jeudi 5 juin 2008

12e édition de la Fête du vélo les 7 et 8 juin 2008

La 12e édition de la Fête du vélo, sur le thème “Tous à vélo” se déroulera les 7 et 8 juin
2008 dans toute la France.
À Digne, ce week-end plus particulièrement consacré à la “petite reine” aura pour point d’orgue la "vélo-parade" qui partira de la mairie à 14 heures le samedi 7 juin.
Il s'agit d'une déambulation dans les rues de Digne pour porter les couleurs du vélo urbain. Ce mode de déplacement alternatif, économique et convivial bon pour la santé et l'environnement ne demande qu'à être conforté, à la lumière de l'actualité économique et environnementale et du Plan de Déplacement Urbain que nous souhaitons mettre en œuvre dans notre belle cité préfectorale.
Dans toute le France, la
Fête du Vélo est pour tous les acteurs locaux -collectivités territoriales, associations d'usagers et de défense de la bicyclette, fédérations de clubs cyclistes et sportifs, professionnels de l'industrie du cycle... contribuant à développer la pratique du vélo- l'occasion de promouvoir et de valoriser leurs actions et initiatives dans ce domaine : intermodalité, mobilité scolaire, aménagements d'itinéraires et de stationnement des vélos, voies vertes, plans de déplacements d'entreprises…
Le Comité de Promotion du Vélo a l'ambition que l'édition 2008 incite encore davantage à la pratique du vélo pour tous et valorise ses atouts : efficace, rapide, agréable, bon pour la santé, économique, ludique, cyclotouristique et cyclosportif...
Plus de renseignements disponibles à
http://www.feteduvelo.fr/Les-membres-du-Comite-de-Promotion-du-Velo/0061.html

mardi 3 juin 2008

Le Jardin des papillons sur France3 Méditérannée



Le magazine Priori Terre sur France3 Méditérranée traite d’initiatives et projets exemplaires en matière de développement durable ; le numéro du 25 mai porte sur le Jardin des papillons de Digne-les-Bains où 126 espèces, soit la moitié des espèces diurnes françaises, se cotoient sur un hectare. Même dans les milieux les plus protégés du territoire métropolitain (parcs nationaux, réserves biologiques…) il est illusoire d’observer autant d’espèces sur un périmètre aussi restreint.
Ce constat prouve que, dans un environnement favorable, le travail de la terre par une action humaine ciblée et raisonnée permet non seulement de conserver la biodiversité, mais de l’enrichir.
Cette diversité démontre également que toutes les espèces observées sont présentes dans les environs et/ou sont venues s’installer, attirée par une flore variée. Aucune n’a été introduite. On estime à une vingtaine le nombre d’espèces simplement de passage et qui ne se reproduisent pas dans le jardin…
Voir le Priori Terre du 25 mai “Quand les ailes du papillon…” sur
http://jt.france3.fr/regions/popup.php?id=marseille_prioriterre&video_number=0

Pour les visites guidées du Jardin des papillons sur le site de la Réserve Géologique de Haute-Provence : en mai, sur réservation du lundi au vendredi / en juin, 7j/7 sur réservation / en juillet, visites guidées tous les jours à 11h, 14h30 et 16h / en août, visites guidées tous les jours à 10h, 11h30, 14h30 et 16h / en septembre, sur réservation du lundi au vendredi.
Tous les renseignements disponibles sur le site du Jardin des papillons à
http://www.proserpine.org/accueil.htm

vendredi 30 mai 2008

Bientôt des champignons génétiquement modifiés pour produire des agrocarburants ?


Pour dégrader toute sorte de matière végétale en sucres facilement transformables en alcool, les champignons semblent prometteurs. Le Trichoderma reesei dont le génome vient d’être décodé pourrait ainsi permettre la production d’agrocarburants.
Dans un contexte de défiance envers les carburants produits à partir de denrées alimentaires comme le maïs ou la betterave, les recherches sur les agrocarburants de seconde génération fabriqués à partir de n’importe quelle matière végétale se poursuivent. Certaines recherches cherchent à diversifier la ressource. Le projet SHAMASH de l'institut national de recherche en informatique et en automatique (INRIA) travaille par exemple sur une production à partir de microalgues autotrophes. Ces microorganismes peuvent accumuler jusqu'à 50% de leur poids sec en acides gras, permettant d’envisager des rendements à l'hectare supérieurs d'un facteur 30 aux espèces oléagineuses terrestres. D’autres équipes se concentrent sur la technique et misent par exemple sur la thermochimie pour produire un carburant de synthèse liquide à partir de la biomasse. C’est le cas du CEA en France qui en coordination avec l’Institut français du pétrole mène le projet Biocarb. Certains travaux sont quant à eux axés sur les moyens de dégrader la cellulose afin d’élargir les sources possibles de biomasse et dans cette voie les microorganismes semblent prometteurs.
Un champignon en particulier a attiré l’attention des scientifiques du laboratoire Architecture et fonction des macromolécules biologiques (CNRS/Universités de la Méditerranée et de Provence).

Le champignon filamenteux Trichoderma reesei est en effet très efficace pour dégrader les végétaux grâce à une batterie d’enzymes : des cellulases. La lignocellulose est en effet la matière première végétale la plus abondante. D'un point de vue chimique, les celluloses sont des réseaux de chaînes formées de maillons élémentaires : des sucres. Mais pour transformer la cellulose en éthanol, il faut tout d'abord la séparer de la lignine. Certains champignons comme le Pycnoporus cinnabarinus sont à ce titre particulièrement étudiés pour cette étape. La cellulose peut ensuite être hydrolysée en sucres. Grâce à sa batterie d’enzymes très efficace, Trichoderma reesei est considéré comme le champignon de référence pour transformer la cellulose de la paroi végétale en sucres simples (saccharification) dont il se nourrit. Après fermentation, les sucres simples peuvent être facilement transformés en biocarburants, comme l’éthanol.
Pour aller plus loin dans la connaissance de ce champignon, l’équipe de glycogénomique dirigée par Bernard Henrissat du laboratoire Architecture et fonction des macromolécules biologiques, ont analysé son génome. Les résultats de ces recherches publiés dans le magazine Nature biotechnology*, révèlent contre toute attente que ce champignon ne possède qu’un nombre très faible de gènes codant pour des cellulases (hemicellulases et pectinases), bien moindre que ce qui est trouvé habituellement chez les champignons capables de dégrader la paroi des plantes. D’abord interprétées comme une mauvaise nouvelle, les limitations de cet organisme modèle sont finalement une aubaine. Les scientifiques vont pouvoir chercher quels gènes pourraient être ajoutées au patrimoine du champignon en vue d’améliorer le cocktail enzymatique et obtenir une saccharification plus efficace pour produire du bioéthanol.
Pour la petite histoire, rappelons le champignon filamenteux Trichoderma reesei a été découvert pendant la 2ème guerre mondiale dans le Pacifique Sud, où il était responsable de la dégradation des équipements de l’armée américaine. Aucune toile de coton ne lui résistait. F.ROUSSEL 16/05/2008
http://www.actu-environnement.com/ae/news/champignons_carburants_biomasse_5070.php4
*référence : Nature Biotechnology 26, 553 – 560. Doi :10.1038/nbt1403

Agrocarburants : Les banques montrées du doigt



L’association environnementale internationale Les Amis de la Terre vient de publier un rapport mettant en lumière l’implication des grandes banques européennes dans le financement de la production des agrocarburants en Amérique latine. Les investissements concernent aussi bien la canne à sucre, le soja que l’huile de palme. D’après le rapport, ce sont plus d’une quarantaine d’organismes financiers européens qui ont investi ces dernières années plusieurs milliards d’euros dans ce secteur industriel. Dans le peloton de tête des banques on retrouve par ordre d’engagement : la Deutsche Bank (Allemagne), Barclays (Royaume-Uni) , BNP Paribas (France), HSBC (Royaume-Uni) et UBS (Suisse).

Lors de la présentation du rapport, Yann Louvel, chargé de campagne Finance privée aux Amis de la Terre France a déclaré : “Les agrocarburants constituent un business en plein boom dans lequel les banques françaises ont largement investi alors que des millions de personnes souffrent de la famine et que la destruction de l'environnement se poursuit. Les banques doivent immédiatement stopper leurs investissements dans ce secteur”. L’association profite aussi de cette occasion pour demander à la Commission Européenne de réviser son objectif de 10% d'agrocarburants obligatoires dans les transports d'ici 2020, citant Olivier de Schutter, rapporteur spécial de l'ONU sur le droit à l'alimentation qui a qualifié dernièrement cet objectif d’ « irresponsable ».



Ce rapport illustre, une fois de plus, le double discours de nombreux acteurs économiques qui,
d’un côté mettent l’argument « développement durable » à toutes les sauces dans leurs communications et publicités, et d’un autre côté poursuivent un développement aveugle et destructeur.

Pour mémoire, d’après une estimation du FMI (Fonds monétaire international), les agrocarburants sont responsables pour 70 % de
l’augmentation récente des cours mondiaux du maïs et pour 40 % de celle du soja.

Michel Sage 21/05/2008
http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3152

mardi 27 mai 2008

Biocarburant : le bénéfice à l’usage est nul


Présentés il y a un an comme une solution d’avenir, les biocarburants sont aujourd’hui de plus en plus décriés au fur et à mesure que les conditions de leur production apparaissent (concurrence avec les cultures à vocation alimentaire, déforestation pour acquisition de nouvelles terres, pratiques agricoles destructrices, etc.). En outre, leur bilan global demeure très incertain ; en effet après avoir présenté en 2002 une étude mettant en avant un fort bénéfice des agrocarburants, tant en matière de gaz à effet de serre que de rendement énergétique, l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) est appelée à revoir sa copie.
La première version, confiée au cabinet PricewaterhouseCoopers (PwC), a vu sa crédibilité mise en cause par un audit mené à la demande de l’ADEME et de l’IFP (Institut Français du Pétrole). La méthode de calcul serait inadaptée, en conduisant à affecter aux produits dérivés de la production de biocarburant des coûts énergétiques et environnementaux beaucoup plus importants que la réalité. Autrement dit, l’étude imputerait une partie non négligeable de l’impact de la production des biocarburants à la production d’aliments pour le bétail qui en découle, améliorant ainsi de façon notable le bilan des carburants d’origine végétale.Dans l’attente d’une nouvelle étude déterminant réellement leur bilan environnemental et énergétique global, un éclairage vient d’être apporté quant à leur utilisation. Réalisée par l’Observatoire du Véhicule d’Entreprise (OVE), en collaboration avec l’Union Technique de l’Automobile, du Motocycle et du Cycle (UTAC), cette nouvelle étude permet de comparer les émissions de divers polluants des 4 familles de carburants disponibles sur le marché : essence/E85 (85 % d’Ethanol et 15 % d’essence sans plomb) et gasoil/biodiesel B30 (30 % d’ester de colza et 70 % de gasoil). En outre, les consommations de carburant sont évaluées pour un véhicule milieu de gamme, équipé tantôt d’un moteur essence flex-fuel, tantôt d’un moteur diesel. Pour le véhicule flex-fuel, le test montre des résultats globalement équivalents pour les émissions de CO2 (1), NOx (2) et une combustion un peu plus complète de l’essence que de l’E85. Si pour les émissions de CO (3), l’E85 permet d’obtenir des émissions 2 fois moindres, à l’inverse, en matière de consommation l’E85 nécessite de passer plus régulièrement à la pompe avec une consommation 30 % plus élevée. Pour la motorisation diesel, la comparaison d’un diesel 'pur pétrole' et du mélange B30 montre des résultats quasiment similaires sur tous les points avec un très léger avantage au diesel pur.
Pascal Farcy /
http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3117
En conclusion, même si cette étude est incomplète en n’évaluant pas, par exemple, les émissions très nocives de particules fines du diesel et du B30, elle montre qu’en terme de rejet de polluants les biocarburants n’apportent pratiquement aucun intérêt par rapport aux versions 100 % d’origine pétrolière, alors que dans le même temps leur production pose nombre de problèmes.
1- A faible dose, le dioxyde ce carbone est source de problème respiratoire et notamment un important facteur d’asthme.
2- Le dioxyde d’azote est un gaz irritant qui altère la respiration et favorise les crises chez les asthmatiques.
3- A faible dose, le monoxyde de carbone limite la capacité d’oxygénation des principaux organes et des muscles. Il est particulièrement nocif pour les fœtus.

vendredi 23 mai 2008

l’investissement citoyen dans la production d’énergies renouvelables









Le département possède de nombreuses ressources solaires qui peuvent être valorisées sous forme d’électricité. Ceci représente un potentiel de développement local intéressant. Des initiatives privées se développent, motivées par une logique de rentabilité financière.
D’autres solutions, impliquant financièrement les collectivités locales et la société civile existent. Elles ajoutent à la dimension financière des projets, des préoccupations d’intérêt général.

Les associations Hespul et Nef, qui ont conduit une étude au niveau européen sur des initiatives d’investissements financiers citoyens dans des opérations collectives de production d’énergie photovoltaïque et éolienne viendront témoigner de leur expérience le 31mai, à 14 heures, dans la salle de l’Ermitage.

dimanche 11 mai 2008

Formation jardinage biologique, le 24 mai 2008


Troisième module de la formation Entretenir et faire fructifier son jardin, le samedi 24 mai 2008. Cette séance a pour objectif de permettre aux participants de savoir comment intervenir pour protéger et gérer leurs cultures afin de les faire fructifier en dépit des contraintes de maladies et ravageurs, “mauvaises” herbes, sècheresse, etc.
PROGRAMME
-
La protection des plantes : Face aux maladies et aux ravageurs des végétaux, la prévention fait partie intrinsèque des fondamentaux du jardinage bio. Des moyens préventifs existent, évoqués lors des précédentes séances : jardin diversifié, accueillant pour les auxiliaires ; utilisation maîtrisée des apports d’engrais ; associations et rotations judicieuses... L’application de ces concepts sera de nouveau abordée en faisant un lien précis avec les dégâts à éviter. Restent les cas où il faut pourvoir intervenir : après avoir fait le tour des principaux ravageurs et maladies, les pratiques de traitement respectueuses du vivant (extraits végétaux, et autres produits biologiques...) seront étudiées, pour savoir dans quels cas et de quelles manières les appliquer.
- La gestion des cultures : La fin du printemps voit la prolifération des “mauvaises” herbes pour certaines cultures et l’été fait apparaître les premières préoccupations en matière de tuteurage et d’ombrage et surtout, d’économie d’eau. La formation évoquera comment le paillage en particulier répond à la plupart de ces préoccupations, avec certaines précautions d’emploi. L’étude portera également sur les végétaux les mieux adaptés à la sécheresse et à la concurrence, ainsi que les voisinages les plus favorables.
RENSEIGNEMENTS PRATIQUES
Public concerné, tout adhérent de l’association GESPER intéressé par le jardinage biologique. Intervenante, Christel FERRE, éducatrice technique spécialisée en aménagement rural et paysager. Nombre de participants, 15 maximum. Lieu, Plateforme pédagogique de GESPER (6 rue Lavoisier, ZI Saint Christophe 04000 Digne-les-Bains). Date et horaires, samedi 24 mai 2008 de 9h à 17h (pause déjeuner de 12h à 13h, amener son panier-repas pour le midi. Equipement fourni, matériel de jardinage. Equipement à prévoir, tenue adéquate et de quoi prendre des notes. Rendez-vous, 9h sur le site (covoiturage envisageable auprès de l’association).
Participation aux frais et modalités d’inscription : adhésion
annuelle à l’association (10 €) + participation en fonction des revenus ouvrant droit à une déduction fiscale (égale à 66% du montant des sommes versées dans la limite d'un plafond égal à 20% du revenu imposable pour les particuliers). Possibilité de facilité d’accès à la formation pour les personnes non imposables (contacter l’association Gesper).
Inscriptions et renseignements : GESPER, 04 92 34 33 54 ou gquaglino.gesper@orange.fr
Prochaine séance de la
formation Jardinage biologique : Récolter et préparer l’hiver de son jardin, le 13 septembre 2008.

vendredi 2 mai 2008

Tchernobyl


Il y a 22 ans, le 26 avril 1986, le réacteur nucléaire de Tchernobyl explosait.
Un ouvrage considérable a été publié récemment en langue russe sous la direction du Professeur Alexei Yablokov, à Saint-Pétersbourg, sur les conséquences de cette catastrophe. « L'intérêt et la portée de ce livre de 376 pages en russe, qui contient 826 titres de publications scientifiques dans sa bibliographie, m'ont poussé à l'aider à franchir la barrière linguistique, qui constitue malheureusement l'un des moyens efficaces et gratuits à la disposition du lobby nucléaire pour empêcher que la vérité se fasse jour. Je vous envoie la version réduite, que je viens de traduire, de cet ouvrage, dont l'idée principale est de présenter de façon brève et systématique les résultats de la grande masse des recherches consacrées aux différentes conséquences de la catastrophe de Tchernobyl. Publiées en langue russe ces recherches sont inconnues en occident. Ce livre réalisé par le professeur Yablokov révèle que la lutte n'a pas cessé. Nous nous devons de la soutenir. » Wladimir Tchertkoff

TCHERNOBYL, Conséquences de la catastrophe pour l’homme et le nature de Alexei V. Yablokov, Vassili B. Nesterenko, Alexei V. Nesterenko (2007)

Dure vérité sur la catastrophe de Tchernobyl
L’explosion du quatrième bloc de la centrale nucléaire de Tchernobyl le 26 avril 1986 coupa la vie de millions d’habitants de la planète en deux parties : l’AVANT et l’APRÈS Tchernobyl. La catastrophe de Tchernobyl est un alliage complexe où se confondent aventurisme technocratique et héroïsme de la part des liquidateurs, solidarité humaine et couardise de la part des hommes politiques (qui ont eu peur de prévenir leurs populations de l’énorme risque, multipliant le nombre de victimes innocentes), souffrances des uns et intérêt des autres. […] Les vingt années qui se sont écoulées depuis la catastrophe nous ont clairement démontré que l’énergie atomique recèle bien davantage de danger que les armes nucléaires : le rejet d’un seul réacteur a provoqué une contamination cent fois supérieure à la contamination due aux bombes lâchées sur Hiroshima et Nagasaki. Il est évident aujourd’hui qu’un seul réacteur nucléaire est capable de contaminer dangereusement la moitié du globe terrestre. Il est devenu évident que les habitants d’aucun pays de la planète ne peuvent plus compter sur leurs gouvernements pour les protéger d’une contamination radiologique apportée par le vent on ne sait d’où. […]
La contamination des territoires
Il est nécessaire d’établir le caractère et les dimensions de la contamination causée par Tchernobyl pour évaluer les conséquences de cette catastrophe. Le nuage de Tchernobyl a fait au moins deux fois le tour de la Terre, en laissant des traces principalement dans l’hémisphère nord. […] Combien de personnes ont été touchées par la contamination de Tchernobyl ?
Contamination radioactive

Dans l’ensemble, une grande partie des radionucléides gazeux et aérosols, expulsés du 4ème réacteur de la centrale de Tchernobyl s’est déposée hors des frontières du Bélarus, d’Ukraine et de la partie européenne de la Russie. […] Selon certaines données, l’Europe a reçu 68-89% de radionucléides gazeux et aérosols déposés sur la terre ferme par les nuages de Tchernobyl. Ils se sont distribués de façon extrêmement irrégulière. Pendant les rejets actifs du réacteur (du 26 avril au 5 mai 1986) le vent autour de Tchernobyl s’est déployé à 360°, en conséquence de quoi les rejets radioactifs (composés de radionucléides différents suivant les jours) ont couvert de grandes étendues. […] Les rejets des radionucléides du réacteur en feu ont duré jusqu’à la mi mai. Chaque rejet avait sa propre géographie et composition de contamination. Il n’y a pas de données instrumentales de contamination de tous les pays d’Europe par tous les radionucléides de Tchernobyl, et désormais il n’yen aura plus jamais. Les données calculées (sur 1 km2 en moyenne) ne sont publiées que pour le césium 137 et le plutonium. La contamination par le césium 137 de Tchernobyl a touché tous les pays européens sans exception. […] En résumant sommairement, la contamination radioactive de Tchernobyl a touché près de 400 millions de personnes (205 millions en Europe et environ 200 millions hors de l’Europe), à un niveau de 4 kBq/m2 (0,1Ci/km2) et plus.
Contamination par le plomb
2400 tonnes de plomb selon certaines, et 6720 t. selon certaines autres ont été déversées au cours des opérations d’extinction du réacteur du bloc numéro 4 en feu de la centrale de Tchernobyl. Pendant les quelques jours qui ont suivi, une partie importante de ce plomb a été rejetée dans l’atmosphère suite à sa fusion, à son ébullition et à sa sublimation dans l’incendie du réacteur.
Difficultés pour obtenir des données objectives sur les effets de la Catastrophe
Causes subjectives : 1. secret ; 2. falsification officielle sans retour des statistiques en URSS ; 3. absence d’une statistique fiable en URSS (ensuite, en Ukraine, au Bélarus et en Russie) ; 4. désir prononcé des structures gouvernementales et de l’industrie atomique, ainsi que des principales organisations intergouvernementales compétentes (AIEA et OMS) de minimiser les conséquences de Tchernobyl. […] La situation des liquidateurs est significative à cet égard (leur nombre total s’élève à plus de 800 000). Au cours des premières années après l’accident il a été interdit officiellement d’établir la corrélation entre la morbidité et la radioactivité, en conséquence de quoi les données sur la morbidité des liquidateurs, obtenues avant 1989, on été falsifiées sans retour. […] Ainsi, par exemple, dans le livret militaire de pas un seul (!) des 60 000 militaires en service, qui ont participé aux travaux de liquidation, n’a été enregistré le dépassement de la norme de 25 röntgens, alors en vigueur. En même temps, l’examen clinique de 1100 militaires liquidateurs a révélé chez 37% d’entre eux les symptômes hématologiques de la maladie des rayons, qui indique que ces personnes ont reçu plus de 25 röntgens. […]
La santé de la population
Les premières prévisions officielles des conséquences de la catastrophe de Tchernobyl parlaient seulement de quelques cas supplémentaires de cancer au bout de quelques dizaines d’années. Quatre ans après, ces mêmes personnalités officielles augmentèrent le nombre des cas prévisibles à quelques dizaines (alors qu’il y avait déjà des milliers de malades). Vingt ans après, ces mêmes experts formulent la position officielle de l’AIEA et de l’OMS, selon laquelle le nombre des morts et de ceux qui mourront à cause des maladies provoquées par la catastrophe, s’élèvera à près de 9000, et le nombre des malades à quelques dizaines de mille. Près de 400 millions d’habitants de la Terre ont reçu les retombées de Tchernobyl et peuvent, eux-mêmes et leurs descendants, éprouver les conséquences négatives de l’irradiation ionisante de Tchernobyl. L’analyse de cette modification de la santé dans ses dimensions globales sera la tâche des recherches futures. La présente étude examine plus en détail les données sur la santé des populations touchées de la partie européenne de l’URSS (essentiellement, de l’Ukraine, du Bélarus et de la Russie européenne), au sujet desquelles existe une énorme quantité de publications scientifiques, peu connues en Occident. […] Habituellement, quand on mentionne les conséquences de la catastrophe de Tchernobyl pour la santé des personnes, on pense à l’apparition des maladies cancéreuses. Cependant, quelle que soit leur importance, les maladies cancéreuses sont loin d’épuiser les conséquences médicales de la Catastrophe. Les maladies des systèmes circulatoire et lymphatique sont l’une des conséquences les plus répandues de la contamination radiologique de Tchernobyl chez les enfants et les adultes. Les maladies des organes circulatoires sont l’une des causes principales d’invalidité et de la mort des liquidateurs. […] L’augmentation des maladies des organes respiratoires dans les territoires de Tchernobyl est observée partout. Les maladies des organes respiratoires (cavité nasale, pharynx, trachée, bronches, poumons) constituent l’une des premières conséquences visibles de l’irradiation ionisante, - des hémorragies nasales et irritations de la gorge aux cancers des poumons. Vingt ans après la catastrophe, une grande quantité de données est apparue sur les atteintes génétiques, liées à l’irradiation supplémentaire de Tchernobyl. […] Le perfectionnement des méthodes scientifiques rendra possible un recensement plus complet de ces mutations génétiques. Toutefois on peut dire déjà, qu’en apparaissant dès les premiers jours qui on suivi l’irradiation et en augmentant le risque d’apparition de différentes maladies, la modification des structures génétiques fut la première manifestation dangereuse de la catastrophe de Tchernobyl. Même si l’irradiation de Tchernobyl ne subsistait que peu de temps (comme à Hiroshima et à Nagasaki), ses conséquences se feraient sentir suivant les lois de la génétique statistique pendant au moins une série de générations successives à partir de l’instant de la Catastrophe. L’irradiation de Tchernobyl est génétiquement plus dangereuse que celle de Hiroshima et Nagasaki, tant parce que la quantité des radionucléides rejetés par la Catastrophe dans la biosphère est des milliers de fois supérieure, qu’à cause de la composition des radionucléides. Elle a frappé et frappera les habitants dans des territoires immenses pendant des siècles, en ajoutant de nouvelles atteintes génétiques à celles déjà reçues. Les conséquences génétiques de la catastrophe de Tchernobyl toucheront des centaines de millions de personnes, parmi lesquelles : · celles qui ont subi le premier choc radiologique par les radionucléides de courte période dans le monde entier, en 1986 ; · celles qui vivent, et vivront pendant pas moins de 300 ans, dans les territoires contaminés par le strontium 90 et le césium 137, jusqu’à ce que leur niveau ne baisse jusqu’à celui du fond naturel ; · celles qui vivront dans les territoires contaminés par le plutonium et l’américium pendant des milliers d’années ;· les enfants des géniteurs irradiés pendant sept générations (même s’ils vivront dans des territoires propres).
Contamination de l’atmosphère, des eaux et des sols
Suite à la migration verticale des radionucléides, ceux-ci seront assimilés en quantités importantes par les végétaux, dont les racines se trouvent dans les couches inférieures du sol. Capturés par les racines, les radionucléides qui se sont enfoncés dans le sol, se retrouvent une deuxième fois en surface (dans les parties superficielles des végétaux), et entrent dans les chaînes alimentaires. C’est l’un des mécanismes observés ces dernières années de l’augmentation de la contamination interne de la population dans les territoires contaminés.
Expérimentation de l’emploi d’entéroabsorbants pour l’élimination des radionucléides de l’organisme
Une teneur élevée des principaux aliments de production locale en césium 137 dans les territoires contaminés comporte le danger de l’accumulation d’une quantité dangereuse de radionucléides dans l’organisme humain, principalement chez les enfants. Cette accumulation des radionucléides constitue la cause principale de l’aggravation de la santé des enfants dans les territoires contaminés. Ici ce problème est examiné sur la base de l’expérience obtenue au Bélarus. Comme cela a été montré par Y. I. Bandajevsky et al., à partir de 50 Bq/kg d’accumulation du césium 137 dans l’organisme de l’enfant des altérations pathologiques peuvent apparaître dans les systèmes vitaux (cardio-vasculaire, nerveux, endocrinien, immunitaire), dans les reins, foie, yeux et autres organes, la production de l’immunoglobuline est altérée dans l’organisme. Les études scientifiques effectuée dans le Centre de médecine radiologique d’Ukraine et dans l’Institut de médecine et d’endocrinologie du ministère de la Santé du Bélarus sont arrivées à la conclusion, que l’introduction plusieurs fois par an de produits vitaminés à base de pectine dans la ration alimentaire des habitants des régions de Tchernobyl favorise une élimination efficace des radionucléides incorporés du corps humain.
Conclusion
Des dizaines de tonnes de radionucléides de Tchernobyl, éjectés par le réacteur explosé (leur radioactivité surpasse plusieurs centaines de fois les rejets des bombes atomiques qui ont détruit Hiroshima et Nagasaki), sont tombées, au cours du lointain printemps et de l’été 1986, sur les territoires où vivaient des centaines de millions de personnes qui n’avaient rien à voir avec la dangereuse industrie atomique. […] La vie normale de dizaines de millions de personnes a été perturbée. Des millions de personnes innocentes ont déjà payé de leur santé les erreurs des nucléaristes. Mais pour plus de six millions de personnes, qui habitent encore aujourd’hui dans les territoires dangereusement contaminés (et qui le seront encore pendant de nombreuses dizaines d’années), se pose quotidiennement le problème : comment continuer à vivre ? Dans les territoires contaminés par les dépôts de Tchernobyl il est dangereux de s’occuper d’agriculture, il est dangereux de cultiver les forêts, dangereux de pêcher le poisson et de chasser le gibier, il est dangereux de consommer les denrées produites localement sans contrôler leur radioactivité, dangereux de boire le lait et même l’eau. A ceux qui vivent dans ces territoires (ou qui y ont vécu, ou qui se sont trouvés parmi les liquidateurs) la question se pose de comment éviter la tragédie de la naissance d’un fils ou d’une fille avec de graves affections héréditaires provoquées par l’irradiation ?

Tout ce qui précède est le résumé du “digest” réalisé par Wladimir Tchertkoff ; le résumé français du livre d'Alexei Yablokov (57 pages, mars 2008) peut être obtenu sur demande à vertelectro@lesverts.fr

vendredi 25 avril 2008

Qu'est-ce qu'un OGM ?


Tous les organismes vivants portent dans leurs cellules leur patrimoine génétique. Toutes ces informations sont écrites dans une langue commune à tous les organismes vivants : il y a donc unicité du code génétique de la matière vivante. Pour poursuivre la comparaison avec le langage, on pourrait dire que les individus sont comme des livres, dont les chromosomes seraient les chapitres et les gènes les mots. La modification génétique consiste à modifier un ou plusieurs mots dans le livre. Tout comme les mots, les gènes prennent leur sens dans un contexte, c'est-à-dire en interaction avec les autres gènes, de même que le sens d'une phrase ne dépend pas que du vocabulaire, mais aussi de la syntaxe. Nous commençons, grâce à la génomique, à avoir une maîtrise rudimentaire du vocabulaire : nous connaissons un certain nombre de gènes, avec parfois leur fonction ou l'une de leurs fonctions. Mais nous maîtrisons beaucoup moins bien la syntaxe : on ne peut pas, pour l'heure, choisir précisément où le mot va s'intégrer dans le texte, ce qui pose bien entendu la question de la modification du sens, plus ou moins contrôlée, que va entraîner son insertion. La question est alors de savoir si nous savons juger, après la modification, de la qualité d'ensemble de l'organisme ainsi modifié. Les opposants aux OGM estiment que l'équilibre de l'organisme a pu être bouleversé, sans que l'on s'en rende compte; les défenseurs de la transgénèse jugent au contraire que les altérations majeures de la nature et des propriétés des organismes considérés sont détectables. Une approche politique du dossier est donc nécessaire. […]
Pas de preuve du risque sanitaire, mais impossibilité de prouver son absence
A ce jour, aucune étude scientifique n'a démontré de toxicité des OGM associée spécifiquement à leur nature transgénique. Comme tout produit, certains OGM peuvent provoquer des phénomènes d'allergie chez certains consommateurs. Mais le processus digestif réduit normalement les aliments OGM sans plus de difficultés que les autres. Les OGM autorisés ne présentent donc guère de danger de court terme pour la santé, ce qu'illustre du reste leur diffusion croissante dans le monde, sans la moindre manifestation sanitaire négative à ce jour. Le risque éventuel porterait donc sur le long terme : les substances vivantes ne se réduisent jamais à des résultats absolus et définitifs. Par conséquent, la non-toxicité à court terme n'est pas un argument définitif permettant d'écarter tout effet sériel, c'est-à-dire étendu, diffus et différé, à long terme.
Le débat sur l'ampleur du risque environnemental et sur les moyens de le circonscrire
Le risque environnemental a de multiples facettes ; quoique très limité, il est vraisemblablement plus élevé que le risque sanitaire. On relèvera notamment le risque d'apparition de résistances aux pesticides ou aux herbicides, voire à des antibiotiques, la dissémination involontaire des OGM, et l'éventuelle atteinte à la biodiversité qui en résulterait. Il convient toutefois d'observer d'une part que la plupart de ces risques ne sont pas spécifiques aux variétés végétales obtenues par transgénèse, et d'autre part que, sans pouvoir jamais être éliminés, ces risques peuvent être réduits à des proportions marginales par la mise en place de pratiques prudentes [??????]. Quant à la résistance à des antibiotiques, il faut souligner que les nouvelles constructions transgéniques ne recourent plus à des gènes marqueurs résistants aux antibiotiques.
La nécessité de prendre au sérieux les interrogations de nos concitoyens
Comme l'a montré une étude menée dans cinq pays européens
, le refus des OGM ne tient pas à une insuffisance des connaissances scientifiques de la population, mais au fait que les institutions officielles ne se sont pas réellement préoccupées de répondre aux questions simples et de bon sens que se pose chacun d'entre nous sur les OGM. Le refus des OGM n'est donc pas d'abord le fait de peurs irrationnelles, mais l'expression d'un scepticisme quant à la transparence et l'objectivité de la parole officielle. La confiance ne pourra dès lors renaître que si les institutions tiennent un langage plus sincère, qui reconnaisse notamment les limites des connaissances disponibles et le caractère irréductible du risque théorique. […]

Tout ce qui précède est extrait d’un rapport sénatorial datant de 2003
Qu’est-ce qui a changé aujourd’hui, où après des débats houleux, un projet de loi sur les OGM a dernièrement été adopté par l'Assemblée nationale puis par le Sénat. “La liberté de ceux qui cultivent les OGM bafoue celle de ceux qui les refusent”, n'ont cessé de marteler les députés de l'opposition lors de ces débats.
Pour
Anne Souris, porte-parole des Verts, “ce projet de loi est un échec sur toute la ligne, mis à part quelques petites avancées… On sait bien qu'évincer complètement les OGM est impossible car on ne contrôle pas le vent et cela dépasse les frontières françaises, mais cette loi aurait pu permettre de limiter la contamination OGM et de favoriser la transparence pour le consommateur. Au lieu d'organiser la coexistence des différentes cultures, le texte permet une dissémination de l'OGM partout et protège davantage le circuit OGM et les semenciers que l'intérêt général.”
Pour le Sénateur communiste Gérard Le Cam, “Les Français ne veulent pas d'OGM, ni dans leur assiette, ni dans leurs campagnes, mais vous [les promoteurs du projet de loi] leur dites : « Vous en mangez déjà ! ». Pourquoi, alors, ne pas continuer à respirer de l'amiante, puisque les Français l'ont fait pendant des décennies ? Tout va bien avec les produits Monsanto, à vous entendre, puisque la durée de vie augmente... Monsanto a été le principal producteur de pyralène, polluant organique persistant qui est aujourd'hui interdit et qui est responsable de nombreuses pollutions. Monsanto a également produit l'agent orange, herbicide utilisé pendant la guerre du Vietnam et fortement cancérigène. C'est aussi Monsanto qui produit les hormones de croissance bovine et laitière, que l'Europe a encore la sagesse d'interdire !
À noter, que tout cela fait écho aux 3,6 millions de tonnes de soja OGM que la France importe chaque année pour nourrir les animaux d'élevage que le consommateur retrouve dans son assiette...
Pour plus d’infos,
http://www.actu-environnement.com/ae/news/ogm_adoption_projet_loi_4868.php4 & http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3089

jeudi 27 mars 2008

Menaces d’expulsion sur une famille tchétchène à Digne


Une famille d’origine tchétchène, arrivée en France en janvier 2007 après un difficile périple, est menacée d’expulsion. Cette famille en voie d’intégration a deux enfants scolarisés à l’école Paul Martin et un troisième d’un an, né en France. Ils ont fait une demande d’asile politique qui leur a été refusée et sont actuellement sous le coup d’un arrêté d’expulsion. S’ils sont effectivement reconduits en Russie, chacun peut deviner le sort qui leur est promis, sans doute la mort par…“disparition”. Pour contrer cette procédure, un comité de soutien prend forme à Digne autour des parents d’élèves de la maternelle Paul Martin, de citoyens et de quelques associations comme la Ligue des Droits de l’Homme 04, la FCPE, la FSU, Sud... Le comité appelle tous ceux qui veulent apporter leur aide ou faire partie d’une “chaîne téléphonique d’urgence” à se manifester, simples citoyens, associations, partis politiques, syndicats... Plus largement, les participants ont souhaité créer une antenne du Réseau Education Sans Frontière pour les Alpes de Haute Provence (RESF). La prochaine réunion du comité de soutien aura lieu aujourd’hui, jeudi 27 mars à 18h30 à la l’école maternelle Paul Martin à Digne-les-Bains. Contacts comité de soutien local, représentants de parents d’élèves, Maternelle Paul Martin, 8 av Paul Martin 04 000 Digne-les-Bains. Contacts pour la création de RESF 04, Sylvie Bellancourt représentante FCPE & Thiérry Cuisson SNUipp04. Contacts Ligue des Droits de l’Homme 04, ldh04@ldh-france.org. Il est possible de signer une pétition en ligne à http://www.educationsansfrontieres.org/spip.php?page=envoyer&new=oui&id_article=12414 ou bien de télécharger un formulaire version papier à http://www.educationsansfrontieres.org/IMG/fckeditor/UserFiles/Petition_de_soutien_famille_MATAEV.pdf.

dimanche 23 mars 2008

Monsanto (suite)


Le débat sur les OGM peut il exister ?
En ce moment, Christian Vélot un Enseignant-Chercheur en Génétique Moléculaire à l’Université Paris-Sud se battant pour éclairer le débat sur les OGM, est pénalisé dans son travail avec la confiscation de ses crédits de fonctionnement pour 2008 et 2009 par le CNRS. Ce problème dépasse très largement les débats circulant dans la sphère écologiste. La politique ici à l'oeuvre est emblématique de la soumission croissante de la science aux intérêts des firmes privées, avec les dangers que cela représente pour la démocratie. En effet, les chantiers actuels de la science déterminent les choix de société futurs... Mieux vaut que ces choix restent dictés par des intérêts collectifs. En l'état actuel de l'organisation de la science, de la politique et de l'agriculture, nous avançons assurément vers une société humaine dépendante des firmes pour l'accès à la nourriture. L'enjeu n'est donc pas anodin. Une pétition circule actuellement, pour soutenir ce chercheur sur http://sciencescitoyennes.org/spip.php?article1638. Notre aptitude à nous emparer de "l'affaire Vélot", comme d'un emblème d'une reprise en main de son destin par la société civile, sera déterminante pour l'avenir. Cela n'engage pas que nous mais bel et bien une société et la vision que nous avons de son avenir. Avec à la clé des hommes (nos enfants !) dépendants des puissants pour leurs besoins vitaux comme l'accès à l'eau ou à la nourriture. Ou des hommes libres, parce qu'ils auront su à temps (et c'est maintenant, c'est nous !) reprendre les rênes de leur vie en ne cédant pas au diktat des multinationales de l'agro-alimentaire qui tentent de museler la recherche afin qu'elle n'ébruite surtout pas les dangers qu'il y a à se nourrir OGM, à breveter le vivant, à vivre dans une société où la semence, parce que trafiquée, n'est plus... gratuite ! Cette pétition sera remise fin mars (avec celles de Pierre Méneton et de Véronique Lapides, deux autres lanceurs d'alerte pour lesquels vous trouverez toutes les infos sur le site de Fondation Sciences Citoyennes http://sciencescitoyennes.org/spip.php?rubrique14), juste avant ou juste après le colloque sur les lanceurs d'alerte qui aura lieu le 27 mars au Sénat.

mercredi 19 mars 2008

Merci pour votre confiance


Communiqué - Elections cantonales

"Nous remercions très chaleureusement les électrices et les électeurs qui nous ont fait confiance lors du premier tour des élections cantonales, le 9 Mars dernier. Les résultats obtenus confirment que l’écologie est une préoccupation majeure pour nos concitoyens ; ainsi, les Vert-e-s constituent une composante essentielle de la vie politique de notre département. Notre réussite électorale nous permettra très prochainement de placer l’écologie au cœur de la décision publique..."

Philippe BERROD & Isabelle CASTAGNA
(Canton Digne Ouest)

Colette CH
ARRIAU & Jean-Marc GOMES (Canton Digne Est)

lundi 17 mars 2008

Résultats des Élections du 16 mars 2008


Municipales Digne : Inscrits 11646 / Abstentions 3905 (31,57% inscrits) / Votants 7741 (66,47% inscrits) / Blancs ou nuls 554 (7,16% votants) / Exprimés 7187 (92,84% votants) / Serge GLOAGUEN (DIVG) 4491 (62,49% exprimés) élu, 28 conseillers dont 7 Verts (Colette Charriau, Philippe Berrod, Isabelle Castagna, Jean-Marc Gomès, Anne-Marie Deschamps, Jean-Marc Carboué et Elisabeth Squillace) / Bernard DALL’OSTO (UMP) 1619 (22,53% exprimés) 3 conseillers / Marie-Anne BAUDOUI-MAUREL (DIVD) 1077 (14,99% exprimés) 2 conseillers
Cantonales Digne Est : Inscrits 6803 / Abstentions 2354 (34,60 inscrits) / Votants 4449 (65,40 inscrits) / Blancs ou nuls 446 (10,02% votants) / Exprimés 4003 (89,98% votants) / René MASSETTE (SOC) 2065 (51,59% exprimés) élu / Christian BREMOND (UMP) 1938 (48,41% exprimés)
Cantonales Digne Ouest : Inscrits 9272 / Abstentions 3120 (33,65% inscrits) / Votants 6152 (66,35% inscrits) / Blancs ou nuls 620
(10,08% votants) / Exprimés 5532 (89,92% votants) / Jean-Louis BIANCO (SOC) 3276 (59,22% exprimés) élu / Brigitte BEAUMEYER (UMP) 2256 (40,78% exprimés)

premiers enseignements en vrac par rapport au premier tour
- municipales : report des voix Massette = 310 abstentions (14,53%), 107 nuls (5,01%), 1143 sur Gloaguen (53,59%), 320 sur Dall’Osto (15%), 253 sur Baudoui-Maurel (11,86%)… avec quelques variantes de reports selon les hypothèses…
- Cantonales Digne Est : Votants -183 (-2,69) / Blancs ou nuls +257 (+5,94%) / Exprimés -440 (-5,94%) / René Massette +417 voix / Christian Brémond +744 voix
- Cantonales Digne Ouest : Votants -642 (-6,92) / Blancs ou nuls +309 (+5,50%) / Exprimés -951 (-5,50%) / Jean-Louis Bianco +809 voix / Brigitte Beaumeyer +1006 voix

vendredi 14 mars 2008

Confieriez-vous les clefs de la mairie à cet homme là ?



Pour ceux qui se posent encore la question, jetez un coup d’œil sur ce qui suit…

Rapport de la Chambre Régionale des Comptes de PACA du 3 juillet 2007 sur la gestion de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat des Alpes de Haute Provence pour les années 2001 à 2005
Document de synthèse

Ce rapport a été effectué car la Chambre Régionale des Comptes a été alertée par la situation de déficits répétés de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat des Alpes de Haute Provence entre 2001 et 2005 (ces déficits ayant été comblés par le CFA René Villeneuve qui est une structure rattachée à la Chambre de Métiers et de l’Artisanat).
Le constat qui a été effectué fait état au sens général, d’une gestion comptable de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat très aléatoire, avec notamment :
- pas de comptabilité analytique,
- pas de règlement comptable interne,
- pas de contrôle des comptes par le trésorier,
- encaissement de certaines recettes non authentifiées (salon de coiffure et restaurant d’application) et graves négligences dans le recouvrement des recettes “pouvant ouvrir la voie à des complaisances”,
- pas de contrôle des dépenses (remboursement des frais, etc.),
- augmentations de salaire effectuées sans être soumises à l’Assemblée Générale, voire même dans certains cas au Conseil d’Administration ou au bureau,
- CDD prolongés très au-delà des règles fixées par la loi,
- absence de prise en compte des responsabilités par ceux qui en ont la charge et enfin,
- manque notoire d’organisation des services.

Pour mémoire, les missions de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat sont entre autres, la tenue du répertoire des Métiers, la gestion d’un Centre de Formalités des Entreprises et la formation (apprentissage CFA, formation continue CEFC, stage de préparation à l’installation des artisans). Les effectifs sont de 143 personnes (dont 16 employés pour le siège, 8 pour l’antenne de Manosque, 60 enseignants au CFA, etc.). Le budget de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat est de 2 M€ auquel il faut ajouter celui du CFA René Villeneuve qui est de 16 M€. Conformément aux dispositions du code de l’artisanat, le Secrétaire Général anime, coordonne et contrôle toutes les activités de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat.

Les causes du déficit
Dans sa première partie, le rapport de la Chambre Régionale des Comptes expose différents indices de désorganisations de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat, notamment au niveau du dispositif de gestion. Dans sa seconde partie, il décrit comment a été mise à profit cette désorganisation par certaines personnes avec des écarts hors de proportion visant le Secrétaire Général de l’époque, occupant la fonction de directeur des services de 2000 à 2005, à savoir Bernard Dall’Osto.

Les écarts au niveau des rémunérations
Dans le chapitre intitulé “Un système de rémunération inflationniste”, on apprend que certaines augmentations sont décidées hors du contrôle du Conseil d’Administration et du bureau, très certainement donc par le Secrétaire Général. Les principaux écarts concernent comme par hasard les fiches de paie du Secrétaire Général lui-même, de mai 2003 à mai 2005 (D’autres cadres sont concernés par ces problèmes mais avec des écarts sans aucune comparaison). La chambre décrit le problème de la manière suivante : “… En réalité, le coefficient réel qui sert au calcul de la rémunération s’élève à 950 + (950 x 40 %) soit 1 330 points [= 5 171,50 € / mois NDLR], sans que manifestement le Conseil d’Administration ni même le bureau ne l’aient décidé ou même n’aient été informés.
À la fin de son mandat, le Secrétaire Général s’est fait attribuer une indemnité de départ à la retraite basée sur des cumuls de congés non pris. D’une part, la Chambre Régionale des Comptes a constaté que “le calcul de capitalisation des congés […] sur lequel s’appuie l’indemnité compensatrice est erroné.” Par ailleurs, “le bureau de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat, n’a même pas délibéré sur cette libéralité et […] l’assemblée générale n’en a pas été informée”. De plus, “l’Assemblée permanente des Chambre de Métiers et de l’Artisanat précise par circulaire que les compléments de traitement […] doivent être prévus par un texte législatif ou réglementaire, ce qui n’était évidemment pas le cas.” Dans les faits, cette indemnité a été d’un montant de 49 513,46 €, sans la validation de qui que ce soit.
Concernant la rémunération de Bernard Dall’Osto, d’autres écarts ont été constatés par la Chambre Régionale des Comptes :
- Prime de fin d’année 2004, surévaluée car intégrant l’indemnité compensatrice de congés payés
- Prime de fin d’année accordée en avril 2005

Les écarts au niveau des frais de déplacement et de mission
De très sérieuses anomalies ont été également constatées par la Chambre Régionale des Comptes au niveau des frais de déplacement qui ont “augmenté de 26 % entre 2001 et 2005”. Les causes de ces anomalies sont dues à l’absence de dispositions prévues à cet effet par le règlement intérieur, l’absence de modalités fixées par l’Assemblée Générale et même l’absence de notes de service les organisant. De ce fait, les comptes sont imprécis, les mandats pour le paiement des factures ne sont pas appuyés de pièces justificatives complémentaires, les déplacements sont faits sans ordre de mission. Pour toutes ces raisons, “le contrôle des frais de déplacement s’avère impossible pour le trésorier avant le paiement des mandats”. À titre d’exemple, la Chambre Régionale des Comptes relève à propos des frais de déplacement du Secrétaire Général Bernard Dall’Osto, pour le seul mois d’octobre 2004 (pour un total de 895,20 €) “que l’état produit ne comporte pas d’ordre de mission signé du président de la Chambre de Métiers qui en préciserait la durée ; le motif du déplacement est indiqué d’un sigle sibyllin ; les billets de train ne sont pas joints ni les tickets de métro utilisés ; à l’inverse des factures de bar sont produites qui n’ont pas à être prises en compte et six repas sont annotés pour le congrès d’un seul jour à Paris ; les deux factures de taxi sont incomplètes”. Au total, le remboursement des frais de déplacement et de mission pour Bernard Dall’Osto s’est élevé à près de 24 000 € pour la seule année 2004 et à près de 7 700 € pour les quatre premiers mois de 2005, avec des dépenses de repas et de nuitées dépassant “largement et de façon récurrente” le seuil de prise en charge, avec parfois “le remboursement à tort de repas non pris”. Ces frais ont notamment été réglés par le biais d’une carte bleue professionnelle ayant “même servi à effectuer des retraits en espèces pour couvrir de menues dépenses”. Aucune modalité de recouvrement des dépenses n’étant prévues, le solde du compte de carte est souvent largement débiteur, ce qui a pour effet de générer des agios.
Pour faire bonne mesure, la Chambre Régionale des Comptes constate que la prise en charge par la Chambre de Métiers et de l’Artisanat de la fête organisée pour le départ à la retraite de Bernard Dall’Osto est “dépourvu de base légale”.

En conclusion, la Chambre Régionale des Comptes indique que “dépenses d’ordre privé et dépenses d’ordre public seraient donc à distinguer très clairement par la Chambre de Métiers et de l’Artisanat des Alpes de Haute Provence”.

Tout ce qui précède est une synthèse du rapport de 28 pages d’Observations Définitives sur la Gestion de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat des Alpes de Haute Provence pour les années 2001 à 2005 par la Chambre Régionale des Comptes de PACA. Il apparaît donc de façon évidente dans ce rapport qu’un mode de fonctionnement très archaïque de la structure a permis à un esprit assez mal intentionné tous les écarts. Il est à noter qu’il a été fait obligation au président de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat de présenter ce rapport de la Chambre Régionale des Comptes en assemblée délibérante lors de la plus proche réunion suivant sa réception avec inscription à l’ordre du jour, rapport joint à la convocation adressée à chacun de ses membres et donnant lieu à un débat. “Ce rapport sera ensuite communicable à toute personne qui en ferait la demande en application de la loi n°78-753 du 17 juillet 1978.” Il est ainsi disponible sur Internet depuis le 26 novembre 2007, à l’adresse suivante : http://www.ccomptes.fr/CRC22/documents/ROD/PAR200724.pdf sur le site de la Chambre Régionale des Comptes de PACA, à http://www.ccomptes.fr/CRC22/Productions.html.

Aucune réponse n’a été apportée à ce jour auprès de la Chambre Régionale des Comptes de PACA par les personnes concernées par ce rapport comme c'est normalement l'usage. Il faut noter que les réponses sont mises en ligne par la Chambre Régionale des Comptes sur son site quasiment dès réception.

Week-end électoral oblige, l’animation de notre blog marque une pause. Rendez-vous dimanche dans la soirée, avec une fois encore, les résultats des élections. Bon week-end… et bon vote.

jeudi 13 mars 2008

Ces alliances qui déroutent l'électorat



Ce titre de la Provence (édition du 13 mars 2008) concerne la "tambouille électorale" à l’échelon national autour du MoDem, que la gauche et la droite se disputent pour faire l’appoint de voix au second tour des Municipales.











Au registre des alliances inattendues, nous ne sommes pas en reste à Digne, comme le relate un encadré de ce même journal (voir ci-contre). René Massette a vraiment étudié toutes les hypothèses avant de se retirer, avec semble t’il comme base de négociation, la mairie pour Bernard Dall’Osto et la Communauté de Communes pour lui. Heureusement pour les Dignois, ce petit arrangement entre amis n’a pas abouti. Un "vrai socialiste", comme René Massette n’a pas cessé de se présenter au cours de cette campagne électorale, en tandem avec un as du détournement de fonds, ça aurait été une sacrée ambition en 3D pour Digne-les-Bains !

mercredi 12 mars 2008

élection et au delà...


Les candidats des Verts remercient très chaleureusement les électrices et les électeurs qui leur ont fait confiance lors de ce premier tour des élections cantonales, le 9 Mars dernier. Eh oui, des Verts au Conseil général 04, ça ne sera pour cette fois. Cependant, l’accord qui a été conclus avec le PS pour ne pas faire obstacle a l’élection des candidats de gauche prévoit plusieurs points au travers desquels, le parti écologiste aura apporté sa pleine contribution, ce qui a abouti à un accord politique entre les deux partis sur l’engagement de la future majorité départementale : la réouverture de la liaison ferroviaire Digne / Saint-Auban préalablement au développement des transports collectifs, la mise en place d’une bourse d’aide au déplacements pour les étudiants, l’extension des aides financières sur l'investissement des particuliers au solaire thermique à l’ensemble des énergies renouvelables (solaire, bois, petit éolien), l’engagement autour du SYDEVOM pour augmenter significativement le tri sélectif, l’incitation à la maîtrise de l’énergie par la création d’un Conseil d’Architecture en Habitat Sain. Cet accord a été validé par le président des Verts 04 Christophe Lucas et le secrétaire départemental du PS Gilbert Sauvan.

la Provence 12/03/08


Après avoir étudié toutes les hypothèses, René Massette a annoncé le retrait de sa liste aux Municipales…

lundi 10 mars 2008

Le monde selon Monsanto



Documentaire de Marie-Monique Robin (France, 2007, 1h48mn) Coproduction : ARTE France, Image et Compagnie, Productions Thalie, Office National du film du Canada, WDR. "Je n’ai jamais vu une société qui ait une influence aussi déterminante et à un niveau aussi élevé sur les autorités gouvernementales en charge de la réglementation que Monsanto avec ses OGM." (l’essayiste Jeremy Rifkin). Monsanto, multinationale américaine née en 1901 à Saint-Louis, dans le Missouri, et d’abord spécialisée dans l’industrie chimique, est devenue en un peu plus d’un siècle le leader mondial des biotechnologies, en particulier sur le marché des organismes génétiquement modifiés (OGM). Elle détient les brevets de 90 % du maïs, du soja, du colza, ou du coton transgéniques cultivés dans le monde. Par le biais de rachats successifs, elle est en train de devenir le premier semencier de la planète et à terme, c’est la chaîne alimentaire toute entière qu’elle pourrait contrôler. Mais c’est d’abord avec le Round Up, son herbicide "total" (longtemps estampillé "biodégradable") qu’elle a commencé, à partir de 1974, à conquérir le monde. On lui doit aussi des produits aussi variés que le terrible Agent Orange, massivement déversé sur le Viêt-nam par l’armée américaine, les PCB (pyralène en France, interdit au début des années 80), l’aspartame ou les hormones de croissance (interdites en Europe et au Canada). Monsanto, avertit Marie-Monique Robin, est l’une des entreprises "les plus controversées de l’ère industrielle". "Nourriture, santé, espoir" : sur son site, la firme de Saint-Louis promet une agriculture durable, aux rendements supérieurs, respectueuse de l’environnement. Journaliste d’investigation chevronnée, couronnée du Prix Albert-Londres en 1995, la réalisatrice a décidé de juger sur pièce, y compris en explorant le passé de l’entreprise. Sa première étape la mène à Anniston, en Alabama, où 40 % de la population, majoritairement noire, souffre de cancer. En 2002, Monsanto a été condamnée par la justice à lui verser 700 millions de dollars pour avoir dissimulé pendant des décennies la dangerosité des PCB… Cobayes Implacablement, d’Anniston jusqu’au Paraguay en passant par l’Inde, la Grande-Bretagne ou le Mexique, Marie-Monique Robin collecte des faits aussi alarmants qu’irréfutables et démonte point par point le discours de Monsanto. Elle démontre que, dans le dossier des OGM, les réglementations américaine et européenne ont été directement influencées, sans validation scientifique valable, par des alliés de la firme placés à des postes-clé au sein d’une administration tout sauf indépendante. Elle expose les stupéfiantes méthodes utilisées par la multinationale pour discréditer ses adversaires, mais aussi intimider les agriculteurs à domicile. Elle laisse entrevoir enfin la catastrophe en germe dans les visées hégémoniques de Monsanto sur les semences du monde, dont les paysans indiens ou paraguayens subissent aujourd’hui les conséquences. "On ne devrait pas utiliser les citoyens comme des cobayes." Pour avoir exprimé ses inquiétudes à propos des OGM sur un plateau de la BBC, le biologiste Arpad Pusztaï fut licencié du jour au lendemain. Quelques années plus tard, Le monde selon Monsanto donne une ampleur planétaire à cet avertissement. Diffusion sur Arte le mardi 11 mars à 21h00

dimanche 9 mars 2008

Brut de décoffrage : les résultats des Élections Municipales et Cantonales sur Digne...


Résultats des Élections Municipales Digne : Inscrits 11647 (100,00 %) / Abstentions 3596 (30,87% inscrits) / Votants 8051 (69,13 % inscrits) / Blancs ou nuls 447 (5,55 % votants) / Exprimés 7604 (94,45 % votants) / René MASSETTE (SOC) 2 133 (28,05% exprimés) / Serge GLOAGUEN (DIVG) 3348 (44,03% exprimés) / Bernard DALL’OSTO (UMP) 1299 (17,08% exprimés) / Marie-Anne BAUDOUI-MAUREL (DIVD) 824 (10,84 % exprimés) /// Résultats des Élections Cantonales Digne Ouest : Inscrits 9273 (100,00 %) / Abstentions 2479 (26,73% inscrits) / Votants 6794 (73,27 % inscrits) / Blancs ou nuls 311 (4,58 % votants) / Exprimés 6483 (95,42 % votants) / Mireille JOUZIER-BERGES (FN) 382 (5,89 % exprimés) / Jean-Louis BIANCO (SOC) 2467 (38,05 % exprimés) / Philippe BERROD (VERTS) 1045 (16,12 % exprimés) / Jean-Michel BUHOT (EXG) 148 (2,28 % exprimés) / Gérard ESMIOL (PCF) 909 (14,02 % exprimés) / Ronald GROOTAERS (MODEM) 282 (4,35 % exprimés) / Brigitte BEAUMEYER (UMP) 1250 (19,28 % exprimés) /// Résultats des Élections Cantonales Digne Est : Inscrits 6803 (100,00) / Abstentions 2171 (31,91 inscrits) / Votants 4632 (68,09 inscrits) / Blancs ou nuls 189 (4,08% votants) / Exprimés 4443 (95,92% votants) / Victor BERGES (FN) 235 (5,29% exprimés) / René MASSETTE (SOC) 1648 (37,09% exprimés) / Colette CHARRIAU (VERTS) 626 (14,09% exprimés) / Christian BREMOND (UMP) 1194 (26,87% exprimés) / Frédéric SANTIAGO (MODEM) 252 (5,67% exprimés) / Jacqueline HENNEGRAVE (PCF) 488 (10,98 % exprimés)

vendredi 7 mars 2008

Pause Philo…


Le citoyen-candidat René Massette parle de ses contradicteurs en ces termes : “…ceux qui souhaitent devenir quelqu’un alors qu’ils ne sont personne…”. Quelles sont donc ces personnes qui ne seraient rien ?
Existe-t-il des personnes qui ne sont personne ? Peut-on se targuer d’être quelqu’un quand on prononce de telles sentences ? Jean-Paul Sartre lui répond : “Si je range l’impossible salut au magasin des accessoires, que reste-t-il ? Tout un homme, fait de tous les hommes et qui les vaut tous et que vaut n’importe qui”. Vous qui êtes quelqu’un, ne votez pas pour celui qui vous traite comme si vous n’étiez personne.
Nous allons pouvoir tous méditer sur cette pensée durant la pause du week-end électoral. En effet, la loi nous interdit d’animer ce blog pendant les dernières heures précédant l’élection, jusqu’à la proclamation des résultats du premier tour. Il en est de même pour vos commentaires qui seront mis en attente et débloqués au moment autorisé. Rendez-vous donc dimanche dans la soirée, puisque vous trouverez à cette place, les résultats des votes pour les municipales et les cantonales.
Dans l’intervalle, samedi 8 mars, Journée Internationale des Femmes, avec le beau programme d’animations proposées par Femmes Solidaires (La Méditerranée des Femmes, cf. article du 26 février sur lesverts04.blogspot.com) et, notre playlist comportant une petite sélection d’artistes, chanteuses, musiciennes d’horizons divers. Bon week-end… et bon vote !

Renaud : "Sarko, l’enduro et l’écolo…"







Petite évasion loin de la campagne électorale… sur des thèmes qui n’en sont malgré tout pas éloignés… Il n’y a pas que les élections dans la vie, mais ça compte !

mercredi 5 mars 2008

Jean-Louis Bianco, entre dérapage et rattrapage…


Retour sur la déclaration de Jean-Louis Bianco, le 29/02/08 :
“… une relation de confiance s’est brisée et, par conséquent, le montage des projets ne se fera plus avec l’harmonie qu’il y avait avant…” [entre le conseil général et la mairie de Digne dans le cas de l’élection de Serge Gloaguen NDLR].
Mardi 4 mars, nouvelle précision sur le sujet, de la part du secrétaire fédéral du PS Gilbert Sauvan : “… Il [Jean-Louis Bianco] n’a jamais dit que la ville n’obtiendrait plus de subventions. […] Il ne faut pas dire aux dignois Vous n’aurez plus rien…” (cf. La Provence 05/03, ci-contre).
Que faut-il déduire de tout cela alors ? Que Jean-Louis Bianco pensait avec la première déclaration menaçante, pouvoir faire pression sur l’électorat dignois et que, les retours de l’opinion publique lui ont paru tellement négatifs pour lui qu’il a jugé nécessaire de convoquer la presse pour faire cette volte-face ? Cela est assez semblable à la mésaventure de Nicolas Sarkozy avec là aussi, la déclaration de propos déplacés que l’intéressé à tenté ensuite de rectifier par personne interposée. Avec Jean-Louis Bianco, la méthode est identique, puisqu’il convoque une conférence de presse, à laquelle il se fait représenter, pour faire dire cela... et quasiment rien d’autre. Quelle est la fiabilité d’un tel représentant politique qui n’assume pas ses déclarations en faisant croire qu’il a été mal compris ? Si cela était vrai, quel est donc le sens du propos initial ? Peut-être que cela n’avait aucun sens caché et qu’il s’agissait alors juste de parler pour ne rien dire. On accorde décidément beaucoup d’importance à de tels propos… et hélas à ceux qui les déclarent.

mardi 4 mars 2008

Vers les 100 euros le baril...


Pour la première fois, le cours du baril de pétrole à New York a clôturé au-dessus des 100 dollars. Cela fait plus de cinq ans que les prix montent. Aveugles à ce signal clair, les dirigeants économiques et politiques du monde continuent de gouverner sans souci de la catastrophe énergétique imminente : prix croissants, pénuries, inflation, troubles sociaux, famines... Nous entrons dans une nouvelle époque où la question de l’approvisionnement en énergie dominera toutes les autres. Malgré nos alertes, les beaux parleurs ont continué de rassurer nos concitoyens en niant tout problème d’approvisionnement et en laissant entendre que les prix du pétrole baisseraient. Plus d’investissement, plus d’exploration, plus de technologie devaient résoudre le problème par la production de plus de pétrole. Mais non, les compagnies pétrolières ont beau forer plus de puits, injecter plus d’eau ou de gaz pour maintenir la pression dans les champs pétroliers, explorer de nouvelles régions, la production mondiale stagne depuis plusieurs années et s’apprête à décliner irréversiblement. La mer du Nord, l’Alaska, le Mexique sont en décroissance. L’OPEP elle-même, qui se réunira le 5 mars prochain, a-t-elle les capacités d’accroître sa production ? Nous en doutons. Néanmoins, la demande mondiale de pétrole est plus forte que jamais. Insatisfaite, elle poussera les prix vers le haut, au détriment des pays et des personnes les plus défavorisés. Les pénuries locales de pétrole et les coupures d’électricité vont se multiplier, comme cela est déjà le cas en Birmanie, en Afrique du Sud, au Pakistan. La hausse continue des prix de l’énergie se propage déjà aux transports, aux denrées alimentaires et au secteur financier en affectant le budget des ménages incapables de rembourser leurs emprunts. Il n’y a pas de bonnes alternatives au pétrole. Dans la situation actuelle, la seule politique de paix, de solidarité et de démocratie est la réduction drastique de la consommation des pays et des personnes riches.
Paris, le 21 février 2008
Yves Cochet, Député de Paris, Ancien ministre

lundi 3 mars 2008

La Marseillaise 01/03/08, extrait

“Ma politique comme président du Conseil général est de travailler
avec toutes les communes et tous les conseillers généraux car je suis avant tout républicain”. Passé ce préambule d’amabilités consensuelles, Jean-Louis Bianco déclare cependant à l’endroit du maire sortant Serge Gloaguen en cas de sa réélection que “c’est vrai qu’il y a une relation de confiance qui s’est brisée et que, par conséquent, le montage des projets ne se fera plus avec l’harmonie qu’il y avait avant….”
(Extrait du journal La Marseillaise du 1er mars 2008). On aurait pu penser que de tels propos ne pouvaient être émis que par un Nicolas Sarkozy, seul décideur de l’avenir de la République à l’Élysée. Ils ont cependant bien été tenus par un homme qui se proclame souvent comme un opposant à de telles pratiques, Jean-Louis Bianco, qui de cette façon, semblent décider tout seul des positions du futur Conseil général et ce, avant même de passer par la case élection. Les électeurs démocrates apprécieront !