marc Gomès ont l’ambition d’amplifier le recours aux moyens de déplacements collectifs avec l’instauration d’un ticket à tarif unique à 1,50 €, pour l’ensemble du département. Le débat a fait émerger le constat que dans la pratique, l’augmentation permanente du prix du pétrole ne peut que favoriser à terme ces modes de déplacements. D’autres questions ont été également abordées dans les domaines des solidarités, du logement social, de l’agriculture, de la biodiversité et du tourisme. Pour cette dernière thématique, l’une des préoccupations de l’assistance a porté sur l’écotourisme et le partage des territoires, avec les interférences engendrées par certaines activités motorisées, d’où la discussion sur l’enduro. Un débat assez positif, dans une ambiance conviviale grâce aussi à l’accueil sympathique du maire et de ses adjoints. Désormais, le rendez-vous est pris pour cette élection avec l’évidence que tant qu’aucune représentation du Parti écologiste ne siègera à l’assemblée départementale, il sera difficile de faire évoluer significativement la situation en matière de développement durable.

vendredi 29 février 2008

Vidz !


Et oui, ce que je fais ici a une influence ailleurs et ce que je fais aujourd'hui aura une incidence demain.


tant qu'il y aura du vent ...

( en bonus voici le lien d'un blog sympa http://www.ecolodujour.com/dont sont issues les vidéos précédentes )

jeudi 28 février 2008

Andasol en Espagne, 50MW pour la plus grande centrale solaire d’Europe

A quelques encablures de Grenade, sur le Plateau de Guadix, trois
centrales solaires thermiques similaires vont voir le jour, Andasol Uno, Dos et Tres. Andasol 1 est un projet débuté en Juin 2006 par ACS, l’un des leaders Espagnols de l’énergie. 260 millions d’euros d’investissements, 195 ha, 50 MW de puissance permettant d’alimenter 50 000 personnes en électricité, une production annuelle de 181,1 millions de kw/h contribuant au respect du protocole de Kyoto en évitant l'émission dans l'atmosphère de 152.000 tonnes de dioxyde de carbone par an… Le gros avantage de ce principe de “solaire thermique” est le stockage de l’énergie largement exploité dans cette centrale… Comment tout ça fonctionne ? A Andasol il y a 625 “collecteurs solaires”, des miroirs paraboliques de 12m de long et de 6m d’envergure. Ils sont fixés sur un axe permettant de suivre le soleil. Ces immenses réflecteurs solaires chauffent une huile synthétique circulant dans un tube Cette huile est ainsi chauffée jusqu’à 400°. Elle aura 2 utilisations dans 2 circuits distincts : 1) Chauffer de l’eau, jusqu’à ébullition donc vapeur, permettant de faire tourner une turbine pour faire immédiatement de l’électricité comme dans une centrale thermique classique ou nucléaire. 2) Chauffer un mélange d’eau et de sel qui sera stocké dans des réservoirs pour permettre d’exploiter la chaleur dans un deuxième temps. La centrale peut donc produire de l’électricité lorsque le soleil faiblit ou en soirée et ce pendant 7 heures… A Andasol, la partie solaire est surdimensionnée pour produire deux fois plus d'énergie thermique que celle absorbée par les turbines à vapeur afin d’emmagasiner un maximum de chaleur dans les réservoirs… C’est LA grande différence avec le solaire Photovoltaïque, on peut stocker de l’énergie… Inutile de dire que les projets d’incroyables dimensions comme celui-ci sont en train d’éclore à toute vitesse ! [Source
http://lachaineverte.fr.msn.com/globetrottersecolos/article.aspx?cp-documentid=7427973]

mercredi 27 février 2008

en exclu, le programme complet de certains de nos adversaires

le débat est ou-vert…

mardi 26 février 2008

La Méditerranée des Femmes - "Histoire d'Elles"


organisée par Femmes Solidaires Digne Bléone 7 mars 2008 au Chameau à Trois Bosses 15 rue pied de ville Digne les Bains 19h30 buffet repas 10 euros 20h30 Spectacle théâtre Lectures et chansons par la Compagnie "Le Pas de l'Oiseau" durée 1h00 Avec humour et émotion, deux comédiennes jonglent avec les mots et les mélodies pour retracer l'histoire du mouvement féministe en Europe et en France. Sexisme, féminisme, paritarisme... domination, révolution, législation... témoignages, pourcentages, ménage, mariage ....Tout y sera abordé sans complexe! 10 euros S'inscrire auprès de Femmes Solidaires au 06 84 35 85 22 ou s'adresser au Chameau à Trois Bosses 06 62 68 59 89 8 mars 2008 au Centre Culturel René Char 45 avenue du 8 mai 1945 16h00 "Debout" film documentaire de Carole Roussopoulos 1999 durée 1h50 L'histoire de la libération des femmes par les luttes. Dès 1969, Carole Roussopoulos, jeune valaisanne émigrée à Paris filme les manifestations, les débats, liés aux luttes féministes, à celles des homosexuels, ou encore des ouvrières qui ont occupé l'usine Lip. Elle est fondatrice avec Delphine Seyrig et Ioana Wieder du Centre Audiovisuel Simone de Beauvoir. Trente ans après, elle était la femme idéale pour inviter devant sa caméra les étudiantes qui ont eu le culot de demander un amphithéâtre dans la Sorbonne occupée de mai 68 pour donner la parole aux femmes. Ou celles qui, en 1970, à Genève, créent le "Front des bonnes femmes". Carole Roussopoulos a su montrer ces femmes encore jubilantes de leurs actions, de leurs slogans, de leurs chansons détournées.... Entrée libre et gratuite 17h30 Débat / Table ronde L'identité masculine, la vie des couples, des familles, l'autorité parentale, les ruptures, les séparations, couple conjugal, couple parental, vers de nouveaux modèles. Intervenants : Henri Eckert, sociologue au Centre d'Etudes et de Recherche sur l'Emploi et les Qualifications à Marseille Emmanuelle Ausina, informatrice juridique au Centre d'Orientation, de Documentation et d'Information des Femmes (CODIF) à Marseille Colette Charriau, responsable et conseillère conjugale au Centre d'Information des Droits des Femmes (CIDF 04) des Alpes de Haute Provence Nina Sankari, vice-présidente de l'Association Polonaise des Rationalistes, militante laïque et féministe en Pologne Maria Lella, italienne, directrice de l'Institut Culturel Italien de Marseille 19h30 Inauguration autour d'un buffet dînatoire offert et préparé par une femme solidaire Lucie Binisti 21h00 "Leçons d'amour à l'italienne" film de Giovanni Veronesi VO film à sketchs Grand prix du Festival International du film de comédie à l'Alpe d'Huez en 2006 durée 1h50 5 euros 23h00 Clôture de "La Méditerranée des Femmes" autour d'une boisson

lundi 25 février 2008

La Provence 16/02/08


dimanche 24 février 2008

Journée Actions Familles et Développement Durable


à vos agendas...




service de covoiturage en Pays Dignois...


Une réunion du Comité de Pilotage consacrée au projet de Préfiguration d’un service de Covoiturage en Pays Dignois se déroulera le mercredi 27 février 2008 de 14h00 à 17h00 dans les locaux de GESPER (6 rue Lavoisier ZI Saint Christophe 04 000 Digne-les-Bains) Ordre du jour : Réunion de cadrage et Création du Comité de Pilotage, Accueil et tour de table, Présentation du projet de préfiguration d’un service de covoiturage, Proposition de trajets tests, Validation des modalités de déroulement du programme (animation, suivi, évaluation, restitution des résultats), Validation des outils de communication, d’animation et de gestion du service, Echanges, Conclusion et suites à donner. Invités et Participants : Conseil Régional PACA, L’ADEME, Le Conseil Général des Alpes de Haute Provence, ville de Digne les Bains, association GESPER, Collectivités et instituions désirant s’associer au projet.

Sauvegardons la laïcité de la République


92 825 signatures à la date du 21/02/08

Les organisations et personnalités signataires rappellent solennellement que, selon l’article 1er de la Constitution, la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Ces quatre termes indissociables définissent des principes qui s’imposent à tous, au premier rang desquels le Président de la République. Or, les déclarations récentes de Monsieur Sarkozy, mêlant ses convictions personnelles et sa fonction présidentielle, portent atteinte à la laïcité de la République. La mise en cause de ce principe constitutionnel indispensable à la paix civile est inacceptable. Depuis 1905, grâce à la loi de Séparation des Eglises et de l’Etat, la République assure à chaque citoyen la liberté de conscience, garantit sa liberté de croire ou de ne pas croire et de pratiquer le culte de son choix, de n’en pratiquer aucun ou de pouvoir en changer. Elle permet ainsi de vivre ensemble, dans le respect de chacun, quels que soient ses origines, ses choix philosophiques ou ses convictions religieuses. Dans notre République et notre société multiculturelle, la diversité doit être richesse et non source de conflit. Pour cela, la laïcité, assurant l’égalité en droit des citoyens dans le respect des lois de la République, permet à la fois l’expression du pluralisme des convictions et la recherche de valeurs communes pour construire une communauté de destin. Dans un monde aujourd’hui global et de plus en plus complexe, où se multiplient les voies d’accès à l’information et aux connaissances, et où explose la médiatisation des événements et de la pluralité des représentations du monde, seule la laïcité permet l’émancipation de tous en favorisant le libre accès au savoir et à la culture et le discernement de chacun pour un libre choix de vie, par une démarche rationnelle et critique faisant toute leur place au doute, à l’imagination et à la créativité. C’est pourquoi, les organisations et personnalités signataires s’opposeront à toute tentative qui mettrait, de fait, en cause la laïcité par une modification du contenu de la loi de 1905. A l’heure où nos concitoyens éprouvent des difficultés et des inquiétudes croissantes, elles les appellent à promouvoir la laïcité comme une exigence partagée avec la ferme volonté de bâtir ensemble une société où la justice sociale assurera, quotidiennement, pour toutes et pour tous, la liberté, l’égalité et la fraternité.
Signer la pétition

samedi 23 février 2008

La Marseillaise 20/02/08




évidemment comme cela, ça n’est pas très lisible mais en cliquant sur l’image ça sera beaucoup mieux, vous verrez...

jeudi 21 février 2008

lesverts04.blogspot.com


Pour accéder à l’intégralité du blog, cliquez sur le lien suivant : http://lesverts04.blogspot.com/. Vous pouvez aussi nous laisser vos messages à cet endroit, avec vos coordonnées si vous souhaitez être recontacté. Salutations écologiques aux sympathisants des Verts et aussi aux autres…

Une mise au point nécessaire


Dans une déclaration récente faite à l’Agence France Presse [http://www.orange.fr/bin/frame.cgi?u=http%3A//actu.orange.fr/articles/dossier/Le-PS-en-ordre-disperse-pour-les-municipales-a-Digne-fief-de-Bianco.html], Jean-Louis Bianco “regrette que le Parti communiste et les Verts aient choisi de faire liste commune avec Serge Gloaguen sans en discuter avec le PS”. Cette déclaration mensongère nous implique et nous oblige à rétablir les faits afin d’éclairer le lecteur-électeur. Dans le cadre de la préparation des élections nous avons, chacun en ce qui nous concerne, le Parti Communiste et les Verts, rencontré dès l’automne les responsables départementaux du Parti Socialiste, comme d’habitude en de telles circonstances, afin d’étudier les accords possibles à Gauche. Pour les municipales et notamment à Digne les Bains, nous avons rencontré a deux reprises une délégation du PS. L’une conduite par le secrétaire fédéral et l’autre par le “candidat officiel”. Les échanges ont été cordiaux, les positions sans ambiguïté. Pour le Parti Communiste et les Verts le choix en conscience, mûrement réfléchi, a été, dès cette période de négociation, de s’associer à une liste d’union conduite par Serge Gloaguen déjà rejoint par une majorité d’élus sortants dont de nombreux membres du PS. La légitimité du Maire à se présenter aux suffrages des dignois(es), son bilan, son honnêteté, l’espace d’expression ouvert aux différentes sensibilités, nous ont permis d’envisager qu’une ambition collective au service de notre commune, des dignoises et des dignois puisse se construire. Les semaines passées à la rencontre de la population, les arguments échangés, nous confirment dans nos choix. Un projet porté par “LA FORCE D’UNE EQUIPE” avec et pour nos concitoyens, sera soumis à leurs suffrages les 9 et 16 mars prochains. Nous assumons et revendiquons les alliances faites n’en déplaise à ceux qui comptaient nous inscrire dans leur scénario pré-établi. Ayant rêvé de nous convaincre mais n’ayant pu le faire, à court d’arguments, certains réécrivent l’histoire à leur avantage. La méthode est malheureusement révélatrice d’un mode de fonctionnement. Quant à nous, nous préférons valoriser un projet riche de la diversité de nos approches pour Digne les Bains loin des querelles stériles. Nos concitoyens apprécieront. Le Parti communiste et les Verts s’inscrivent en faux contre ces manières de faire et souhaitent, en rétablissant les faits, donner à chaque dignoise et dignois les éléments d’information leur permettant de faire leur choix en connaissance de cause. Ce texte rédigé par les Verts a été proposé au PC qui a accepté de le cosigner., puis a été adressé à la Provence, la Marseillaise, Haute-Provence Info, le Dauphiné Libéré et l’Agence France Presse. Par cette démarche, les Vert et le PC souhaitaient répondre aux allégations de Jean-Louis Bianco reprises par l’AFP.

mercredi 20 février 2008

La Provence 16/02/08


mardi 19 février 2008

Nous y sommes !

Le jeudi 7 février, la liste à laquelle nous participons en vue des
prochaines élections municipales a été présentée au public venu très nombreux salle de l’Abbé Féraud. Après de nombreuses réunions de travail sur le contenu du programme à travers le prisme du “développement soutenable”, les Verts ont accepté la proposition qui leur était faite de participer à la liste conduite par Serge Gloaguen. Où va-t-on ? La réponse est dans ce programme qui nous est commun mais aussi dans la capacité des différentes sensibilités et individus à le mettre en œuvre. Nous allons d’abord nous battre pour être élus avec nos valeurs respectives, toutes tendances associées, car nous ne sommes pas UN et c’est bien ça qui fait la richesse de notre liste, où chacun(e) a un espace d’expression. Ensuite, il nous faudra mener une politique commune répondant aux attentes et aux besoins. Les liens que nous avons déjà tissés avec nos partenaires politiques nous laissent entrevoir une collaboration fructueuse. Si nous n’avons pas forcément le même regard sur les choses, nous nous retrouvons sur des valeurs de gauche humanistes fondamentales. Nos différences sont une richesse. Le candidat officiel du PS a essayé en vain de rassembler ; débouté, il porte maintenant un regard dédaigneux sur ce que d’autres ont réussi. Laissons s’étaler cette drôle de façon de revisiter l’histoire où rumeurs et mensonges se substituent aux faits. Ici la méthode utilisée laisse entrevoir le projet. Pour notre part, traçons un chemin au service de Digne, des dignois(es) et de notre planète. Il est temps !

samedi 16 février 2008

Campagne des Cantonales


Ça y est, la campagne des cantonales en est à sa phase de présentation du programme auprès des électeurs des deux cantons de Digne Est et Digne Ouest, par nos deux sympathiques candidats, Colette Charriau et Philippe Berrod. Le programme de ces réunions est le suivant : Thoard 15 février 18h (salle communale DO), Mallemoisson 16 février 17h30 (salle communale DO), Entrages 19 février 18h30 (salle communale DE), Aiglun 23 février 17h (salle des Romarins DO), Marcoux 23 février 17h (mairie DE), Champtercier 27 février 18h (mairie DO), La Robine 29 février 18h (salle des fêtes DE), Le Chaffaut 1er mars 17h (salle des Loisirs DO), Mirabeau 5 mars 18h (salle de l’ancienne école DO), Barasse 5 mars (lieu et heure à préciser DO) & Le Castellard (date, lieu et heure à préciser DO). N'hésitez pas à laisser vos messages à ce sujet.

mercredi 30 janvier 2008

Réunion/débat sur le Traité Européen, ce soir à l’Ermitage à Digne




Près de 80 personnes ont répondu à l’appel du Collectif 04 pour un Référendum et ont débattu à la fois sur le “nouveau” projet de Constitution Européenne, ainsi que sur la méthode employée par le président Sarkozy pour faire ratifier celle-ci par nos parlementaires.
Le destin de ce traité européen est maintenant entre les mains des députés et des sénateurs qui se réuniront en congrès à Versailles, le 4 février. Une majorité de 3/5 est nécessaire à cette adoption.
Nos élus doivent donc se rappeler qu’en 2005, près de 55 % des Français ont rejeté ce projet de constitution et que par ailleurs, ils ont été désigné pour porter la voix du peuple.

Pour d’autres renseignements sur ce thème ou pour signer la pétition pour un référendum, deux sites de référence parmi d’autres :
http://etienne.chouard.free.fr/Europe/ véritable mine d’information et http://www.tousaversaillesle4fevrier2008.fr/ site du Collectif Unitaire Antilibéral de Mèze pour la mobilisation de dernière heure, le transport par covoiturage pour aller à Versailles lundi prochain, etc.

(sans oublier évidemment le site des Verts pour l’appel à un référendum européen
http://lesverts.fr/article.php3?id_article=3628).

dimanche 20 janvier 2008

L’écologie, c’est aussi l’affaire des villes



La protection de l’environnement est dans l’air du temps mais l’écologie, c’est aussi l’affaire des villes. Les enjeux des municipales et cantonales 2008 en matière d’environnement à partir de reportages sur le terrain et d'entretiens avec les experts.


Un reportage passionnant d’Enjeux de Campagne intitulé “Développement durable”, diffusée le 05/10/2007 sur Public Sénat - la chaîne d’information politique et visible à partir du lien suivant : http://www.publicsenat.fr/cms/video-a-la-demande/vod.html?idE=55858.

samedi 19 janvier 2008

guide de l'éco-électeur


Dans l’esprit et la dynamique du Pacte écologique et à l’issue des élections présidentielles et législatives, nous souhaitions nous ancrer dans le territoire dont nous nous sentons souvent le plus proches, la commune. A chaque échelle de décision, un nouveau souffle écologique doit irriguer le champ de la vie politique. Encourageons cet élan et partageons ces expériences, ces expertises pour les mettre en lumière, nourrir le débat et bâtir des réseaux. Relever le défi écologique suppose une évolution parallèle des initiatives individuelles et collectives. Ce guide n’a pas vocation à être exhaustif mais cherche à éclairer les compétences du maire au regard de bonnes pratiques du développement durable. Il vise à redonner à chacun d’entre nous l’envie et le goût à s’intéresser à la vie de sa cité et à s’y impliquer dans un esprit de co-construction et de coopération avec les élus de nos communes. Il nous guidera par exemple dans les bonnes questions à poser à votre maire ou candidat et pour comprendre les solutions qu'il propose. C’est bien dans une mission d’éducation au service de l’éveil des consciences et de l’intérêt général que s’inscrit ce Guide de l'éco-électeur. Il revient à chacun d’entre nous de s’en emparer et de le faire vivre pour sceller un nouveau Pacte écologique à l’échelle municipale. Ensemble, mobilisons le génie humain et sa créativité pour bâtir une société de modération et réinventer une autre façon de vivre basée sur moins de biens mais plus de liens. Transformons cette espérance en actes et reprenons à notre compte cet adage d’Antoine de Saint-Exupéry
Dans la vie, il n'y a pas de solutions, il y a des forces en marche. Créons ces forces et les solutions suivront.
Nicolas Hulot, Président de la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme. Pour télécharger ce guide :
http://www.pacte-ecologique.org/pdf/guide-eco-electeur.pdf

vendredi 18 janvier 2008

Bonne et fertile année 2008 !


par Cécile Duflot, secrétaire nationale.

Plus que jamais, cette année, on a parlé d’écologie. Je ne vous cache pas qu’au début ça nous a fait un peu bizarre de ne plus susciter la perplexité lorsque l’on parle de réchauffement climatique ou des méfaits de la pollution et de voir certains de nos plus farouches adversaires s’exprimer, souvent avec maladresse sur le principe de précaution ou le développement durable.
Alors évidemment, on se réjouit que les constats que nous portons à bout de bras depuis plus de 20 ans fassent enfin l’objet de l’attention qu’ils méritent


la suite sur http://lesverts.fr/

Total / Érika : le juste prix ???


Les Verts se félicitent des résultats du procès de l’Erika. Après tant d’années de bataille, la culpabilité des protagonistes du naufrage est enfin reconnue. Et surtout, la justice a établi la responsabilité pleine et entière de Total. Ce jugement est un signal fort envoyé à tous les pollueurs. Dorénavant, comme les Verts et tous les écologistes le demandent depuis des années, ne seront plus punis les seuls dommages commis à l’encontre des êtres humains, mais également ceux commis à l’encontre de la nature. En d’autres termes, détruire la nature se paiera devant le justice en espèces sonnantes et trébuchantes. La nature est un patrimoine collectif nécessaire à la survie de notre espèce et à toute la richesse de notre environnement. A partir d’aujourd’hui en France, polluer doit coûter plus cher que de ne pas le faire. Nous ne pouvons que souhaiter la prise de conscience de Total face à cette décision : en effet, un appel de leur part serait proprement obscène face aux enjeux environnementaux passés et à venir. Les Verts proposent la tolérance zéro vis-à-vis des pollueurs et une législation spécifique reconnaissant le préjudice écologique qui permette de le sanctionner systématiquement.

Site de campagne (suite)


Autre site à consulter, spécialement pour tous ceux qui s’intéressent aux élections municipales sur Digne : http://www.sergegloaguen.fr/index.php. Entres autres, les photos des membres de la liste dans 18 jours, 8 heures, 57 minutes et 37 secondes… 36 secondes… 35 secondes… 34 secondes…

lundi 14 janvier 2008

Site de campagne

La proximité dans la campagne électorale s’effectue
aussi par le biais des nouveaux médias ; de cette façon, les candidats Verts aux élections Cantonales de Digne Est et Digne Ouest ont ouvert un site interactif, avec de l’info et la possibilité pour les internautes de s’exprimer sur la campagne et tous les sujets qui les préoccupent.
Pour cela, rendez-vous sur http://www.reussirlavenir.info/

dimanche 13 janvier 2008

Réunion-débat organisée par les Verts à Château-Arnoux le 11/01/08


Dans le but de rencontrer et mobiliser les habitants du Carrefour Bléone-Durance sensibles aux idées des Verts, nous avons invité la population jarlandine et des alentours à ce débat. A notre heureuse surprise, la salle était remplie avec une bonne trentaine de personnes présentes. Accueillis par Dominique Schittulli, le Vert local, Christophe Lucas et Martine Vallon ont animé les débats. Après une brève présentation du programme départemental des Verts, la place a été donnée au débat dans une ville où la situation politique est pour le moins compliquée avec 3 ou 4 listes dont 3 de gauche qui brigueront les suffrages en mars pour les Municipales. Le thème principal abordé fut celui des déchets avec d’une part le projet d’ISDND sur la Commune (Installation de Stockage des Déchets Non Dangereux - ex Centre d’Enfouissement Technique), pour lequel sans ambiguïté nous nous sommes déclarés favorables pour des raisons de responsabilité et de cohérence. D’autre part, des questions ont porté sur le tri sélectif : comment augmenter sa part ?, quel type de collecte ?, etc. La problématique des loisirs motorisés fut aussi avancée : là aussi, nous étions à l’aise pour déclarer notre opposition au développement effréné de cette activité en précisant que nous étions bien le seul parti politique à oser l’affirmer. Divers autres points à retenir : de l’utilité d’un Parti écologiste, de la place des Verts à gauche, de notre volonté de présenter une liste gauche/écolo pour les municipales de Château… Une vingtaine de personnes ont bien voulu donner leurs coordonnées afin que nous puissions les contacter ultérieurement. Une soirée en tout point positive…

samedi 12 janvier 2008

Campagne des Cantonales à Digne : c'est parti...


Inauguration du local de campagne pour les Cantonales ce samedi à Digne, non pas en grandes pompes mais en musique, dans une ambiance sympathique et chaleureuse malgré la météo du jour. “La campagne débute ici et va s’effectuer dans les quartiers et dans les villages environnants des deux cantons, au plus près des préoccupations qui inquiètent les électeurs, en ces périodes difficiles. La lutte sera âpre mais ce qui compte c’est d’aller au bout, pour qu’enfin un ou des élus Verts siègent au Conseil Général… et cette fois-ci sera la bonne” tel que l’on annoncé les candidats Colette Charriau et Jean-Marc Gomès pour Digne Est, Philippe Berrod et Isabelle Castagna pour Digne Ouest, accompagnés du délégué départemental des Verts Christophe Lucas et du Maire de Digne-les-Bains Serge Gloaguen. Nous aussi, on est de tout coeur avec eux pour mener cette lutte et porter la voix de l’écologie, du développement durable et du respect mutuel dans cette noble assemblée.

mardi 8 janvier 2008

ITER un soleil artificiel, mythes et réalités


Lorsqu'ils ont dû se prononcer sur son financement, le projet ITER a été présenté aux élus comme la panacée : le soleil de demain, l’énergie infinie… avec des retombées conséquentes en terme d’emplois, de développement, d’infrastructures. Un projet certes coûteux mais si prestigieux qu’il ne fallait surtout pas s’y opposer. Les Verts des Alpes de Haute Provence ont été de ceux qui ont tenu à s’exprimer différemment… sans être écoutés. Au même moment, nous nous sommes investis dans la démarche « Alter-Iter » désormais inscrite au sein de la Région sous le Projet AGIR pour les énergies alternatives. Les premières interrogations commençant à poindre chez certains élus, il redevient tout à fait opportun de consulter le site www.sortirdunucleaire.fr, afin d’obtenir une “autre” information. Peut-être, pourrons-nous alors discuter ouvertement des enjeux énergétiques auxquels nous sommes confrontés : diminution inévitable des énergies fossiles et donc augmentation de leur prix, maîtrise de la consommation, développement des énergies renouvelables, alternative au tout nucléaire…

Réunion du Groupe Local des Verts





Ambiance studieuse mais néanmoins conviviale ce soir au local de campagne.

Au programme : les Municipales à Digne-les-Bains et Château Arnoux, ainsi que les Cantonales… et bien sûr l’inauguration officielle des lieux ce samedi où nous espérons être nombreux…

dimanche 6 janvier 2008

Les Verts dans la campagne des Municipales à Digne




Presque au complet, samedi 5 janvier 2008, le groupe des Verts figurant sur la liste conduite par Serge Gloaguen "La force d'une équipe", lors de l'inauguration du local de campagne des Municipales... et heureux de porter l'écologie politique haut et fort dans cette élection "pour l'Avenir de Digne-les-Bains".
Malgré le froid de saison, la convivialité était au rendez-vous.

Cantonales 2008


Le groupe Vert de Digne est à l'ouvrage depuis un bon moment pour ces élections cantonales de Digne Est et Digne Ouest. Prochaine étape : inauguration du local de campagne traverse de la Boucherie (près du marché, juste derrière le France), samedi 12 janvier à 11h. Venez nombreux pour soutenir nos vaillants candidat(e)s : Colette Charriau, Isabelle Castagna, Philippe Berrod & Jean-Marc Gomès.
A samedi... et attendant n'hésitez pas à envoyer vos commentaires.

Réunion Publique à Château Arnoux





La campagne des Municipales pour les Verts s'engage aussi à Château Arnoux ; vous êtes les bienvenus pour débattre avec nous sur toutes les questions qui concernent notre environnement local, la situation sociale, l'habitat en Haute Provence, l'écologie, etc.


Rendez-vous à 18h vendredi 11 janvier 2008, à la salle communale de Château Arnoux, à la Bourse du Travail.



D'ici là, à vos commentaires...

vendredi 7 décembre 2007

1ère Réunion publique " Liste Unie"

Les Verts et leurs co-listiers apparentés PS et PC feront une Réunion publique le jeudi 13 Décembre au soir à l'Ermitage.
Ils présenteront leur liste commune, les thèmes principaux de leur campagne et ils répondront aux questions des citoyens


Allez les verts !

Les verts s'activent !

Et voilà, c'est fait, c'est dit !
Les Verts du pays dignois s'allient avec la gauche pour les municipales 2008 !


La campagne s'annonce explosive !



Premiers articles de presse