jeudi 25 septembre 2008

Téléphones portables, 10 conseils pour se protéger


Il n'existe pour l'instant pas de preuve de la dangerosité du téléphone portable pour la santé. Toutefois, des cancérologues français ont récemment lancé une pétition visant à demander à la population de se protéger : ils estiment que le risque est trop fort pour être ignoré. Voici quelques règles simples qui vous aideront à vous mettre en sécurité.

Téléphone portable et danger pour la santé, un risque à prendre en considération
Il n’existe aucune preuve définitive montrant que le téléphone portable représente un danger pour la santé. Pourtant, le doute persiste. Après avoir fouillé la littérature scientifique sur ce sujet, David Servan-Schreiber* a appris que “les ondes électromagnétiques pénètrent le corps humain, que les enfants sont plus exposés, qu’il existe une augmentation de la perméabilité de la barrière électroencéphalique qui protège les neurones et que l’utilisation du téléphone mobile augmente la synthèse d’une série de protéines impliquées dans le stress”. Lui-même porteur d’un cancer du cerveau, et se rappelant de la situation il y a cinquante ans avec l’amiante et le tabac, a entrepris de rassembler une vingtaine d’experts, dont d’éminents cardiologues français ou étrangers, et dont le Dr Philippe Presles qui est notamment le Directeur de la Rédaction d’e-sante.fr, afin d’établir une sorte de charte de prévention.

10 recommandations contre les ondes des téléphones mobiles
Ainsi, dans le doute, autant apprendre à apprivoiser dès maintenant son téléphone portable en respectant les 10 recommandations suivantes :
1. N’autorisez pas les enfants de moins de 12 ans à utiliser un téléphone portable, sauf en cas d’urgence. Les organes en développement sont les plus sensibles aux ondes électromagnétiques. Or aujourd’hui, 18% des écoliers possèdent un mobile !
2. Maintenez votre GSM à plus d’un mètre de votre corps (l’amplitude du champ baisse de 4 fois à 10 cm, de 50 fois à un mètre). Pour cela, utilisez le mode haut-parleur, le kit mains libres ou l’oreillette Bluetooth (à condition de ne pas la garder constamment à l’oreille en période de veille).
3. Restez à plus d’un mètre de distance d’une personne en communication et évitez d’utiliser votre téléphone portable dans des lieux comme le métro, le train ou le bus pour ne pas exposer vos voisins proches.
4. Evitez de porter sur vous votre téléphone, même en veille, et ne le gardez pas près de vous la nuit.
5. Si vous devez le porter sur vous, assurez-vous que la face clavier est dirigée vers votre corps et la face antenne (puissance maximale du champ) vers l’extérieur.
6. Téléphonez le moins longtemps possible en limitant les conversations à quelques minutes (les effets biologiques sont directement liés à la durée d’exposition) et préférez rappeler ensuite d’un téléphone fixe filaire, et non d’un téléphone sans fil DECT dont la technologie est apparentée à celle des portables.
7. Quand vous téléphonez, changez de côté régulièrement et attendez, avant de placer votre appareil à l’oreille que votre correspondant ait décroché.
8. Evitez d’utiliser votre portable lorsque le signal est faible ou lors de déplacements rapides comme en voiture ou en train.
9. Préférez communiquer par SMS plutôt que par téléphone, vous réduisez ainsi la durée d’exposition et la proximité du corps.
10. Choisissez un appareil avec le DAS le plus bas possible (débit d’absorption spécifique qui mesure la puissance absorbée par le corps). Renseignez-vous auprès de votre opérateur pour pouvoir faire une comparaison.
* David Servan-Schreiber est professeur de psychiatrie à l’Université de Pittsburgh et auteur de 2 grands succès : “Guérir” en 2003 et plus récemment “Anticancer” en 2007 (Editions Robert Laffont).
Isabelle Eustache, journaliste e-sante.fr
http://www.e-sante.be/be/magazine_sante/prevention_dependances/telephones_portables_conseils_proteger-7780-966-art.htm

dimanche 21 septembre 2008

Élections sénatoriales 2008


Le scrutin du 21 septembre concerne 39 départements métropolitains (de l'Ain à l'Indre, le Territoire de Belfort et la Guyane), 4 collectivités d'Outre-mer (Polynésie française, Wallis-et-Futuna, Saint-Barthélemy et Saint-Martin) et les Français de l'étranger (4 sièges). Aux 102 sièges à renouveler s'ajoutent 12 nouveaux sièges à pourvoir. Les effectifs du Sénat passeront ainsi, au terme de ce renouvellement, de 331 à 343.
Les sénateurs sont élus, dans chaque département ou collectivité, par un collège composé des députés, des conseillers régionaux, des conseillers généraux et de délégués des conseils municipaux. Ces derniers représentent 95 % du corps électoral.
Les nouveaux sénateurs, élus pour six ans, seront choisis entre 754 candidats. 42 sénateurs ne se représentent pas.
La gauche, grande gagnante des municipales et cantonales de mars 2008, désormais majoritaire dans les collectivités territoriales (20 régions sur 22, 58 départements sur 100), devrait gagner, selon le numéro 1 du PS, François Hollande, "de 10 à 15 sièges". Mais l'équilibre politique de cette assemblée qui n'a jamais connu d'alternance politique sous la Vè République ne devrait pas changer.
Actuellement, la droite compte 159 UMP, 30 Union Centriste, 10 radicaux de droite et 6 non inscrits. Dans ce scrutin 56 UMP, 4 centristes, un non-inscrit et 5 radicaux de droite sont renouvelables.
La gauche compte 90 membres du groupe socialiste, 5 Verts, 23 communistes (CRC) et 7 radicaux de gauche. 29 PS, 3 PRG, 3 PCF sont renouvelables.


La position des Verts pour cette élection, est de présenter des candidats partout où cela est possible ; Pour Michel Bock (délégué national aux élections), "Cette position est une position nationale suite au refus du Parti socialiste de trouver un accord avec les Verts. Nous avons regretté la position du PS malgré tous nos efforts pour trouver un accord qui respecte le pluralisme à gauche."

mardi 16 septembre 2008

16 septembre - Journée internationale de la protection de la couche d’ozone


Le Protocole de Montréal réglemente depuis le 16 septembre 1987 les substances qui provoquent destruction de la couche d’ozone et contribuent aussi à l’effet de serre. Depuis 1995, le 16 septembre a été déclaré par l’ONU “Journée internationale de la protection de la couche d’ozone”.
La couche d'ozone protège notre planète : cet ozone stratosphérique, lorsqu'il rencontre la lumière, filtre la plus grande partie du rayonnement ultraviolet du soleil, tant redouté en période estivale. Ces rayonnements sont nocifs pour les organismes vivants. Ils peuvent causer, chez les hommes, des cancers de la peau ou des cataractes et fragilisent également les espèces végétales. La couche d'ozone, telle un parasol géant épais de 20 km, est donc essentielle au développement de la vie sur la Terre et à son bon fonctionnement.
C'est en 1902 que la couche d'ozone est identifiée pour la première fois. Cette découverte enthousiasme les chercheurs. Mais c'est seulement en 1985 que des scientifiques britanniques découvrent par hasard le trou de la couche d'ozone : ils constatent en fait une diminution du contenu de l'ozone dans la stratosphère. Cette diminution est telle qu'ils pensent tout d'abord à un dérèglement de leurs instruments de mesure.
En réalité, il ne s'agit pas d'un trou dans la couche d'ozone, mais d'un amincissement. Cet amincissement peut être causé naturellement : on sait par exemple aujourd'hui que les éruptions volcaniques peuvent aussi causer des pertes d'ozone. Ce phénomène est temporaire, car le chlore se dissout dans l'eau et disparaît de l'atmosphère sous l'effet de la pluie. Mais l'altération de la couche d'ozone s'explique principalement par les activités humaines, et notamment l'emploi encore très récent des chlorofluorocarbones (CFC), présents dans les réfrigérateurs, mousses ou solvants. En se décomposant, ils libèrent du chlore, qui lui détruit l'ozone. Un seul atome de chlore détruit plus de 100 000 molécules d'ozone. Or ces composés ont une durée de vie très longue, estimée entre 50 et 100 ans. Et même si de nombreux pays ont sensiblement réduit ces produits, les pays émergeants quant à eux les utilisent de plus en plus.
Au-dessus de l'Antarctique, le continent le plus pur de la planète, se tient le célèbre trou de la couche d'ozone. Le trou surplombe le Mont Erebus, un volcan actif culminant à 3 794 m. La communauté scientifique s'inquiète aujourd'hui de l'agrandissement de ce dernier, dont elle estime la superficie à 28 millions de km², une surface égale à cinquante fois la France (au printemps 2000, cette taille a atteint son record, soit 28,3 millions de kilomètres. La zone périphérique affectée s'étend même jusqu'à la pointe méridionale de l'Amérique du Sud).
Mais pourquoi le trou d'ozone est-il aussi vaste au-dessus de l'Antarctique, le continent le moins peuplé du monde, où les effets chimiques et industriels ne peuvent être mis en cause ? La couche d'ozone est sensible au froid intense et à la rigueur de l'hiver antarctique. La destruction de l'ozone est la plus importante au pôle sud : les températures stratosphériques très basses en hiver créent les nuages stratosphériques polaires. Les cristaux de glace qui y sont formés fournissent de grandes surfaces qui favorisent la déshydratation et la dénitrification de l'air dans la stratosphère. Les réactions chimiques s'accélèrent sous l'action de la lumière du soleil, libérant alors le chlore. Les conditions climatiques de l'Antarctique favorisent ainsi la réduction de la couche d'ozone. Mais ce phénomène peut être inversé : en 2002, des températures anormalement chaudes avaient contribué à réduire le trou, qui était tombé à 15 millions de km². Au printemps austral, le trou s'agrandit donc pour se réduire considérablement quelques mois après.
Afin de faire face à cette situation qui pourrait devenir à terme très dangereuse pour la planète, de nombreuses solutions existent : la réduction des chlorofluorocarbones, premiers responsables de la pollution atmosphérique (auquel il faut ajouter le bromure de méthyle utilisé dans la fumigation des sols et des espaces agricoles et autres produits toxiques), est un pas important, entamé par le Protocole de Montréal, qui devrait se solder par l'élimination complète de ces substances chimiques. Cette mesure se traduit déjà par des résultats très encourageants : le rythme de diminution de la couche dans la haute stratosphère a été divisé de moitié à partir de 1997.
Si on réussissait progressivement à ne plus se servir de tous les produits chimiques nocifs pour la couche d'ozone, celle-ci se rétablirait d'elle-même. Beaucoup de chercheurs pensent en effet que l'équilibre stratosphérique peut être atteint très rapidement par l'arrêt complet des chlorofluorocarbones. Les responsables des différents pays préfèrent un dénouement moins radical, plus compatible avec leurs activités industrielles respectives : leurs dispositions visent à permettre à la couche d'ozone de se rétablir complètement aux environs de 2050.

[à noter que la valeur normale pour la concentration d'ozone est de 350 DU]
Plus d'informations sur la Journée internationale pour la protection de la couche d'ozone sur le site du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) à http://ozone.unep.org/french/Events/7C_ozone_day_home.shtml
(illustration : Laila Nuri, Indonesia, winner of UNEP Painting Competition 1998)

jeudi 11 septembre 2008

Se remettre au vélo


Peu de modes de transport cumulent autant de vertus que le vélo.
Allié de votre santé (une demi-heure de pédalage quotidien, et le risque d’accident cardiaque chute de 50%), décongestionneur de ville de premier ordre, affichant “zéro” au compteur de la pollution atmosphérique et du réchauffement de la planète... Des performances supérieures à celles des transports en commun les plus “verts”. De plus, la vitesse moyenne d’un vélo, en centre-ville, est de 14 km/h… contre 18 km/h pour la voiture. Si l’on tient compte du temps qu’un conducteur consacre à chercher à se garer, le vélo est vainqueur ! Pourtant, la bicyclette de ville décolle à peine en France. Trois facteurs, selon les associations, dissuadent encore les cyclistes urbains potentiels. Démentis.
Non, le vélo n’est pas plus dangereux que la voiture ! Il n’est pas forcément plus fatigant, et se montre parfois aussi rapide. Autant de raisons qui nous incitent à réviser nos a priori sur la bicyclette en ville.
Pas plus d’accidents à bicyclette
La peur de l’accident est en partie injustifiée, puisqu’il n’y a, proportionnellement, pas plus d’accidentés cyclistes que chez les automobilistes ou les piétons. Comment réduire cet aléa ?
- Augmentez votre visibilité. Pensez à vous doter d’accessoires : gilets fluo, drapeaux, petits “écarteurs” latéraux... Tout est bon pour attirer l’attention des automobilistes. L’éclairage qui équipe la plupart des vélos se révèle généralement de qualité insuffisante, surtout sur les modèles bon marché. N’hésitez pas à le compléter ou à le remplacer.
- Formez-vous aux déplacements urbains. Plusieurs associations ont mis sur pied des vélo-écoles. Il s’agit de faire exécuter aux débutants quelques trajets en petit groupe avec un accompagnateur, qui indique comment aborder un giratoire, virer à gauche, etc. Très important : évitez de trop serrer à droite, histoire d’éviter le coup de la portière que l’automobiliste ouvre brusquement et de dissuader les voitures de dépasser lorsqu’il y a du monde en face !
Le vol n’est pas inévitable
Quelque 400 000 bicyclettes sont volées annuellement, l’équivalent de 15 % des ventes de vélos neufs. Là encore, équipez-vous.
- Ne mégotez pas sur la qualité de l’antivol. Un simple câble, très facile à sectionner avec une pince coupante, est inefficace. Les antivols à barreau en “U” peuvent réduire le risque d’un facteur 10, selon les associations. La Fédération française des usagers de la bicyclette (FUBicy) teste d’ailleurs les antivols du marché, en utilisant les outils des voleurs, et publie chaque année son palmarès dans sa revue, puis sur son site Internet.
- Recourez au marquage. Il existe depuis 2 ans un dispositif de tatouage des bicyclettes par gravure sur le cadre, qui gêne les revendeurs indélicats : pour vérifier si la bonne occasion n’est pas un vélo volé, il suffit de se connecter sur le site de la FUBicy (voir Plus d’info ci-dessous), qui fournit aussi la liste de la quarantaine de villes qui possèdent des points de marquage, souvent dans les “vélostations” ou les maisons du vélo. L’opération coûte en moyenne 5 euros.
Pas besoin d’être un athlète
La peur de ne pas être physiquement à la hauteur freine plus d’un candidat à la petite reine. La difficulté est presque toujours surestimée, les opérations de mise à disposition de vélos bon marché, comme Vélo’v à Lyon, l’attestent : de nombreux citadins s’y mettent définitivement après un essai. En un an, dans la capitale rhônalpine, le nombre de cyclistes a ainsi augmenté de 30 % ! Si, au-delà de 10 km, les trajets peuvent nécessiter des qualités sportives, en deçà, ils sont à la portée de tous.
Yves SCIAMA - 60 millions de consommateurs/HSD Consommer Vert n°128 -
http://www.60millions-mag.com/page/

vendredi 5 septembre 2008

Déchets : collecte des piles et des batteries usagées

En 2007, 28 700 tonnes de piles et 4 939 tonnes d'accumulateurs portables ont
été déclarées mises sur le marché, selon l'Observatoire piles et accumulateurs. En 2006, 8 769 tonnes de piles ont été collectées, 1 595 tonnes d'accumulateurs portables, soit un taux de collecte respectif de 30,5% et 25,6%. Si la collecte des piles a progressé de 11% par rapport à l'année précédente, la collecte d'accumulateurs n'a connu qu'une légère augmentation. Et si l'objectif de collecte des piles et accumulateurs portables fixé par la directive européenne 2006/66/CE pour 2012 est déjà atteint, la stagnation du taux de collecte national autour de 30% depuis plusieurs années laisse présager des difficultés pour atteindre 45% en 2016 si aucune mesure supplémentaire n'est prise, selon l'observatoire. La collecte des piles et accumulateurs n'échappe pas à la tendance générale française de stagnation de la collecte des déchets… Pourtant, aujourd'hui, plus de 50% d'un accumulateur peut être extrait et réintroduit dans un nouveau produit. [...]
Lire la suite sur
http://www.actu-environnement.com/ae/news/collecte_piles_batteries_accumulateurs_5365.php4

mercredi 27 août 2008

Arrêt sur image (1) - Jean-Louis Bianco et Serge Gloaguen prêts à œuvrer ensemble ?


Ceux qui n’auraient pas lu la légende figurant dans cet article de la Provence du 16 juin, pourraient peut-être reconnaître sur la photo Jean-Louis Bianco et Serge Gloaguen.

Compte tenu des sentiments du premier à l’égard du second depuis les dernières élections, l’idée d’être “prêts à œuvrer ensemble” sur l’aménagement du territoire paraîtrait presque surréaliste.
On serait tenté de dire alors que la sagesse aurait repris le dessus sur les sentiments, enfin !
Et ce, quelle que soient les “alternances politiques” pour “mettre sur pied des projets communs” car nous avons “intérêt à nous mutualiser sur certains dossiers”…

Malheureusement, nous n’en sommes pas encore là dans le pays dignois car ces bonnes intentions affichées par le président du Conseil Général 04 s’adressent seulement, pour l’instant, à son alter ego des Hautes-Alpes, comme le précise l’article.
Mais tout cela pourrait bien évoluer dans l’avenir avec un peu de bonne volonté… car il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis.

lundi 14 juillet 2008

AG régionale des Verts, le dimanche 6 juillet à Digne-les-Bains




Plus de 100 participants venant des 4 coins de la région étaient présents à cette assemblée afin de procurer aux Verts PACA les moyens d’une gestion saine et efficace et donner ainsi un nouvel élan à notre parti.


Après le bilan effectué par les délégués nationaux, le point important de cette réunion a consisté à la présentation d’une motion d’orientation portée par un groupe de militants issus de tous les départements de PACA.

Cette motion intitulée “Une région verte et vivante… c’est possible !”, était défendue notamment par Philippe Berrod et a été approuvée à une très large majorité par l’assemblée.





Le premier objectif va consister désormais à mettre en place un conseil d’administration et une nouvelle structure en appui aux groupes locaux pour pouvoir intervenir sur les grands dossiers régionaux (transport, énergie, développement durable, etc.).

Sur le plan politique, les objectifs sont d’animer le débat au niveau régional et de créer des moments de réflexion et d’élaboration collective de projets, d’actions et de discussions écologiques tournées vers l’extérieur avec, en ligne de mire, les prochaines échéances électorales : élections européennes puis élections régionales de 2010.


Au final, cette réunion a été surtout une journée de pratique démocratique, comme les Verts en ont le secret, avec de la réflexion et du débat, ainsi que de la convivialité notamment lors du pique-nique champêtre organisé en milieu de journée.

mardi 1 juillet 2008

Déchets, d’un bout à l’autre de la chaîne...


Que nous le voulions ou non, nous sommes tous des producteurs de déchets… des pollueurs en puissance. Ainsi à l’echelle nationale, entre 400 et 500 kg d’ordures ménagères sont rejetées chaque année par chacun de nous ; parmis ces déchets, on trouve de façon variable selon les études : plus d’1/3 de matières biodégradables, 25 % de papiers, 10 % de verre et 15 % de plastique. Dans cette poubelle type, 20 % seulement des déchets font l’objet d’un recyclage ou d’une valorisation matière et 80 %, soit 350 kg, sont enfouis ou incinérés. Peut-être devrions-nous commencer par produire moins d'emballages inutiles !... À Digne-les-Bains, nous faisons encore mieux, si on peut dire, puisque sur les 472 kg par habitants de déchets produits chaque année, moins de 9 % sont recyclés !
Si nous ne voulons pas multiplier les incinérateurs et les décharges avec les nuisances que cela comporte, il nous faut favoriser les filières de recyclage. Il est donc important pour chaque citoyen de trier les déchets (déchets biodégradables à composter, verre, papier, emballages, etc.).
L’aspect positif du tri écologique des déchets est la responsabilisation du citoyen, qui trouve là un moyen simple de contribuer à la bonne gestion de sa collectivité et à la préservation de son environnement, en prenant conscience du fait qu'un geste individuel, aussi anodin soit-il, peut avoir des retombées globales (écologiques et économiques). Une prise de conscience qui ne peut être que salutaire. Par ailleurs, la mise en place de la sélection des déchets crée de nombreux emplois, aussi bien au niveau de la collecte, du traitement que du recyclage.
Le poste d'opérateur de tri dans les centres de tri des déchets issus de la collecte sélective fait partie de ces ''nouveaux'' ou tout du moins assez récents métiers. L'opération consiste à sélectionner visuellement l'objet à trier sur un tapis roulant (bouteille en PVC ou en PET, journaux, magazines...) et à le mettre dans un bac qui se trouve soit en face (tri frontal) soit sur le côté du poste de travail (tri bilatéral). Ainsi en une heure, près de quatre tonnes de déchets peuvent être triées. Poste de travail clé pour le développement du recyclage des déchets, l'opérateur de tri est exposé à des risques professionnels de mieux en mieux identifiés.
Exemple avec le centre Val Vert Tri qui s'est penché sur la question de la pénibilité à
http://www.actu-environnement.com/ae/news/conditions_travail_operateurs_tri_val_vert_tri_5181.php4.
Malgré la mise en œuvre progressive de la collecte sélective des déchets et de leur recyclage quand cela est possible, les solutions appliquées sont très éloignées d'un tri optimal. Une étude de rentabilité des circuits de recyclage montre qu'en fait les déchets ménagers ne devraient pas être triés selon 4 catégories (verre, emballages, papier, autres déchets), mais selon 15 catégories distinctes : emballages en plastique souple (polyuréthanes), emballages en plastique dur (PVC), emballages en plastique imprimé et emballages en papier alimentaire, journaux/magazines/catalogues/annuaires/prospectus, cartons gris et marrons, verre blanc, verre coloré, récipients et objets en aluminium, boîtes de conserve en fer blanc, autres métaux (sauf fer et aluminium), emballages en polystyrène, piles, déchets organiques (restes alimentaires), tissus/vêtements/fils/fibres, autres déchets (couches-culottes, lingettes, déchets mixtes inclassables). Il est d'ailleurs à noter que la récupération de piles suit un circuit différent du traitement des autres déchets. Les conteneurs destinés à les récolter sont de plus en plus nombreux, surtout dans les boutiques qui vendent des piles et dans les centres commerciaux. Cette distinction en 15 catégories ne concerne que les déchets ménagers courants. On pourrait ajouter à cette liste les déchets industriels qui tendent de plus en plus à être produits par des particuliers, par exemple les cartouches d'encre et les toners de poudre usagés ou les batteries de voiture, pour lesquels existent des circuits de récupération et de recyclage relativement confidentiels.
Ne pas jeter un produit polluant est un geste qui nécessite une attitude responsable et consciente de la part de l'usager, mais encore faut-il que les structures mises à sa disposition lui facilitent la restitution des produits à recycler, ce qui n'est malheureusement pas toujours le cas. En France, le manque d'homogénéité fait que d'une ville à l'autre, le tri est différent. Ainsi, un déchet sera-t-il récupéré dans l'une, et refusé dans l'autre. À partir de là, c’est à chacun de vouloir s’impliquer (compostage, tri, etc.) ou pas…

dimanche 15 juin 2008

Des pluies inégalement réparties sur la France


Comme l’illustrent les récentes inondations survenues dans de nombreux départements, la France affiche depuis le mois de mars un bilan pluviométrique des plus contrastés. La majeure partie du territoire métropolitain a ainsi connu de fortes précipitations au cours du mois d’avril, allant jusqu’à afficher 2,5 fois la pluviométrie mensuelle moyenne en Alsace et dans l’Ouest du Massif Central. Démentant cette tendance générale, sur les côtes normandes et l’extrême Nord du pays, de même que sur les côtes landaises et les Pyrénées, les pluies sont restées inférieures à la normale. Les plus touchés par le manque d’eau restent le Languedoc-Roussillon et la Corse, lesquels ont accusé un déficit supérieur à 50 %.
Or, si le surplus d’eau a de lourdes conséquences, la pénurie pose elle aussi quelques difficultés, avec en tête de liste le ravitaillement des réserves phréatiques. Actuellement, le bilan des pluies dites “efficaces” (1), destinées à réapprovisionner les nappes phréatiques, est largement négatif. Etabli sur la période comprise entre le 1er septembre et le 1er mai 2008, l’état des lieux fourni par le Bulletin National de Situation Hydrologique (2) montre que les précipitations efficaces sont déficitaires sur la quasi totalité du territoire. Des déficits supérieurs à 25 % ont ainsi été enregistrés en Aquitaine, sur le pourtour méditerranéen et l’Ouest de la Corse, et dans le Nord, Nord-Est et Sud-Est de la région parisienne. Ils atteignent les 80 % pour la côte basque et les Pyrénées orientales. Au final, seules quelques rares régions comme l’Est du bassin parisien, le Nord-Est de la Bretagne et l’Est de la Corse sont légèrement excédentaires par rapport à la normale des précipitations efficaces.
Mais alors que la fin du printemps clôt la période propice au réapprovisionnement des nappes, les répercutions de ces déficits sont plus que jamais d’actualité. Présentant des niveaux inférieurs à la normale, les nappes phréatiques les plus importantes souffrent à l’heure actuelle d'un réel manque d’eau. Parmi les principales concernées, on compte la nappe de calcaire de Champigny, l’une des plus exploitées d’Ile-de-France, celle de la Beauce, ainsi que de nombreuses en vallée du Rhône.
En baisse continue depuis ces cinq dernières années, celles-ci avaient pourtant amorcé une faible remontée début janvier. Mais elle s’est révélée insuffisante pour compenser le manque passé et permettre un retour à une situation normale. Il en va de même pour les précipitations excédentaires du début de printemps qui, bien qu’à l’origine d’un prolongement de la recharge des nappes, n’ont pu renverser la vapeur. En conséquence de quoi, la contribution des pluies efficaces à la reconstitution des réserves phréatiques reste déficiente pour près de la moitié des réserves souterraines. A l’approche de la saison estivale, ce bilan préoccupant devrait relancer la problématique de la gestion des réserves d’eau disponibles.
Aussi, si la situation s’est améliorée au regard des chiffres de 2007 relevés à la même période, elle n’en est pas pour autant satisfaisante, tout particulièrement pour le Roussillon et certains sites de la vallée du Rhône où les carences en eau se sont accentuées.
Cécile Cassier 03/06/2008 in
http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3176
Illustration © BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières)
1- Les pluies efficaces représentent ce qui reste des précipitations totales après évapotranspiration. Elles alimentent les nappes phréatiques soit par infiltration, soit par écoulements superficiels.
2- Le
Bulletin National de Situation Hydrologique est consultable sur le site Eaufrance. Il rassemble un ensemble de cartes commentées illustrant l’évolution mensuelle des ressources en eau.

jeudi 5 juin 2008

12e édition de la Fête du vélo les 7 et 8 juin 2008

La 12e édition de la Fête du vélo, sur le thème “Tous à vélo” se déroulera les 7 et 8 juin
2008 dans toute la France.
À Digne, ce week-end plus particulièrement consacré à la “petite reine” aura pour point d’orgue la "vélo-parade" qui partira de la mairie à 14 heures le samedi 7 juin.
Il s'agit d'une déambulation dans les rues de Digne pour porter les couleurs du vélo urbain. Ce mode de déplacement alternatif, économique et convivial bon pour la santé et l'environnement ne demande qu'à être conforté, à la lumière de l'actualité économique et environnementale et du Plan de Déplacement Urbain que nous souhaitons mettre en œuvre dans notre belle cité préfectorale.
Dans toute le France, la
Fête du Vélo est pour tous les acteurs locaux -collectivités territoriales, associations d'usagers et de défense de la bicyclette, fédérations de clubs cyclistes et sportifs, professionnels de l'industrie du cycle... contribuant à développer la pratique du vélo- l'occasion de promouvoir et de valoriser leurs actions et initiatives dans ce domaine : intermodalité, mobilité scolaire, aménagements d'itinéraires et de stationnement des vélos, voies vertes, plans de déplacements d'entreprises…
Le Comité de Promotion du Vélo a l'ambition que l'édition 2008 incite encore davantage à la pratique du vélo pour tous et valorise ses atouts : efficace, rapide, agréable, bon pour la santé, économique, ludique, cyclotouristique et cyclosportif...
Plus de renseignements disponibles à
http://www.feteduvelo.fr/Les-membres-du-Comite-de-Promotion-du-Velo/0061.html

mardi 3 juin 2008

Le Jardin des papillons sur France3 Méditérannée



Le magazine Priori Terre sur France3 Méditérranée traite d’initiatives et projets exemplaires en matière de développement durable ; le numéro du 25 mai porte sur le Jardin des papillons de Digne-les-Bains où 126 espèces, soit la moitié des espèces diurnes françaises, se cotoient sur un hectare. Même dans les milieux les plus protégés du territoire métropolitain (parcs nationaux, réserves biologiques…) il est illusoire d’observer autant d’espèces sur un périmètre aussi restreint.
Ce constat prouve que, dans un environnement favorable, le travail de la terre par une action humaine ciblée et raisonnée permet non seulement de conserver la biodiversité, mais de l’enrichir.
Cette diversité démontre également que toutes les espèces observées sont présentes dans les environs et/ou sont venues s’installer, attirée par une flore variée. Aucune n’a été introduite. On estime à une vingtaine le nombre d’espèces simplement de passage et qui ne se reproduisent pas dans le jardin…
Voir le Priori Terre du 25 mai “Quand les ailes du papillon…” sur
http://jt.france3.fr/regions/popup.php?id=marseille_prioriterre&video_number=0

Pour les visites guidées du Jardin des papillons sur le site de la Réserve Géologique de Haute-Provence : en mai, sur réservation du lundi au vendredi / en juin, 7j/7 sur réservation / en juillet, visites guidées tous les jours à 11h, 14h30 et 16h / en août, visites guidées tous les jours à 10h, 11h30, 14h30 et 16h / en septembre, sur réservation du lundi au vendredi.
Tous les renseignements disponibles sur le site du Jardin des papillons à
http://www.proserpine.org/accueil.htm

vendredi 30 mai 2008

Bientôt des champignons génétiquement modifiés pour produire des agrocarburants ?


Pour dégrader toute sorte de matière végétale en sucres facilement transformables en alcool, les champignons semblent prometteurs. Le Trichoderma reesei dont le génome vient d’être décodé pourrait ainsi permettre la production d’agrocarburants.
Dans un contexte de défiance envers les carburants produits à partir de denrées alimentaires comme le maïs ou la betterave, les recherches sur les agrocarburants de seconde génération fabriqués à partir de n’importe quelle matière végétale se poursuivent. Certaines recherches cherchent à diversifier la ressource. Le projet SHAMASH de l'institut national de recherche en informatique et en automatique (INRIA) travaille par exemple sur une production à partir de microalgues autotrophes. Ces microorganismes peuvent accumuler jusqu'à 50% de leur poids sec en acides gras, permettant d’envisager des rendements à l'hectare supérieurs d'un facteur 30 aux espèces oléagineuses terrestres. D’autres équipes se concentrent sur la technique et misent par exemple sur la thermochimie pour produire un carburant de synthèse liquide à partir de la biomasse. C’est le cas du CEA en France qui en coordination avec l’Institut français du pétrole mène le projet Biocarb. Certains travaux sont quant à eux axés sur les moyens de dégrader la cellulose afin d’élargir les sources possibles de biomasse et dans cette voie les microorganismes semblent prometteurs.
Un champignon en particulier a attiré l’attention des scientifiques du laboratoire Architecture et fonction des macromolécules biologiques (CNRS/Universités de la Méditerranée et de Provence).

Le champignon filamenteux Trichoderma reesei est en effet très efficace pour dégrader les végétaux grâce à une batterie d’enzymes : des cellulases. La lignocellulose est en effet la matière première végétale la plus abondante. D'un point de vue chimique, les celluloses sont des réseaux de chaînes formées de maillons élémentaires : des sucres. Mais pour transformer la cellulose en éthanol, il faut tout d'abord la séparer de la lignine. Certains champignons comme le Pycnoporus cinnabarinus sont à ce titre particulièrement étudiés pour cette étape. La cellulose peut ensuite être hydrolysée en sucres. Grâce à sa batterie d’enzymes très efficace, Trichoderma reesei est considéré comme le champignon de référence pour transformer la cellulose de la paroi végétale en sucres simples (saccharification) dont il se nourrit. Après fermentation, les sucres simples peuvent être facilement transformés en biocarburants, comme l’éthanol.
Pour aller plus loin dans la connaissance de ce champignon, l’équipe de glycogénomique dirigée par Bernard Henrissat du laboratoire Architecture et fonction des macromolécules biologiques, ont analysé son génome. Les résultats de ces recherches publiés dans le magazine Nature biotechnology*, révèlent contre toute attente que ce champignon ne possède qu’un nombre très faible de gènes codant pour des cellulases (hemicellulases et pectinases), bien moindre que ce qui est trouvé habituellement chez les champignons capables de dégrader la paroi des plantes. D’abord interprétées comme une mauvaise nouvelle, les limitations de cet organisme modèle sont finalement une aubaine. Les scientifiques vont pouvoir chercher quels gènes pourraient être ajoutées au patrimoine du champignon en vue d’améliorer le cocktail enzymatique et obtenir une saccharification plus efficace pour produire du bioéthanol.
Pour la petite histoire, rappelons le champignon filamenteux Trichoderma reesei a été découvert pendant la 2ème guerre mondiale dans le Pacifique Sud, où il était responsable de la dégradation des équipements de l’armée américaine. Aucune toile de coton ne lui résistait. F.ROUSSEL 16/05/2008
http://www.actu-environnement.com/ae/news/champignons_carburants_biomasse_5070.php4
*référence : Nature Biotechnology 26, 553 – 560. Doi :10.1038/nbt1403

Agrocarburants : Les banques montrées du doigt



L’association environnementale internationale Les Amis de la Terre vient de publier un rapport mettant en lumière l’implication des grandes banques européennes dans le financement de la production des agrocarburants en Amérique latine. Les investissements concernent aussi bien la canne à sucre, le soja que l’huile de palme. D’après le rapport, ce sont plus d’une quarantaine d’organismes financiers européens qui ont investi ces dernières années plusieurs milliards d’euros dans ce secteur industriel. Dans le peloton de tête des banques on retrouve par ordre d’engagement : la Deutsche Bank (Allemagne), Barclays (Royaume-Uni) , BNP Paribas (France), HSBC (Royaume-Uni) et UBS (Suisse).

Lors de la présentation du rapport, Yann Louvel, chargé de campagne Finance privée aux Amis de la Terre France a déclaré : “Les agrocarburants constituent un business en plein boom dans lequel les banques françaises ont largement investi alors que des millions de personnes souffrent de la famine et que la destruction de l'environnement se poursuit. Les banques doivent immédiatement stopper leurs investissements dans ce secteur”. L’association profite aussi de cette occasion pour demander à la Commission Européenne de réviser son objectif de 10% d'agrocarburants obligatoires dans les transports d'ici 2020, citant Olivier de Schutter, rapporteur spécial de l'ONU sur le droit à l'alimentation qui a qualifié dernièrement cet objectif d’ « irresponsable ».



Ce rapport illustre, une fois de plus, le double discours de nombreux acteurs économiques qui,
d’un côté mettent l’argument « développement durable » à toutes les sauces dans leurs communications et publicités, et d’un autre côté poursuivent un développement aveugle et destructeur.

Pour mémoire, d’après une estimation du FMI (Fonds monétaire international), les agrocarburants sont responsables pour 70 % de
l’augmentation récente des cours mondiaux du maïs et pour 40 % de celle du soja.

Michel Sage 21/05/2008
http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3152

mardi 27 mai 2008

Biocarburant : le bénéfice à l’usage est nul


Présentés il y a un an comme une solution d’avenir, les biocarburants sont aujourd’hui de plus en plus décriés au fur et à mesure que les conditions de leur production apparaissent (concurrence avec les cultures à vocation alimentaire, déforestation pour acquisition de nouvelles terres, pratiques agricoles destructrices, etc.). En outre, leur bilan global demeure très incertain ; en effet après avoir présenté en 2002 une étude mettant en avant un fort bénéfice des agrocarburants, tant en matière de gaz à effet de serre que de rendement énergétique, l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) est appelée à revoir sa copie.
La première version, confiée au cabinet PricewaterhouseCoopers (PwC), a vu sa crédibilité mise en cause par un audit mené à la demande de l’ADEME et de l’IFP (Institut Français du Pétrole). La méthode de calcul serait inadaptée, en conduisant à affecter aux produits dérivés de la production de biocarburant des coûts énergétiques et environnementaux beaucoup plus importants que la réalité. Autrement dit, l’étude imputerait une partie non négligeable de l’impact de la production des biocarburants à la production d’aliments pour le bétail qui en découle, améliorant ainsi de façon notable le bilan des carburants d’origine végétale.Dans l’attente d’une nouvelle étude déterminant réellement leur bilan environnemental et énergétique global, un éclairage vient d’être apporté quant à leur utilisation. Réalisée par l’Observatoire du Véhicule d’Entreprise (OVE), en collaboration avec l’Union Technique de l’Automobile, du Motocycle et du Cycle (UTAC), cette nouvelle étude permet de comparer les émissions de divers polluants des 4 familles de carburants disponibles sur le marché : essence/E85 (85 % d’Ethanol et 15 % d’essence sans plomb) et gasoil/biodiesel B30 (30 % d’ester de colza et 70 % de gasoil). En outre, les consommations de carburant sont évaluées pour un véhicule milieu de gamme, équipé tantôt d’un moteur essence flex-fuel, tantôt d’un moteur diesel. Pour le véhicule flex-fuel, le test montre des résultats globalement équivalents pour les émissions de CO2 (1), NOx (2) et une combustion un peu plus complète de l’essence que de l’E85. Si pour les émissions de CO (3), l’E85 permet d’obtenir des émissions 2 fois moindres, à l’inverse, en matière de consommation l’E85 nécessite de passer plus régulièrement à la pompe avec une consommation 30 % plus élevée. Pour la motorisation diesel, la comparaison d’un diesel 'pur pétrole' et du mélange B30 montre des résultats quasiment similaires sur tous les points avec un très léger avantage au diesel pur.
Pascal Farcy /
http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3117
En conclusion, même si cette étude est incomplète en n’évaluant pas, par exemple, les émissions très nocives de particules fines du diesel et du B30, elle montre qu’en terme de rejet de polluants les biocarburants n’apportent pratiquement aucun intérêt par rapport aux versions 100 % d’origine pétrolière, alors que dans le même temps leur production pose nombre de problèmes.
1- A faible dose, le dioxyde ce carbone est source de problème respiratoire et notamment un important facteur d’asthme.
2- Le dioxyde d’azote est un gaz irritant qui altère la respiration et favorise les crises chez les asthmatiques.
3- A faible dose, le monoxyde de carbone limite la capacité d’oxygénation des principaux organes et des muscles. Il est particulièrement nocif pour les fœtus.

vendredi 23 mai 2008

l’investissement citoyen dans la production d’énergies renouvelables









Le département possède de nombreuses ressources solaires qui peuvent être valorisées sous forme d’électricité. Ceci représente un potentiel de développement local intéressant. Des initiatives privées se développent, motivées par une logique de rentabilité financière.
D’autres solutions, impliquant financièrement les collectivités locales et la société civile existent. Elles ajoutent à la dimension financière des projets, des préoccupations d’intérêt général.

Les associations Hespul et Nef, qui ont conduit une étude au niveau européen sur des initiatives d’investissements financiers citoyens dans des opérations collectives de production d’énergie photovoltaïque et éolienne viendront témoigner de leur expérience le 31mai, à 14 heures, dans la salle de l’Ermitage.

dimanche 11 mai 2008

Formation jardinage biologique, le 24 mai 2008


Troisième module de la formation Entretenir et faire fructifier son jardin, le samedi 24 mai 2008. Cette séance a pour objectif de permettre aux participants de savoir comment intervenir pour protéger et gérer leurs cultures afin de les faire fructifier en dépit des contraintes de maladies et ravageurs, “mauvaises” herbes, sècheresse, etc.
PROGRAMME
-
La protection des plantes : Face aux maladies et aux ravageurs des végétaux, la prévention fait partie intrinsèque des fondamentaux du jardinage bio. Des moyens préventifs existent, évoqués lors des précédentes séances : jardin diversifié, accueillant pour les auxiliaires ; utilisation maîtrisée des apports d’engrais ; associations et rotations judicieuses... L’application de ces concepts sera de nouveau abordée en faisant un lien précis avec les dégâts à éviter. Restent les cas où il faut pourvoir intervenir : après avoir fait le tour des principaux ravageurs et maladies, les pratiques de traitement respectueuses du vivant (extraits végétaux, et autres produits biologiques...) seront étudiées, pour savoir dans quels cas et de quelles manières les appliquer.
- La gestion des cultures : La fin du printemps voit la prolifération des “mauvaises” herbes pour certaines cultures et l’été fait apparaître les premières préoccupations en matière de tuteurage et d’ombrage et surtout, d’économie d’eau. La formation évoquera comment le paillage en particulier répond à la plupart de ces préoccupations, avec certaines précautions d’emploi. L’étude portera également sur les végétaux les mieux adaptés à la sécheresse et à la concurrence, ainsi que les voisinages les plus favorables.
RENSEIGNEMENTS PRATIQUES
Public concerné, tout adhérent de l’association GESPER intéressé par le jardinage biologique. Intervenante, Christel FERRE, éducatrice technique spécialisée en aménagement rural et paysager. Nombre de participants, 15 maximum. Lieu, Plateforme pédagogique de GESPER (6 rue Lavoisier, ZI Saint Christophe 04000 Digne-les-Bains). Date et horaires, samedi 24 mai 2008 de 9h à 17h (pause déjeuner de 12h à 13h, amener son panier-repas pour le midi. Equipement fourni, matériel de jardinage. Equipement à prévoir, tenue adéquate et de quoi prendre des notes. Rendez-vous, 9h sur le site (covoiturage envisageable auprès de l’association).
Participation aux frais et modalités d’inscription : adhésion
annuelle à l’association (10 €) + participation en fonction des revenus ouvrant droit à une déduction fiscale (égale à 66% du montant des sommes versées dans la limite d'un plafond égal à 20% du revenu imposable pour les particuliers). Possibilité de facilité d’accès à la formation pour les personnes non imposables (contacter l’association Gesper).
Inscriptions et renseignements : GESPER, 04 92 34 33 54 ou gquaglino.gesper@orange.fr
Prochaine séance de la
formation Jardinage biologique : Récolter et préparer l’hiver de son jardin, le 13 septembre 2008.

vendredi 2 mai 2008

Tchernobyl


Il y a 22 ans, le 26 avril 1986, le réacteur nucléaire de Tchernobyl explosait.
Un ouvrage considérable a été publié récemment en langue russe sous la direction du Professeur Alexei Yablokov, à Saint-Pétersbourg, sur les conséquences de cette catastrophe. « L'intérêt et la portée de ce livre de 376 pages en russe, qui contient 826 titres de publications scientifiques dans sa bibliographie, m'ont poussé à l'aider à franchir la barrière linguistique, qui constitue malheureusement l'un des moyens efficaces et gratuits à la disposition du lobby nucléaire pour empêcher que la vérité se fasse jour. Je vous envoie la version réduite, que je viens de traduire, de cet ouvrage, dont l'idée principale est de présenter de façon brève et systématique les résultats de la grande masse des recherches consacrées aux différentes conséquences de la catastrophe de Tchernobyl. Publiées en langue russe ces recherches sont inconnues en occident. Ce livre réalisé par le professeur Yablokov révèle que la lutte n'a pas cessé. Nous nous devons de la soutenir. » Wladimir Tchertkoff

TCHERNOBYL, Conséquences de la catastrophe pour l’homme et le nature de Alexei V. Yablokov, Vassili B. Nesterenko, Alexei V. Nesterenko (2007)

Dure vérité sur la catastrophe de Tchernobyl
L’explosion du quatrième bloc de la centrale nucléaire de Tchernobyl le 26 avril 1986 coupa la vie de millions d’habitants de la planète en deux parties : l’AVANT et l’APRÈS Tchernobyl. La catastrophe de Tchernobyl est un alliage complexe où se confondent aventurisme technocratique et héroïsme de la part des liquidateurs, solidarité humaine et couardise de la part des hommes politiques (qui ont eu peur de prévenir leurs populations de l’énorme risque, multipliant le nombre de victimes innocentes), souffrances des uns et intérêt des autres. […] Les vingt années qui se sont écoulées depuis la catastrophe nous ont clairement démontré que l’énergie atomique recèle bien davantage de danger que les armes nucléaires : le rejet d’un seul réacteur a provoqué une contamination cent fois supérieure à la contamination due aux bombes lâchées sur Hiroshima et Nagasaki. Il est évident aujourd’hui qu’un seul réacteur nucléaire est capable de contaminer dangereusement la moitié du globe terrestre. Il est devenu évident que les habitants d’aucun pays de la planète ne peuvent plus compter sur leurs gouvernements pour les protéger d’une contamination radiologique apportée par le vent on ne sait d’où. […]
La contamination des territoires
Il est nécessaire d’établir le caractère et les dimensions de la contamination causée par Tchernobyl pour évaluer les conséquences de cette catastrophe. Le nuage de Tchernobyl a fait au moins deux fois le tour de la Terre, en laissant des traces principalement dans l’hémisphère nord. […] Combien de personnes ont été touchées par la contamination de Tchernobyl ?
Contamination radioactive

Dans l’ensemble, une grande partie des radionucléides gazeux et aérosols, expulsés du 4ème réacteur de la centrale de Tchernobyl s’est déposée hors des frontières du Bélarus, d’Ukraine et de la partie européenne de la Russie. […] Selon certaines données, l’Europe a reçu 68-89% de radionucléides gazeux et aérosols déposés sur la terre ferme par les nuages de Tchernobyl. Ils se sont distribués de façon extrêmement irrégulière. Pendant les rejets actifs du réacteur (du 26 avril au 5 mai 1986) le vent autour de Tchernobyl s’est déployé à 360°, en conséquence de quoi les rejets radioactifs (composés de radionucléides différents suivant les jours) ont couvert de grandes étendues. […] Les rejets des radionucléides du réacteur en feu ont duré jusqu’à la mi mai. Chaque rejet avait sa propre géographie et composition de contamination. Il n’y a pas de données instrumentales de contamination de tous les pays d’Europe par tous les radionucléides de Tchernobyl, et désormais il n’yen aura plus jamais. Les données calculées (sur 1 km2 en moyenne) ne sont publiées que pour le césium 137 et le plutonium. La contamination par le césium 137 de Tchernobyl a touché tous les pays européens sans exception. […] En résumant sommairement, la contamination radioactive de Tchernobyl a touché près de 400 millions de personnes (205 millions en Europe et environ 200 millions hors de l’Europe), à un niveau de 4 kBq/m2 (0,1Ci/km2) et plus.
Contamination par le plomb
2400 tonnes de plomb selon certaines, et 6720 t. selon certaines autres ont été déversées au cours des opérations d’extinction du réacteur du bloc numéro 4 en feu de la centrale de Tchernobyl. Pendant les quelques jours qui ont suivi, une partie importante de ce plomb a été rejetée dans l’atmosphère suite à sa fusion, à son ébullition et à sa sublimation dans l’incendie du réacteur.
Difficultés pour obtenir des données objectives sur les effets de la Catastrophe
Causes subjectives : 1. secret ; 2. falsification officielle sans retour des statistiques en URSS ; 3. absence d’une statistique fiable en URSS (ensuite, en Ukraine, au Bélarus et en Russie) ; 4. désir prononcé des structures gouvernementales et de l’industrie atomique, ainsi que des principales organisations intergouvernementales compétentes (AIEA et OMS) de minimiser les conséquences de Tchernobyl. […] La situation des liquidateurs est significative à cet égard (leur nombre total s’élève à plus de 800 000). Au cours des premières années après l’accident il a été interdit officiellement d’établir la corrélation entre la morbidité et la radioactivité, en conséquence de quoi les données sur la morbidité des liquidateurs, obtenues avant 1989, on été falsifiées sans retour. […] Ainsi, par exemple, dans le livret militaire de pas un seul (!) des 60 000 militaires en service, qui ont participé aux travaux de liquidation, n’a été enregistré le dépassement de la norme de 25 röntgens, alors en vigueur. En même temps, l’examen clinique de 1100 militaires liquidateurs a révélé chez 37% d’entre eux les symptômes hématologiques de la maladie des rayons, qui indique que ces personnes ont reçu plus de 25 röntgens. […]
La santé de la population
Les premières prévisions officielles des conséquences de la catastrophe de Tchernobyl parlaient seulement de quelques cas supplémentaires de cancer au bout de quelques dizaines d’années. Quatre ans après, ces mêmes personnalités officielles augmentèrent le nombre des cas prévisibles à quelques dizaines (alors qu’il y avait déjà des milliers de malades). Vingt ans après, ces mêmes experts formulent la position officielle de l’AIEA et de l’OMS, selon laquelle le nombre des morts et de ceux qui mourront à cause des maladies provoquées par la catastrophe, s’élèvera à près de 9000, et le nombre des malades à quelques dizaines de mille. Près de 400 millions d’habitants de la Terre ont reçu les retombées de Tchernobyl et peuvent, eux-mêmes et leurs descendants, éprouver les conséquences négatives de l’irradiation ionisante de Tchernobyl. L’analyse de cette modification de la santé dans ses dimensions globales sera la tâche des recherches futures. La présente étude examine plus en détail les données sur la santé des populations touchées de la partie européenne de l’URSS (essentiellement, de l’Ukraine, du Bélarus et de la Russie européenne), au sujet desquelles existe une énorme quantité de publications scientifiques, peu connues en Occident. […] Habituellement, quand on mentionne les conséquences de la catastrophe de Tchernobyl pour la santé des personnes, on pense à l’apparition des maladies cancéreuses. Cependant, quelle que soit leur importance, les maladies cancéreuses sont loin d’épuiser les conséquences médicales de la Catastrophe. Les maladies des systèmes circulatoire et lymphatique sont l’une des conséquences les plus répandues de la contamination radiologique de Tchernobyl chez les enfants et les adultes. Les maladies des organes circulatoires sont l’une des causes principales d’invalidité et de la mort des liquidateurs. […] L’augmentation des maladies des organes respiratoires dans les territoires de Tchernobyl est observée partout. Les maladies des organes respiratoires (cavité nasale, pharynx, trachée, bronches, poumons) constituent l’une des premières conséquences visibles de l’irradiation ionisante, - des hémorragies nasales et irritations de la gorge aux cancers des poumons. Vingt ans après la catastrophe, une grande quantité de données est apparue sur les atteintes génétiques, liées à l’irradiation supplémentaire de Tchernobyl. […] Le perfectionnement des méthodes scientifiques rendra possible un recensement plus complet de ces mutations génétiques. Toutefois on peut dire déjà, qu’en apparaissant dès les premiers jours qui on suivi l’irradiation et en augmentant le risque d’apparition de différentes maladies, la modification des structures génétiques fut la première manifestation dangereuse de la catastrophe de Tchernobyl. Même si l’irradiation de Tchernobyl ne subsistait que peu de temps (comme à Hiroshima et à Nagasaki), ses conséquences se feraient sentir suivant les lois de la génétique statistique pendant au moins une série de générations successives à partir de l’instant de la Catastrophe. L’irradiation de Tchernobyl est génétiquement plus dangereuse que celle de Hiroshima et Nagasaki, tant parce que la quantité des radionucléides rejetés par la Catastrophe dans la biosphère est des milliers de fois supérieure, qu’à cause de la composition des radionucléides. Elle a frappé et frappera les habitants dans des territoires immenses pendant des siècles, en ajoutant de nouvelles atteintes génétiques à celles déjà reçues. Les conséquences génétiques de la catastrophe de Tchernobyl toucheront des centaines de millions de personnes, parmi lesquelles : · celles qui ont subi le premier choc radiologique par les radionucléides de courte période dans le monde entier, en 1986 ; · celles qui vivent, et vivront pendant pas moins de 300 ans, dans les territoires contaminés par le strontium 90 et le césium 137, jusqu’à ce que leur niveau ne baisse jusqu’à celui du fond naturel ; · celles qui vivront dans les territoires contaminés par le plutonium et l’américium pendant des milliers d’années ;· les enfants des géniteurs irradiés pendant sept générations (même s’ils vivront dans des territoires propres).
Contamination de l’atmosphère, des eaux et des sols
Suite à la migration verticale des radionucléides, ceux-ci seront assimilés en quantités importantes par les végétaux, dont les racines se trouvent dans les couches inférieures du sol. Capturés par les racines, les radionucléides qui se sont enfoncés dans le sol, se retrouvent une deuxième fois en surface (dans les parties superficielles des végétaux), et entrent dans les chaînes alimentaires. C’est l’un des mécanismes observés ces dernières années de l’augmentation de la contamination interne de la population dans les territoires contaminés.
Expérimentation de l’emploi d’entéroabsorbants pour l’élimination des radionucléides de l’organisme
Une teneur élevée des principaux aliments de production locale en césium 137 dans les territoires contaminés comporte le danger de l’accumulation d’une quantité dangereuse de radionucléides dans l’organisme humain, principalement chez les enfants. Cette accumulation des radionucléides constitue la cause principale de l’aggravation de la santé des enfants dans les territoires contaminés. Ici ce problème est examiné sur la base de l’expérience obtenue au Bélarus. Comme cela a été montré par Y. I. Bandajevsky et al., à partir de 50 Bq/kg d’accumulation du césium 137 dans l’organisme de l’enfant des altérations pathologiques peuvent apparaître dans les systèmes vitaux (cardio-vasculaire, nerveux, endocrinien, immunitaire), dans les reins, foie, yeux et autres organes, la production de l’immunoglobuline est altérée dans l’organisme. Les études scientifiques effectuée dans le Centre de médecine radiologique d’Ukraine et dans l’Institut de médecine et d’endocrinologie du ministère de la Santé du Bélarus sont arrivées à la conclusion, que l’introduction plusieurs fois par an de produits vitaminés à base de pectine dans la ration alimentaire des habitants des régions de Tchernobyl favorise une élimination efficace des radionucléides incorporés du corps humain.
Conclusion
Des dizaines de tonnes de radionucléides de Tchernobyl, éjectés par le réacteur explosé (leur radioactivité surpasse plusieurs centaines de fois les rejets des bombes atomiques qui ont détruit Hiroshima et Nagasaki), sont tombées, au cours du lointain printemps et de l’été 1986, sur les territoires où vivaient des centaines de millions de personnes qui n’avaient rien à voir avec la dangereuse industrie atomique. […] La vie normale de dizaines de millions de personnes a été perturbée. Des millions de personnes innocentes ont déjà payé de leur santé les erreurs des nucléaristes. Mais pour plus de six millions de personnes, qui habitent encore aujourd’hui dans les territoires dangereusement contaminés (et qui le seront encore pendant de nombreuses dizaines d’années), se pose quotidiennement le problème : comment continuer à vivre ? Dans les territoires contaminés par les dépôts de Tchernobyl il est dangereux de s’occuper d’agriculture, il est dangereux de cultiver les forêts, dangereux de pêcher le poisson et de chasser le gibier, il est dangereux de consommer les denrées produites localement sans contrôler leur radioactivité, dangereux de boire le lait et même l’eau. A ceux qui vivent dans ces territoires (ou qui y ont vécu, ou qui se sont trouvés parmi les liquidateurs) la question se pose de comment éviter la tragédie de la naissance d’un fils ou d’une fille avec de graves affections héréditaires provoquées par l’irradiation ?

Tout ce qui précède est le résumé du “digest” réalisé par Wladimir Tchertkoff ; le résumé français du livre d'Alexei Yablokov (57 pages, mars 2008) peut être obtenu sur demande à vertelectro@lesverts.fr

vendredi 25 avril 2008

Qu'est-ce qu'un OGM ?


Tous les organismes vivants portent dans leurs cellules leur patrimoine génétique. Toutes ces informations sont écrites dans une langue commune à tous les organismes vivants : il y a donc unicité du code génétique de la matière vivante. Pour poursuivre la comparaison avec le langage, on pourrait dire que les individus sont comme des livres, dont les chromosomes seraient les chapitres et les gènes les mots. La modification génétique consiste à modifier un ou plusieurs mots dans le livre. Tout comme les mots, les gènes prennent leur sens dans un contexte, c'est-à-dire en interaction avec les autres gènes, de même que le sens d'une phrase ne dépend pas que du vocabulaire, mais aussi de la syntaxe. Nous commençons, grâce à la génomique, à avoir une maîtrise rudimentaire du vocabulaire : nous connaissons un certain nombre de gènes, avec parfois leur fonction ou l'une de leurs fonctions. Mais nous maîtrisons beaucoup moins bien la syntaxe : on ne peut pas, pour l'heure, choisir précisément où le mot va s'intégrer dans le texte, ce qui pose bien entendu la question de la modification du sens, plus ou moins contrôlée, que va entraîner son insertion. La question est alors de savoir si nous savons juger, après la modification, de la qualité d'ensemble de l'organisme ainsi modifié. Les opposants aux OGM estiment que l'équilibre de l'organisme a pu être bouleversé, sans que l'on s'en rende compte; les défenseurs de la transgénèse jugent au contraire que les altérations majeures de la nature et des propriétés des organismes considérés sont détectables. Une approche politique du dossier est donc nécessaire. […]
Pas de preuve du risque sanitaire, mais impossibilité de prouver son absence
A ce jour, aucune étude scientifique n'a démontré de toxicité des OGM associée spécifiquement à leur nature transgénique. Comme tout produit, certains OGM peuvent provoquer des phénomènes d'allergie chez certains consommateurs. Mais le processus digestif réduit normalement les aliments OGM sans plus de difficultés que les autres. Les OGM autorisés ne présentent donc guère de danger de court terme pour la santé, ce qu'illustre du reste leur diffusion croissante dans le monde, sans la moindre manifestation sanitaire négative à ce jour. Le risque éventuel porterait donc sur le long terme : les substances vivantes ne se réduisent jamais à des résultats absolus et définitifs. Par conséquent, la non-toxicité à court terme n'est pas un argument définitif permettant d'écarter tout effet sériel, c'est-à-dire étendu, diffus et différé, à long terme.
Le débat sur l'ampleur du risque environnemental et sur les moyens de le circonscrire
Le risque environnemental a de multiples facettes ; quoique très limité, il est vraisemblablement plus élevé que le risque sanitaire. On relèvera notamment le risque d'apparition de résistances aux pesticides ou aux herbicides, voire à des antibiotiques, la dissémination involontaire des OGM, et l'éventuelle atteinte à la biodiversité qui en résulterait. Il convient toutefois d'observer d'une part que la plupart de ces risques ne sont pas spécifiques aux variétés végétales obtenues par transgénèse, et d'autre part que, sans pouvoir jamais être éliminés, ces risques peuvent être réduits à des proportions marginales par la mise en place de pratiques prudentes [??????]. Quant à la résistance à des antibiotiques, il faut souligner que les nouvelles constructions transgéniques ne recourent plus à des gènes marqueurs résistants aux antibiotiques.
La nécessité de prendre au sérieux les interrogations de nos concitoyens
Comme l'a montré une étude menée dans cinq pays européens
, le refus des OGM ne tient pas à une insuffisance des connaissances scientifiques de la population, mais au fait que les institutions officielles ne se sont pas réellement préoccupées de répondre aux questions simples et de bon sens que se pose chacun d'entre nous sur les OGM. Le refus des OGM n'est donc pas d'abord le fait de peurs irrationnelles, mais l'expression d'un scepticisme quant à la transparence et l'objectivité de la parole officielle. La confiance ne pourra dès lors renaître que si les institutions tiennent un langage plus sincère, qui reconnaisse notamment les limites des connaissances disponibles et le caractère irréductible du risque théorique. […]

Tout ce qui précède est extrait d’un rapport sénatorial datant de 2003
Qu’est-ce qui a changé aujourd’hui, où après des débats houleux, un projet de loi sur les OGM a dernièrement été adopté par l'Assemblée nationale puis par le Sénat. “La liberté de ceux qui cultivent les OGM bafoue celle de ceux qui les refusent”, n'ont cessé de marteler les députés de l'opposition lors de ces débats.
Pour
Anne Souris, porte-parole des Verts, “ce projet de loi est un échec sur toute la ligne, mis à part quelques petites avancées… On sait bien qu'évincer complètement les OGM est impossible car on ne contrôle pas le vent et cela dépasse les frontières françaises, mais cette loi aurait pu permettre de limiter la contamination OGM et de favoriser la transparence pour le consommateur. Au lieu d'organiser la coexistence des différentes cultures, le texte permet une dissémination de l'OGM partout et protège davantage le circuit OGM et les semenciers que l'intérêt général.”
Pour le Sénateur communiste Gérard Le Cam, “Les Français ne veulent pas d'OGM, ni dans leur assiette, ni dans leurs campagnes, mais vous [les promoteurs du projet de loi] leur dites : « Vous en mangez déjà ! ». Pourquoi, alors, ne pas continuer à respirer de l'amiante, puisque les Français l'ont fait pendant des décennies ? Tout va bien avec les produits Monsanto, à vous entendre, puisque la durée de vie augmente... Monsanto a été le principal producteur de pyralène, polluant organique persistant qui est aujourd'hui interdit et qui est responsable de nombreuses pollutions. Monsanto a également produit l'agent orange, herbicide utilisé pendant la guerre du Vietnam et fortement cancérigène. C'est aussi Monsanto qui produit les hormones de croissance bovine et laitière, que l'Europe a encore la sagesse d'interdire !
À noter, que tout cela fait écho aux 3,6 millions de tonnes de soja OGM que la France importe chaque année pour nourrir les animaux d'élevage que le consommateur retrouve dans son assiette...
Pour plus d’infos,
http://www.actu-environnement.com/ae/news/ogm_adoption_projet_loi_4868.php4 & http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3089

jeudi 27 mars 2008

Menaces d’expulsion sur une famille tchétchène à Digne


Une famille d’origine tchétchène, arrivée en France en janvier 2007 après un difficile périple, est menacée d’expulsion. Cette famille en voie d’intégration a deux enfants scolarisés à l’école Paul Martin et un troisième d’un an, né en France. Ils ont fait une demande d’asile politique qui leur a été refusée et sont actuellement sous le coup d’un arrêté d’expulsion. S’ils sont effectivement reconduits en Russie, chacun peut deviner le sort qui leur est promis, sans doute la mort par…“disparition”. Pour contrer cette procédure, un comité de soutien prend forme à Digne autour des parents d’élèves de la maternelle Paul Martin, de citoyens et de quelques associations comme la Ligue des Droits de l’Homme 04, la FCPE, la FSU, Sud... Le comité appelle tous ceux qui veulent apporter leur aide ou faire partie d’une “chaîne téléphonique d’urgence” à se manifester, simples citoyens, associations, partis politiques, syndicats... Plus largement, les participants ont souhaité créer une antenne du Réseau Education Sans Frontière pour les Alpes de Haute Provence (RESF). La prochaine réunion du comité de soutien aura lieu aujourd’hui, jeudi 27 mars à 18h30 à la l’école maternelle Paul Martin à Digne-les-Bains. Contacts comité de soutien local, représentants de parents d’élèves, Maternelle Paul Martin, 8 av Paul Martin 04 000 Digne-les-Bains. Contacts pour la création de RESF 04, Sylvie Bellancourt représentante FCPE & Thiérry Cuisson SNUipp04. Contacts Ligue des Droits de l’Homme 04, ldh04@ldh-france.org. Il est possible de signer une pétition en ligne à http://www.educationsansfrontieres.org/spip.php?page=envoyer&new=oui&id_article=12414 ou bien de télécharger un formulaire version papier à http://www.educationsansfrontieres.org/IMG/fckeditor/UserFiles/Petition_de_soutien_famille_MATAEV.pdf.