Le 1er décembre 2008 marquera le 20ème anniversaire de la Journée mondiale Contre le sida. Depuis 1988, les efforts déployés pour contrer l’épidémie ont eu des résultats positifs ; pourtant, le dernier rapport de l’ONUSIDA sur l’épidémie mondiale indique qu’elle n’est encore jugulée dans aucune des régions du monde.
C’est dans ce contexte qu’à Paris, l’hôpital Saint-Joseph supprimera à la fin du mois de novembre, son service de maladies infectieuses.
Certainement une “bonne” raison pour opérer cette fermeture : modernisation des outils ou inutilité du service ? Non, car il s’agit tout simplement d’une recherche de rentabilité comme le précise le directeur de l’établissement, Yves Barrault :
“Compte tenu du contexte actuel, la mise en place de la T2A (tarification à l’activité pour financer l’hôpital à l’activité NDLR) notamment, nous sommes contraints de fermer un certain nombre d’activités, dont l’unité des maladies infectieuses. Mais c’est un petit service de 11 lits seulement”.
Pas tout à fait de cet avis, Xavier Rey-Coquais, le coordinateur du réseau Actif santé précise : “Les consultations VIH sur Paris et les alentours sont saturées et on ferme ce service. Les gens, dont certains sont suivis ici depuis plus de dix ans, ne comprennent pas. Ils ne comprennent pas que la rentabilité, car c’est bien le motif invoqué, prime sur leur santé. Un patient séropositif ne rapporte pas d’argent, comme tous les patients atteints de maladies chroniques. Tout cela est la conséquence de la mise en oeuvre brutale de la T2A”.
500 patients non rentables sont ainsi “licenciés” par leur hôpital, comme l’indique ci-contre l’invitation à une manifestation débat le jeudi 27 novembre 2008.
Si vous ne pouvez pas vous rendre à Paris pour défendre l’hôpital public, vous pouvez agir à proximité, car les mêmes mécanismes sont à l’œuvre partout en France, à des degrés divers.
Plus de renseignement sur la situation de Saint-Joseph à http://www.actif-sante.org/
C’est dans ce contexte qu’à Paris, l’hôpital Saint-Joseph supprimera à la fin du mois de novembre, son service de maladies infectieuses.
Certainement une “bonne” raison pour opérer cette fermeture : modernisation des outils ou inutilité du service ? Non, car il s’agit tout simplement d’une recherche de rentabilité comme le précise le directeur de l’établissement, Yves Barrault :
“Compte tenu du contexte actuel, la mise en place de la T2A (tarification à l’activité pour financer l’hôpital à l’activité NDLR) notamment, nous sommes contraints de fermer un certain nombre d’activités, dont l’unité des maladies infectieuses. Mais c’est un petit service de 11 lits seulement”.
Pas tout à fait de cet avis, Xavier Rey-Coquais, le coordinateur du réseau Actif santé précise : “Les consultations VIH sur Paris et les alentours sont saturées et on ferme ce service. Les gens, dont certains sont suivis ici depuis plus de dix ans, ne comprennent pas. Ils ne comprennent pas que la rentabilité, car c’est bien le motif invoqué, prime sur leur santé. Un patient séropositif ne rapporte pas d’argent, comme tous les patients atteints de maladies chroniques. Tout cela est la conséquence de la mise en oeuvre brutale de la T2A”.
500 patients non rentables sont ainsi “licenciés” par leur hôpital, comme l’indique ci-contre l’invitation à une manifestation débat le jeudi 27 novembre 2008.
Si vous ne pouvez pas vous rendre à Paris pour défendre l’hôpital public, vous pouvez agir à proximité, car les mêmes mécanismes sont à l’œuvre partout en France, à des degrés divers.
Plus de renseignement sur la situation de Saint-Joseph à http://www.actif-sante.org/

















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